Page 72 - Catalogue AUTOGRAPHES

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419.
DAVOUT Nicolas prince d’Eckmuhl (1770-1823).
L.S. «
Prince d’Eckmuhl
», Strasbourg, 31 janvier 1820, 1 p., in-folio (petites déchirures).
250/300 €
«
Monseigneur, J’ai l’honneur de transmettre à Votre excellence une mémoire de proposition de nomination un emploi de major dans le 67
ème
régiment de ligne, en ferveur
de mr Le chef de Bataillon Brosset, de même régiment. J’espère votre excellence de mettre ce mémoire de proposition sous les yeux de Sa majesté et de l’assurer qu’il
concerne mérite sans tout leurs rapporter. Pour lui cet officier joint dans corps et auprès de leurs chefs cela meilleure représentation.
»
Voir la reproduction en page 6 de la plaquette
420.
DAUMESNIL Pierre baron, général et gouverneur de Vincennes (1777-1832).
L.A.S. «
Le Baron Daumesnil
», adressée au général commandant les troupes alliées, 6 mars (1814), 1 p., in-4.
300/500 €
«
Monsieur le Général, que les troupes alliées n’environnent plus ma place, que le pillage cesse dans le village ; alors je prendrais une détermination. Recevez General
l’assurance de ma parfaite considération.
»
Pièce historique écrite par l’héroïque défenseur de Vincennes en 1814 et en 1815.
P
ROVENANCE
:
ancienne collection Fossé-Darcosse.
Voir la reproduction en page 6 de la plaquette
421.
DODE de la BRUNERIE Guillaume vicomte (1775-1851).
L.A.S., adressée au Baron Pelet (Jean (1777-1858)), Paris, 9 octobre 1840, 1 p., in-folio, à en-tête de la direction
des fortifications de Paris.
120/150 €
«
Je vous remercie de l’envoi des dix premiers exemplaires de la porte des …, de Paris sur papier collé, que vous m’avez adressé avant-hier et qui m’a mis a même de
pouvoir en distribuer immédiatement a mes principaux collaborateurs, en attendant le …des autres exemplaires. Je me pais, quant à présent, satisfaire à votre désir
d’avoir le tracé des ouvrages que nous projetons, car il n’y en a qu’une petite partie qui soit définitivement arrêtée, toute la rive gauche et les parties les plus accidentées de
la rive droite sont encore à l’état d’articles et dans une tourner que j’ai faite hier j’ai reconnu que nous avions aucune des modifications a faire aux premiers tracées étayés.
Aussi nous n’avons encore rien fait rapporter sur notre grand plan de départ des fortifications, attendant pour cela que le tracé définitif soit irrévocablement fixé. Agréez,
mon cher Général, l’expression de ma haute considération et de mon bien précieux attachement.
»
422.
DROUET d’ERLON Jean Baptiste comte (1765-1844).
Dépêche télégraphiée de Paris adressée par le maréchal Maison, ministre de la Guerre, le 26 juin 1836 à six
heures du soir, à Messieurs les généraux commandants des divisions militaires, signée par Lemaistre, directeur de
télégraphe, pour copie, et par le lieutenant général «
Drouet d’Erlon
», Nantes, 27 juin 1836. L’attentat dont il est
question dans la dépêche est celui commis par Louis Thibaud, jeune homme de 26 ans, 1 p., in-folio.
80/100 €
«
Un nouvel attentat a été commis sur le Roi, hier soir à six heure un quart. Le Roi sortait des Tuileries pour retourner à Neuilly, un jeune homme placé près de la
voiture a posé une conne-fusil sur la portière et à tiré ainsi presque à bout portant sur le Roi qui cette fois encore a été d’une manière miraculeuse préservé du plomb de
l’assassin. L’auteur du crime a été arrêté sur le coup et livré à la justice. Le Roi a conservé sa présence d’esprit habituelle et continué sa route pour Neuilly. Cet événement
a excité l’indignation générale parmi les habitants et parmi les troupes. Paris est parfaitement tranquille.
»
423.
DROUOT Antoine, général d’artillerie (1774-1847).
L.A.S. «
Drouot
», adressée à son cher Monsieur Blaise, Nancy, 7 octobre 1829, 1 p., in-8, avec adresse.
60/80 €
Il parle de l’un des ses professeurs en mettant en avant la sagesse de ses cours etc.
424.
EXELMANS Isidore comte, maréchal de France (1775-1852).
L.A.S. «
Comte Exelmans
», adressé à «
Monseigneur
», certainement le prince Eugène de Beauharnais voire
Napoléon lui-même, Nimègue, 31 décembre 1813, 2 ½ p., in-folio.
250/300 €
«
J’ai l’honneur de répondre à la lettre dont V(otre) A(ltesse) m’a honoré le 17 courant, relativement à la solde et aux masses dues aux différents régiments que je
commande : La solde est au courant, les corps ont cependant à toucher le nouveau mois, dont le payement est ordonné par Sa Majesté, par arrêté du 7 Courant. Les
masses sont encore fort arriérées, plusieurs régiments sont en retard le 2, 5,6 et 9 mois. Le 1
er
régiment de Cuirassiers est le seul en règle pour la solde et les masses. Je
suis assuré que le retard, dans l’exécution des ordres de V. A. provient du peu de terre que les Corps ont eu pour régler leur comptabilité et du service actif que mes troupes
font sur la Ligue du Rhin et de la Meuse. Une autre cause de ce retard, provient encore de l’éloignement où les Corps se sont trouvés, des Inspecteurs et des Payeurs, de la
perte de plusieurs pièces de comptabilité, de la perte de plusieurs colonels et officiers payeurs, les derniers ont été obligés d’avoir recours au dépôt de leurs régiments dans
l’intérieur pour avoir les renseignements qui leurs étaient nécessaires. La 2éme division de Cavalerie Légère, n’a pu me fournir, les rapports que Votre altesse désire
concernant la solde et les masses, parce que cette division, a toujours été éloignée de moi, et se trouve à observer, et à suivre les mouvements de l’ennemi : Je présume que
j’aurais le même compte à vous rendre. Plusieurs officiers payeurs, ont été pris avec la solde à Reuss, venant de Cologne pour se rendre à la division de Clerel. J’aurais
l’honneur de rendre compte à V. A. des ventes que ces régiments ont éprouvé et lui faire connaître les réclamations auxquelles ils pourront avoir droit. J’ai ordonné aux
chefs de Corps, d’arrêter leur travail pour mettre la solde et les masses au Courant. Ce travail sera terminé très incessamment et j’aurais l’honneur d’en informer Votre
Altesse. Je suis avec le plus profond respect. Monseigneur de votre Altesse, le très humble et très dévoué serviteur. Le général de divisons comte Exelmans.
»
Voir la reproduction en page 6 de la plaquette
425.
FLAHAUT Charles Joseph de la Billarderie comte de (1785-1870).
L.A.S. «
Le Cte. de Flahaut
», adressée à «
Monseigneur
» (une altesse impériale), Fontainebleau, 2 avril 1814, 1 p., in-folio.
150/200 €
Flahaut se trouve à Fontainebleau avec l’Empereur qui est sur le point d’abdiquer. Il demande une lettre pour un sous-lieutenant du 18
e
régiment d’infanterie qui doit entrer au 26
e
régiment : «
Sa demande est fondée sur ce que le 18
e
régiment se trouve à Grenoble…
»
P
ROVENANCE
:
Jacques Lambert (Librairie de l’Abbaye), expert en Autographes à Paris, vers 1970.