LOT DESCRIPTIF ESTIMATION (€) 72 166 RACINE Jean (1639 - 1699). La Thebayde ou les Frères ennemis. Tragédie (Paris, Gabriel Quinet, 1664) ; in-12 (147 x 90 mm), [7]-70-[1] pp. Maroquin rouge janséniste, dos à nerfs titré, filet doré sur les coupes, large dentelle intérieure, tranches dorées, signet conservé (Trautz-Bauzonnet). Édition originale de la première pièce écrite et publiée par Jean Racine : La Thébaïde, relatant le mythe grec de la querelle fratricide des deux fils maudits d’Œdipe pour le trône de Thèbes. Représentée pour la première fois en 1664 au théâtre du Palais Royal par la troupe de Molière, elle fut écrite en peu de temps et sera remaniée. Ainsi cette édition originale contient-elle une centaine de vers qui furent supprimés dans les éditions suivantes. Très bel exemplaire. (État d’usage de la reliure). Provenance : Bibliothèque Léon Rattier (1913, n°178, ex-libris) ; bibliothèque Mortimer L. Schiff (1938, n°503, ex-libris). 1 000 - 1 500 167 RÉGNIER Henri de (1864 - 1936). Les Bonheurs perdus (Paris, Mercure de France, 1924) ; in-8, demi-maroquin à coins rouge, dos à nerfs, tête dorée, couverture et dos conservés (Canape). Édition originale. Un des 25 exemplaires hors commerce sur vergé pur fil Lafuma (n° I). Envoi autographe signé de l’auteur à Armand GODOY : « à M. Armand Godoy / cordial hommage / Henri de Régnier ». 100 - 150 168 RENÉ Ier (1409 - 1480) « le bon roi René », duc d’Anjou, de Bar et de Lorraine, roi de Naples et de Sicile, poète. L.S. « Rene », Aix-en-Provence 10 septembre 1472, à Cicco SIMONETTA ; contresignée « P. Puig » ; 1 page oblong in-4, adresse au verso avec sceau sous papier (quelques légères mouillures) ; en latin. Rare lettre du bon Roi René. Comme roi d’Aragon, de Jérusalem et de Sicile, il écrit à « Ciccho de Simonetis » [Francisco dit Cicco SIMONETTA (1410 - 1480), diplomate, secrétaire et chancelier du duc de Milan Galeazzo Sforza ; il avait été le conseiller du Roi René à Naples, lors de la lutte entre Aragon et Anjou pour le trône de Naples], pour lui annoncer qu’il a envoyé Hector Scaglioni (SCALIGER) vers le Duc son cousin et ses chers fils : « Uti ab eodem Hectore latique intelligetis est quoque vobis quedam nri pre explicativens. Rogamus vos magnopre ut et sibi in iis que vobis nostro nome referet fidem firma habere, et rem ita ut spes nostra est et necessitas expostulat commendatam nostro amore suscipere… 1 000 - 1 500 169 RENOIR Auguste (1841 - 1919). L.A.S. « Renoir », Essoyes 20 août 1901, à une dame ; 1 page in-8 (2 déchirures réparées au scotch). Il demande à sa correspondante de le « recevoir seul vers le 27 août pour deux jours. Si à cette époque vous ne pouviez pas je pourrais remettre vers le 15 septembre. Et voilà pourquoi. Il faut que j’aille Fontainebleau pour des portraits le 1er septembre. Je quitterais Essoyes un peu plus tôt pour aller vous voir, ou à mon retour de Fontainebleau vers le 15 ou 20 septembre. Tout va bien à la maison mère, mère et enfant, moi bien portant à part les rhumatismes qui ne bougent pas »… 800 - 1 000 170 RENOIR Auguste (1841 - 1919). L.A.S. « Renoir », Cagnes 6 mars 1904 à Jeanne BAUDOT ; 2 pages et quart in-8. Belle lettre à son ancienne élève. [Jeanne BAUDOT (1877 - 1957) a été l’élève de Renoir, qui a fait plusieurs portraits d’elle. Elle a été la marraine de Jean Renoir, deuxième fils du peintre, le futur cinéaste. Il a eu beaucoup d’occupations ennuyeuses et a dû aller à Paris « pour en finir. Je vais pouvoir je pense avoir le loisir de mettre quelques couleurs sur des toiles ce que je n’ai pu faire depuis longtemps. J’ai su par votre mère tous vos enthousiasmes et je les ai partagés de loin. C’est délicieux quand jeune comme vous l’on peut voir des choses nouvelles et surtout quand comme vous l’on peut les comprendre (je ne dis pas les faire) ne soyons pas trop gourmands. J’étais content de vous voir dans cette Algérie si claire dans ce pays où l’on est si loin et si près, où l’arabe à l’air d’un vieux copain que l’on a toujours connu. Ce roublard gentil, auquel il ne faudrait pas trop se fier cependant, mais tout cela est amusant au possible et rien autre ne peut vous donner les joies de l’Algérie. Pour moi du moins et je vois avec plaisir pour vous aussi. Je suis de retour à Cagnes avec toujours le temps changeant. Quel hiver grands Dieux »… 1 000 - 1 200 171 RENOIR Auguste (1841 - 1919). L.A.S. « Renoir », 21 novembre 1904, à Mlle Paule GOBILLARD ; 1 page in-12, enveloppe. « Voulez-vous dire à votre sœur que quand elle pourra venir elle me prévienne la veille. Demain si elle vient, ou après. […] Je vous envoie ce mot par un modèle gentil ». 700 - 800
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