BIBLIOTHEQUE EMILE ROSSIGNOL

159 La présence, ici sur la doublure, d’un des fers « à la petite tête » a pu faire jadis attribuer certaines des reliures de cet atelier, dont la nôtre, à l’atelier de Florimond Badier. Cependant les recherches d’Émile Dacier2 ont montré que des variantes de ce fer avaient été utilisées par d’autres ateliers. Comme l’a souligné Esmerian3, le fer employé ici, du type C de Dacier, est celui qui apparaît sur les reliures de l’atelier des Caumartin. Exemplaire soigneusement réglé et magnifiquement conservé, vierge de toute restauration et de la plus parfaite fraîcheur. De la bibliothèque du baron Alexis de Rédé, avec ex-libris. L’exemplaire a figuré dans la vente Très beaux livres anciens, Paris, Drouot, 21 novembre 1960 (expert pierre Chrétien), n° 126. Il est cité par Esmerian dans ses Douze tableaux synoptiques sur la reliure au XVIIe siècle publiés en annexe à sa seconde vente, mais est resté inconnu à Dacier. (1) Ainsi nommé par Raphaël Esmerian « pour la mauvaise raison » (sic) que deux des trois reliures qu’il possédait de cet atelier portaient les armes d’un membre de la famille Caumartin. L’atelier connut une première période d’activité vers1651-52, puis une seconde de 1685 à 1701. Dans ses Douze tableaux synoptiques, Esmerian répertorie six reliures sortant de l’atelier des Caumartin première période, dont la nôtre, la seule doublée, la seule mosaïquée, la seule avec tranches antiquées. (2) Autour de Le Gascon et de Florimond Badier, in Les Trésors des Bibliothèques de France, t. III et IV, 1930-1933. (3) Voir Bibliothèque Raphaël Esmerian, deuxième partie, Paris, 1972, page 65.

RkJQdWJsaXNoZXIy NjUxNw==