46 ¡. 68-123, Cicéron, [De amicitia] De l’amitié [traduction française de Laurent de Premierfait], incipit, « A tresexcellent et glorieux et noble prince Loys oncle de roy de France… » ; rubrique, Cy commence le prologue de Tulle en son livre de la vraie amitié lequel il adressea son amy Atticus ; explicit, « Cy fine le livre de Tulle d’amitié translaté de latin en françoys par moy Laurent de Premierfait a la monicion et requeste et en l’ostel de noble et sage homme Bureau de Dampmartin escuier cytoien de Paris et tresorier de France. Icelle translation acomplie ixe jour de juillet l’an mil .IIII.c et seze [1416] ». Dédié à Louis II duc de Bourbon (1339-1410), cette traduction par Laurent de Premierfait est achevée le 9 juillet 1416. Toutefois on notera que Louis de Bourbon meurt en 1410 : « […] three fifteenth century copies of Laurent’s translation of Cicero’s De amicitia (Paris, BnF, mss. fr. 126, 1020, 24283) contain a dedication to Louis, although completion of the work is dated 9 July 1416. This is an odd circumstance since Louis died in 1410. According to the Leningrad manuscript, the translation was made at the request of Bureau de Dampmartin. It appears, then, that Laurent began the work for Louis of Bourbon, laid it aside unfinished, resumed it with the intention of dedicating it to the duke of Berry (see BnF, NAF 6220), and then finished it after Berry’s death at Bureau’s request” (Famiglietti, in Bozzolo (dir), p. 42). On notera que le présent manuscrit (anciennement Philipps 208) fut sans doute copié sur un manuscrit conservé à Leningrad [Saint-Petersbourg] (cité par Famiglietti), MS. Fr. v. III, qui contient les mêmes trois textes réunis, mais dans un manuscrit réalisé une décénnie plus tôt (voir Laborde, Les principaux manuscrits à peintures de l’ancienne Bibliothèque impériale de Saint-Petersbourg, 1936, p. 66, planche 28). Texte édité par O. Delsaux, Laurent de Premierfait, Le livre de la vraye amistié, traduction du De amicitia de Cicéron, Paris, 2016. Sur Laurent de Premierfait, voir C. Bozzolo (dir.), Un traducteur et un humaniste de l’époque de Charles VI. Laurent de Premierfait, Paris, 2004 ; voir aussi les travaux de P. M. Gathercole sur les manuscrits enluminés des œuvres de Laurent de Premierfait. ILLUSTRATION f. 1, Sénèque assis sous une chaire gothique entouré des quatre vertus cardinales, personnifiées en femmes : prudence, justice, tempérance et force. Les personnages sont identifiés par leurs noms sous forme de didascalies inscrits au-dessus de leurs têtes. Deux fenêtres ouvrent sur des paysages avec arbre et chemin. f. 20, Deux scènes : à gauche, Tulle [Cicéron] écrivant dans son studiolo, avec lutrin et livres ; à droite, trois personnages, identifiés par les noms sous forme de didascalies : Chaton assis sur une chaire, en discussion avec Scipion et Lelius. f. 68, Tulle écrivant avec son livre sur ses genoux ; trois personnages en discussion, identifiés par leurs noms sous forme de didascalies comme suit : Lelius, Fannius [Aennius] et Scevola. Dans un article de 2014, Mathieu Deldicque propose d’identifier Maître François à l’enlumineur François Le Barbier père, actif jusque vers 1480, et le Maître de Jacques de Besançon à François Le Barbier fils, décédé entre mars et avril 1501, un lien filial déjà pressenti par François Avril (Deldicque, 2014). L’artiste Maître François (François Le Barbier père) est le deuxième artiste d’une triade connue, celle composée des artistes Maître de Jean Rolin, Maître François et Maître de Jacques de Besançon (François Le Barbier fils), s’étalant sur trois générations entre circa 1440/1445 et 1501 (date du décès de François Le Barbier fils). Dans les archives, un François Le Barbier est désigné en 1500/1503 comme « enlumineur et ystorieur, bourg[e]ois de Paris » (Deldicque, 2014, p. 11). D’autres mentions dans les archives dès 1455 citent un « François Le Barbier ». Deldicque y voit deux personnes d’une même famille, père et fils, présents dans les archives de 1455 à 1501 (Deldicque, 2014, p. 12). L’art du Maître François fut prisé des têtes couronnées et des grandes familles nobles et les o¡iciers de l’entourage de Louis XI, entre 1460 et 1480 environ. Une mise au point de nos connaissances et des liens qui unissent le Maître de Jean Rolin et Maître François (François Barbier père) est établie par N. Oget (2025) : « Le Maître de Jean Rolin et Maître François » (pp. 60-66). Il tempère le lien de filiation possible entre François Le Barbier père et fils (N. Oget (2025), pp. 65-66).
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