49 PROVENANCE 1. Manuscrit copié et enluminé à Paris, sur des bases stylistiques, liées à l’identification du peintre des trois grandes peintures à savoir Maître François (François Barbier père), actif à Paris de circa 1460 à 1480. Nous ne savons pas, pour l’heure, pour quel commanditaire ce manuscrit est réalisé. 2. Louis-Jean Gaignat (1697-1768), conseiller secrétaire du roi et receveur général des consignations des requêtes du Palais, bibliophile et amateur de tableaux. Voir, Supplément à la Bibliographie instructive, ou Catalogue des livres du Cabinet de feu M. Louis-Jean Gaignat, Paris, G.-F. De Bure le jeune 10 avril 1769, lot 840. Un catalogue annoté de la vente indique en marge que le lot fut adjugé à « Dessain junior ». 3. Louis-César de la Baume Le Blanc, duc de la Vallière (1708-1780), militaire et grand bibliophile. Voir Catalogue des livres de la bibliothèque de feu M. le duc de La Vallière. Première partie, contenant les manuscrits, les premières éditions, les livres imprimés... dont la vente se fera dans les premiers jours du mois de décembre 1783. Par Guillaume De Bure, fils aîné, Paris, décembre 1783, lot 1250. 4. Comte Justin MacCarthy-Reagh (1744-1811), prince de Carbery, bibliophile d’origine irlandaise, naturalisé français. Cette provenance est donnée par le catalogue de la vente Philipps (voir infra) de 1966 : “Count MacCarthy-Reagh (1744-1811), according to Philipps’s privately printed catalogue. It is not in the MacCarthy sale catalogue of 1815 and was presumably acquired privately by De Bure, from whom Philipps obtained it c. 1824”. 5. Sir Thomas Phillips (1792-1872), estampille ex-libris et cote sur le verso de la première garde, « Sir T.P. Middle Hill, 208 ». L’étiquette avec la cote « 208 » n’est plus collée sur le dos du manuscrit et se trouve conservée dans un étui de papier cristal fixé sur le recto de la première garde de papier marbré. Voir Sotheby’s. Catalogue of Forty-four Manuscripts of the 9th to the 17th century, 29 November 1966, lot 73. Le catalogue de cette vente reproduit deux feuillets enluminés du présent manuscrit (fol. 20 et 68). Collectionneur et bibliophile réputé, dit « vello-maniac » (N. Basbanes), Thomas Philipps établit d'abord sa bibliothèque dans son domaine de « Middle Hill », Broadway et il installe une imprimerie dans la « Broadway Tower ». En 1863, Thomas Philipps entreprend le déménagement de sa bibliothèque vers Thirlestaine House (Cheltenham). Ce manuscrit est cité par Paul Durrieu, « Les manuscrits à peintures de la bibliothèque de sir Thomas Phillipps à Cheltenham », in Bibliothèque de l’Ecole des chartes, 1889 (50), p. 399, n° XLVII. Très bel état, signalons quelques trous de ver dans les derniers feuillets (ff. 114-123), sans réelle gravité ; quelques petites écaillures de peintures (f. 1 : petit manque au visage de Sénèque et à celui de Prudence ; f. 68 : petite écaillure au chapeau de « Tulle » [Cicéron]) ; pli du parchemin au fol. 122 ; reliure : quelques égratignures restaurées sur les plats. BIBLIOGRAPHIE Avril, F. et N. Reynaud, Les manuscrits à peintures en France, 1440-1520, Paris, 1993. Deldicque, M. « L’enluminure à Paris à la fin du xve siècle : Maître François, le Maître de Jacques de Besançon et Jacques de Besançon identifiés ? », in Revue de l’art, 2014, n°183, pp. 9-18. Famiglietti, R. « Laurent de Premierfait: the Career of a Humanist in Early Fifteenth-century Paris », Journal of Medieval History, 9, 1983, pp. 25-42 ; réimprimé dans Un traducteur et un humaniste de l'époque de Charles VI: Laurent de Premierfait, dir. Carla Bozzolo, Paris, 2004, pp. 31-52. Oget, N. “Paris, 1440-1480” in Elsig, F. et alia. Peindre en France. Trente ans de recherche sur les manuscrits à peintures (1440-1520), Paris, 2025, pp. 53-83. Acquis par Émile Rossignol en 1966
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