71 Titre de chaque volume finement calligraphié en rouge et vert et enrichi d’ornements dans un encadrement de multiples filets. Chaque page est entourée d’un double encadrement de deux filets avec ornements dans les angles et sur les côtés. Les textes sont en noir, les titres en rouge. Très nombreux culs-de-lampe en rouge et noir entre les couplets et à la fin des chansons. Table des pièces à chaque volume. Ce délicieux manuscrit, composé de textes d’une parfaite homogénéité, probablement en tout ou partie inédits, fut exécuté vers 1770 pour Henriette de Bourbon Condé (1725-1780), aux armes de laquelle il fut parfaitement relié à l’époque en maroquin. On remarquera sur les reliures la présence de fermoirs en laiton, deux pour chaque volume, tous conservés, et les jolies gardes de papier doré au beau décor floral gaufré et peint en rouge (un peu oxydées). Fille naturelle de Louis Henri de Bourbon Condé (1692-1740), dit le duc de Bourbon, premier ministre de Louis XV au lendemain de la Régence, et de Armande Felice de La Porte Mazarin (1691-1729), dame du palais de la reine, restée célèbre pour ses frasques durant la Régence et un temps maîtresse du roi (comme trois de ses quatre sœurs…), Henriette, née en 1725, fut légitimée par lettres patentes en octobre 1739 et reçut alors le titre de Mademoiselle de Verneuil. Elle épousa l’année suivante Jean-Roger de la Guiche, comte de Sévignon (1719-1770), lieutenant général des armées et commandant en chef de la province de Bourgogne. Elle mourut en 1780 à l’abbaye de Beaumont-lès-Tours. Très séduisante provenance féminine sur ce recueil de chansons galantes. Très rare : OHR (944) ne cite qu’un seul ouvrage ayant appartenu à Mademoiselle de Verneuil, ce dernier à caractère religieux. Acquis par Émile Rossignol en 1963.
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