Bibliothèque Jean Bourdel chez Artcurial Troisième partie

138 Bibliothèque Jean Bourdel RTCURIAL 14 avril 2026 - 14h30. Paris 442 Pierre de RONSARD. La Paix. Au Roy. Paris, André Wechel, 1559. Plaquette in-4, maroquin janséniste bleu nuit, dos à 2 nerfs avec le titre en long, filets intérieurs dorés, tranches dorées sur témoins (Riviere & Son). Barbier, MBP, II-25 // Brunet, IV-1381 // Tchemerzine-Scheler, V-433. (12 f.) / A-C4 / 161 × 219 mm. Édition originale de cette pièce adressée au roi Henri II dans laquelle l’auteur le félicite et se réjouit de la paix retrouvée, même si cette paix fut signée au détriment de la France. Le traité du Cateau-Cambrésis fut signé le 2 avril 1559 entre la France et l’Angleterre et le lendemain 3 avril entre la France et l’Espagne. Ce traité de paix, négocié par le cardinal de Lorraine et le connétable de Montmorency, mettait fin à la onzième guerre d’Italie dans laquelle étaient engagés Henri II, Elisabeth Ière d’Angleterre et Philippe II d’Espagne. La France y gagnait la paix, conservait Calais mais perdait la Savoie et évacuait le Montferrat, le Milanais, la Corse, Sienne, le Bugey et le Piémont. Le traité prévoyait également le mariage de la sœur de Henri II, Marguerite de France, avec le duc de Savoie et celui de sa fille aînée, Élisabeth de France, avec le roi d’Espagne. On se réjouissait de cette fête et, pour célébrer cet évènement, on organisa un tournoi au cours duquel Henri II perdit la vie, mortellement blessé au visage par la lance du capitaine de sa garde écossaise, Gabriel de Montgomery. 441 [Pierre de RONSARD]. Exhortation au Camp du Roy pour bien combatre le iour de la bataille. Paris, André Wechel, 1558. Plaquette in-4, maroquin janséniste bleu nuit, dos à 2 nerfs avec le titre en long, filets intérieurs dorés, tranches dorées sur témoins (Riviere & Son). Barbier, MBP, II-22 // Brunet, IV-1381 // Tchemerzine-Scheler, V-430a. (4 f.) / A4 / 165 × 219 mm. Édition originale de ce poème de 135 vers destiné à encourager les soldats français dans leur combat contre les Espagnols. La France avait subi une défaite le 10 août 1557 à la bataille de SaintQuentin. L’avenir était déjà sombre quand Guise apprit que la flotte anglaise, forte de 125 navires, était en vue des côtes de Normandie. C’est alors qu’il concentra près d’Amiens, à Pierre-Pont, les troupes d’Henri II et de ses alliés… En face Philippe II (d’Espagne) et le duc de Savoie commandaient en personne. Ils pouvaient compter sur 35.000 hommes en pied et 14.000 cavaliers… Mais la bataille n’eut pas lieu [et] les deux rois signèrent le traité du Cateau-Cambrésis (Barbier-Muller). Ronsard, dans son poème, cherche à stimuler l’ardeur des soldats, faisant d’eux des héros lorsqu’ils reviendront chez eux avec une blessure telle une plaie au ventre : Là donc mourez plus tost d’un plõb ou dune lãce Repoussez l’Espagnol des frontieres de France, Ouvrez vous par le fer le beau chemin des cieux… Il existe deux états du poème à l’adresse de Paris, Wechel, avec ou sans le vers 134 : Veille rendre au combat vos forces animées (cf. le n° 444 du présent catalogue). L’exemplaire que nous présentons ne contient pas ce vers. Bel exemplaire dans une sobre reliure de Riviere and Son. Reliure légèrement voilée. 1 500 - 2 500 €

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