Bibliothèque Jean Bourdel chez Artcurial Troisième partie

16 Bibliothèque Jean Bourdel RTCURIAL 14 avril 2026 - 14h30. Paris 332 MARTIAL D’AUVERGNE. Les Vigilles de la mort du roi Charles septiesme a neuf pseaulmes et neuf lecons Contenans la cronique les faictz advenuz durant la vie du dit feu Roy Composees par maistre marcial de Paris dit Dauvergne procureur en parlement. Paris, Imprime par Robert Bouchier… en la rue sainct Jacques en lenseigne de lescu au Soleil pour Durand Gerlier, s.d. (ca 1505). In-folio, maroquin vert, triple filet en encadrement, dos lisse avec le titre en long VIGILES DU ROY CHARL.VII PARIS S. DATT. GOTH., les parties en tête et en pied ornées à la grotesque, large roulette florale intérieure, tranches dorées (Reliure du XVIIIe siècle). Bechtel, 479/M-163 // Brunet, III-1482 // Fairfax Murray, 358 // Renouard, ICP, I, 1505-138 // Tchemerzine-Scheler, IV-578 // USTC, 88452. (94 f.) / a-c6, d8, e-o6, p4, q4 / 44 lignes sur 2 colonnes, car. goth. / 175 × 255 mm. Quatrième édition, illustrée de nombreux bois. On ne connait de Martial de Paris, dit d’Auvergne, que le fait qu’il naquit vers 1420 ou 1440, qu’il fut procureur au Parlement de Paris et notaire au Châtelet et qu’il composa, en vers, des poèmes d’amour et des ouvrages historiques. Il mourut en 1508, laissant derrière lui son œuvre maîtresse : Les Vigiles de Charles VII. C’est une chronique rimée de près de 6 000 vers relatant les événements du règne de Charles VII, roi de 1422 à sa mort en 1461, qui redressa une France dont il avait hérité en piteux état. Il repoussa les Anglais, notamment grâce à Jeanne d’Arc, assainit les finances de l’État, brida les prétentions de l’Église et mata la révolte des seigneurs de la « Praguerie » à laquelle avait pris part son fils, le futur Louis XI. Probablement rédigée vers 1484, cette chronique fut en partie occultée par Louis XI qu’elle critiquait implicitement. L’ouvrage parut pour la première fois chez Jehan Du Pré à Paris en 1493. Cette édition fut suivie de deux autres, parues sans date, vers 1498-1500, à Lyon chez Dayne et à Paris chez Le Caron. Vient ensuite notre édition, la quatrième donc, imprimée vers 1505 à Paris par Robert Bouchier et partagée entre les libraires Durand Gerlier, Guillaume Eustace et Jean Trepperel. Elle paraît avoir été copiée, pour l’essentiel, sur l’édition de Le Caron et présente des différences entre les volumes imprimés pour l’un ou l’autre des trois éditeurs. Notre exemplaire, au nom de Durand Gerlier, est parfaitement conforme à la description donnée par le catalogue Fairfax Murray : titre avec marque du libraire (Renouard, n° 361), grand bois au verso représentant une scène d’accouchement, et verso du dernier feuillet blanc. Titre en rouge et noir avec marque de Gerlier, un grand bois de l’accouchée à pleine page et 44 bois de différentes tailles dans le texte (en réalité 18 bois différents dont 9 répétés). Ces bois, dont la plupart représentent des scènes de batailles ou d’assaut, sont, pour un grand nombre d’entre eux, copiés sur ceux utilisés par Michel Le Noir ; d’autres sont inspirés de bois de Nourry et de Trepperel.

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