66 Bibliothèque Jean Bourdel RTCURIAL 14 avril 2026 - 14h30. Paris 367 TRISTAN CHLR DE LA TABLE RONDE nouuellement Imprime a paris. [In fine] Cy finist le second le derrenier volume fait cõpile en lhonneur mémoire du tres vaillãt noble et excellent chevalier Tristan filz du noble roy meliadus de leonoys. Paris, pour anthoine verard libraire demourant sus le pont nostre dame a lenseigne sainct iehan levangeliste ou au palais au premier pillier devant la chapelle ou on chante la messe de messeigneurs de parlement, s.d. (ante 1499). 2 volumes in-folio, maroquin rouge, triple filet sur les plats, dos à 6 nerfs joliment ornés de fers à motifs foliacés, roulette intérieure, tranches dorées (Reliure du XVIIIe siècle). Arsenal, réserve FOL-BL-930 // Bechtel, 731/T-148 // Brunet, V-955 // Macfarlane, 131 // USTC, 71498. I. (2 f.)-CLXXX f. / [ ]2, a-y8, z4 // II. CLII f. (mal chiffré CXLIIII avec erreurs de pagination) / A-T8 // 45 longues lignes sur 2 colonnes, car. goth. / 220 × 324 mm. Troisième édition, très rare, de l’un des plus importants romans de chevalerie. On ne sait comment présenter Tristan et Iseult tant cette histoire fait partie de notre univers et de notre imaginaire. Elle est l’une des plus grandes créations de l’esprit… elle ajoute aux nobles sentiments en honneur au Moyen Âge la note passionnée et très humaine d’un amour contre lequel lois et coutumes sont impuissantes. Les origines de cette légende sont incertaines et multiples. Elle provient principalement de lais composés vers 1170 par le poète anglo-normand Thomas et du poème de Béroul, poète normand du XIIe siècle. Mais ces textes ne contiennent pas la légende en entier et doivent se compléter des versions françaises de la Folie Tristan de la même époque, d’un poème allemand également du XIIe siècle Tristan moine, qui serait la traduction d’un poème français disparu, du Tristan menestrel de Gerbert de Montreuil qui fut inséré à la suite du Perceval de Chrétien de Troyes et enfin de deux écrits gallois, les Mabinogion et les Triades. Quoi qu’il en soit, il existe de très nombreuses versions de ce poème incontournable et quelles qu’en soient les variantes, elles traitent toujours de la fatalité de l’amour et de sa toute-puissance sur la volonté personnelle et sur l’honneur.
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