78 Bibliothèque Jean Bourdel RTCURIAL 14 avril 2026 - 14h30. Paris 377 [YSAIE LE TRISTE]. L’Histoire de Isaie le triste filz de Tristan de leonnoys : Jadis chevalier de la table Rõde : de la Royne Izeut de Cornouaille Ensemble les nobles prouesses de chevallerie : faictes par Marc lexille filz dudict Isaye. Paris, en la Rue Neufve nostre Dame a lymaige Sainct Nicolas par : Jehan Bonfons, s.d. (ca 1550). In-8, maroquin rouge vif, plats ornés d’un double encadrement de triples filets dorés dont un quadrilobé, fleurons d’angle, écoinçons aux petits fers, dos à 5 nerfs richement orné aux petits fers, doublure de maroquin bleu marine avec large dentelle droite, tranches dorées sur marbrure (Niédrée). Bechtel, 380/I-55 // Brunet, V-1513 et Supplément II-961 // Fairfax Murray, 595 // USTC, 55821. (260f.) / a-z8, 8, ¿8, A-G8, H4 / 40 longues lignes, car. goth. / 134 × 188 mm. Quatrième édition rare de cette continuation du roman de Tristan et Iseut. Ysaie le Triste est l’une des dernières œuvres de la littérature française qui se rapporte au cycle arthurien. Ce roman de chevalerie du XVe siècle a longtemps été ignoré en raison de sa longueur et des difficultés grammaticales que le texte suscitait, [mais il illustre] une évolution et une transformation considérable de la courtoisie telle qu’on la connait dans les récits antérieurs (Giacchetti). Ce récit conte les aventures d’Ysaie le Triste, fils de Tristan et Iseult, confié dès sa naissance aux soins d’un ermite et protégé par quatre fées représentant la prudence, la force, la tempérance et la justice. Il est accompagné du nain Tronc, qui n’est autre qu’Obéron, roi des fées, condamné pour quelque temps à cette laide apparence et qui sera puni chaque fois qu’Ysaie fera une sottise. Ysaie se rend à la cour du roi Irion, séduit sa fille Marthe, laquelle accouche d’un enfant nommé Marc puis il court les aventures de par le monde. Après quelques années, 50 000 Sarrazins embarquent pour conquérir l’Angleterre mais Marc et son père délivrent le royaume de l’invasion. Ysaie épouse Marthe, tandis que Tronc reprend sa forme initiale de beau jeune homme. La première édition parut à Paris, chez Pierre Vidoue et Galliot Du Pré, vers 1522. Elle fut suivie par deux éditions parisiennes, chez Philippe Le Noir vers 1528 et chez Alain Lotrian vers 1531. Vient ensuite l’édition que nous présentons publiée par Jean Bonfons, qui exerça de 1547 à 1568 ; on peut la dater vers 1550.
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