Bibliothèque Jean Bourdel chez Artcurial Troisième partie

87 Bibliothèque Jean Bourdel RTCURIAL 14 avril 2026 - 14h30. Paris Le Discours de la Court, long poème courtisan en décasyllabes, chante les louanges de François Ier et de sa cour : Dautant que c’est ung paradis terrestre, Et estre ailleurs au monde n’est pas estre. D’après le catalogue Pichon, cet ouvrage est rare et curieux. On y trouve en effet de nombreux détails et renseignements sur les choses et les personnes de la cour de François Ier (vente de 1869, lot n° 507). Cet ouvrage fut imprimé à Rouen pour les libraires Claude Le Roy et Nicolas Le Roux, dont les noms se trouvent au colophon, et se vendit dans la boutique dudit Claude Le Roy, ainsi qu’à Paris chez André Roffet dit Le Faulcheur, dont l’adresse et la marque figurent sur le titre. La marque est celle attribuée par Renouard à son frère Ponce Roffet (Renouard, n° 1012), avec le bas du bois qui a été amputé du nom Ponce Roffet. Cette édition est rare. Le comte Raoul de Lignerolles en possédait un exemplaire dont nous supposons, sans pouvoir l’affirmer, que c’est le même que celui que nous présentons, en raison de la rareté de l’édition et de la similitude des reliures. Le catalogue de cette vente précise que Ce Discours ne fut sans doute imprimé qu’à un petit nombre d’exemplaires et disparut vite de la circulation en sorte que, dès l’année 1558, un plagiaire peu scrupuleux, François Gentillet, put le faire réimprimer sous son nom. Très bel exemplaire finement relié par Trautz-Bauzonnet. Cachet habilement gratté sur le titre, restaurations au titre et au dernier feuillet atteignant le colophon. Provenance : Comte Raoul de Lignerolles (?, II, 5-16 mars 1894, n° 922). 800 - 1 200 € 386 Jean-Baptiste CHASSIGNET. Le Mespris de la vie et consolation contre la mort… Besançon, Nicolas de Moingesse, 1594. In-16, demi-veau blond, dos à 5 nerfs orné (Reliure du XIXe siècle, signature illisible). Brunet, I-1819. 397-(1 f. probablement blanc manquant ici) / A-Z8, Aa-Bb8 / 75 × 120 mm. Édition originale et seule parue. Jean-Baptiste Chassignet naquit à Besançon en 1571. Il étudia le droit et devint avocat, ce qui ne l’empêcha pas de professer un grand amour pour les lettres et de cultiver lui-même la poésie. Il composa très jeune son œuvre majeure, Le Mespris de la vie…, puis des paraphrases sur les Psaumes de David. Il mourut en 1635. Volume peu commun d’après Brunet, vaste ouvrage inspiré par la vanité du monde, Le Mespris de la vie et consolation contre la mort est composé de près de 450 pièces de poésies, dont 434 sonnets. Charnières et coiffes un peu frottées. Titre sali, marge supérieure courte avec quelques atteintes au titre courant ; 2 pages tachées (P6v et P7r), grand manque angulaire avec perte de texte à 2 feuillets (R2 et R3), mouillure au cahier Bb et dernier feuillet restauré et sali. Provenance : Annotations du XVIIIe siècle partiellement effacées sur le titre, Xavier Marnier (ex-libris manuscrit sur une garde daté Besançon 1828). 200 - 300 €

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