14 9 CRÉTIN (Guillaume). Chantz royaulx, oraisons, & aultres petitz Traictez. Paris, s.d. [à la fin]: Paris, pour Jehan Sainct Denys [vers 1529]. In-8 gothique, maroquin rouge, filet doré, semé de fleurs de lis sur les plats et le dos, dentelle intérieure, tranches dorées (Capé). Seconde édition collective des œuvres de Guillaume Crétin, publiée par son disciple le poète angevin François Charbonnier. Impression en caractères gothiques, le titre imprimé en rouge et noir ; grande marque typographique du libraire Jean Saint-Denis (Renouard, n°1026) au verso du dernier feuillet. (Bechtel, C-894, cite cet exemplaire ; Thiébaud, col. 235.) Chantre de la Sainte-Chapelle de Paris et aumônier ordinaire du roi, Guillaume Crétin, de son vrai nom Guillaume Dubois, naquit au milieu du quinzième siècle et mourut vers 1525. Poète de cour, il fit partie du groupe des grands rhétoriqueurs, aux côtés de ses amis Jean Molinet, Octavien de Saint-Gelais, Jean Bouchet ou encore Jean Marot, et fut le maître du chroniqueur Jean Lemaire de Belges. On a souvent dit que Rabelais l’avait raillé sous les traits ridicules de Raminagrobis dans Pantagruel. Les Chants royaux sont une mise en vers de la fameuse Chronique de France, dite de Saint-Denis, laquelle conte l’histoire de la monarchie française depuis ses origines légendaires. On y trouve diverses épîtres (à Charles VIII, Louis XII, François Ier, etc.), des ballades, des oraisons, et surtout le célèbre poème cynégétique en rimes équivoquées intitulé Debat entre deux dames sur le passetemps des chiens & oyseaux qui est suivi du Jugement de la venerie & faulconnerie. Bel exemplaire en reliure fleurdelisée de Capé, provenant des bibliothèques Henri Gallice et Marcel Jeanson (I, 1987, n°159). Il a figuré au catalogue Des Valois à Henri IV de Pierre Berès, sous le n°58. 6 000/8 000 € Provenance : Librairie Stéphane Clavreuil
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