KA-MONDO Paris. BEAUX LIVRES ANCIENS ET DE COLLECTION

N° 50 – Catalogue de vente du 15 juin 2026 108 109 310. ZOLA (Émile). L’Assommoir. Le premier grand succès populaire de Zola revêtu d’un belle reliure signée Champs Stroobants. Paris, G. Charpentier, 1877. Format in-12 (190 × 125 mm). Reliure signée Champs-Stroobants, exécutée en demi-maroquin rouge à coins, dos à cinq nerfs, compartimenté, caissons richement décorés aux petits fers dorés. Tête dorée, marges non rognées. Couvertures non conservées. 569 pp. (Déchirure page 175 sans manque) Édition originale, exemplaire du tirage sur papier courant. L’Assommoir est publié à l’origine sous forme de feuilleton dès avril 1876 dans Le Bien Public. À la suite du scandale provoqué par sa publication, la revue l’interrompt, et c’est La République des Lettres qui la poursuivra. En 1877, le roman paraît en librairie et, grâce à son succès persistant, Zola achètera sa villa de Médan avec ses droits d’auteur. En 1879, il collaborera même à une adaptation théâtrale. Très bel exemplaire. 300 / 500 € 309. ZOLA (Émile). La Débâcle. Précieux exemplaire de l’édition originale numéroté sur papier de Hollande. Paris, Bibliothèque-Charpentier, coll. – « Les Rougon-Macquart. Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire », 1892. In-12, broché jaune non coupé. Feuillets de formats différents. 636 pages. (Marge de la première de couvertures légèrement effrangée (petite déchirure sans manque), couverture légèrement brunie, marges empoussiérées) Édition originale. Un des trois cent trente exemplaires numérotés sur papier Hollande (n° 104). Avant-dernière partie de la série des Rougon-Macquart, La Débâcle prend pour place au moment de la guerre de 1870. « L’œuvre, construite avec une certaine recherche dans ses parties idéologiques, contient des pages vigoureuses sur la guerre ; elle est un témoignage sur les luttes et les contradictions qui agitèrent le peuple français au lendemain de la guerre de 1870 et, à ce point de vue, elle est parmi les plus saillantes du cycle entier ». (Dictionnaire des OEuvres, II, 217). [Clouzot, p. 279 ; Vicaire, VII, 1215.] Exemplaire très frais. 150 / 200 € parvient tout-de-même à son but et les 70 volumes seront placés en tête de cortège lors du transfert des cendres de Voltaire au Panthéon en 1791. L’illustration de Moreau pour cette œuvre monumentale est certainement l’un de ses chefs-d’œuvre et « se soutient sans défaillance d’un bout à l’autre pendant près d’une centaine de compositions » (Brunet). Un exceptionnel exemplaire établi dans de belles reliures empire. [Bengesco 2142. Brunet V, 1353. Cohen 614.] Voir la reproduction. 3 000 / 5 000 € 306. ZOLA (Émile). Contes à Ninon. Recueil des débuts d’Émile Zola, mêlant fantaisie, tendresse et critique sociale et annonçant déjà les thèmes et la sensibilité qui nourriront son œuvre naturaliste. Paris, Hetzel et Lacroix, s.d. [1864]. In-12, reliure de Blanchetière, exécutée en demi-maroquin rouge à coins, dos à 5 nerfs, compartimenté, caissons à riche décor aux petits fers dorés. Tête dorée, marges non rognées, rare avec les couvertures conservées. 320pp. Dos et bords des plats ombragés, premier mors frotté avec départ de légères fentes. Micro déchirures en bordure de la première de couverture. Édition originale. Constitue de recits composes entre 1859 et 1864, avec, en tete, un texte d’introduction « A Ninon », date « 1er octobre 1864 », cet ouvrage est le premier que Zola fit editer. Des huit textes du recueil, classes dans un ordre non chronologique, seuls avaient dejà eté publies « La Fee amoureuse », qui avait paru dans « La Provence », journal d’Aixen-Provence, des 29 decembre 1859 et 26 janvier 1860, ainsi que « Le Sang » et « Simplice », d’abord intitule « Le Baiser de l’ondine », qui avaient paru respectivement dans « La Revue du mois » des 25 aout et 25 octobre 1863, precedes du titre « Contes a Ninette ». (cf. Mitterand, Henri et Suwala, Halina, Emile Zola journaliste, bibliographie chronologique et analytique, I, p. 25). Provenance: Juan Hernandez avec ex-libris gravé. Bel exemplaire dans une reliure de Blanchetière. 200 / 400 € 307. ZOLA (Émile). La Bête humaine. Précieux exemplaire de l’édition originale numéroté sur Hollande. Paris, Bibliothèque-Charpentier, coll. – « Les Rougon-Macquart. Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire », 1890. In-12, broché jaune non coupé. 415 pages et 8 pages de catalogue. (Dos en partie fendu, marges empoussiérées) Édition originale. Un des 250 exemplaires sur papier Hollande (n° 236). Dix-septième volume de la série des Rougon-Macquart, La Bête humaine suit la descente aux Enfers progressive de Jacques Lantier, mécanicien sur la ligne Paris-Le Havre et meurtrier de son amante, un temps incarné au cinéma par Jean Gabin. [Carteret II, 487 ; M. Clouzot, p. 279 ; Vicaire, VII, 1214]. Bon exemplaire assez rare. 150 / 200 € 308. ZOLA (Émile). La Bête humaine. Un des chefs-d’œuvre de Zola, revêtu dans une reliure signée Stroobants. Paris, G. Charpentier, 1890. In-12 (185 × 125 mm). Reliure signée Stroobants, exécutée à la Bradel en demi-maroquin brun à coins, dos lisse orné d’un élégant décor aux petits fers dorés. Tête dorée, marges non rognées. Rare, avec les couvertures et le dos conservés. 415 pp., 8 pp. de catalogue. Très belle condition. Édition originale, exemplaire du tirage sur papier courant. Dans ce célèbre roman, Zola mêle naturalisme, drame psychologique et éléments de roman noir pour explorer les pulsions meurtrières, l’hérédité, la violence sociale et le progrès technique — symbolisé par le personnage de Jacques Lantier et la locomotive La Lison, dans un univers ferroviaire à la fois fascinant et inquiétant. Très bel exemplaire. 300 / 500 € 304. VOLTAIRE et SAUVAGE (Sylvain). Candide ou l’Optimisme. Traduit de l’allemand de Mr le Docteur Ralph. Nouvelle édition avec des figures de Sylvain Sauvage gravées sur cuivre. Splendide reliure signée Canape et Corriez, renfermant l’un des 20 exemplaires de tête sur Japon, accompagné d’une décomposition des couleurs du frontispice en deux états, d’une suite des 54 eaux-fortes de Sylvain Sauvage en premier état et de la suite des 5 planches refusées. Paris, chez l’Artiste, 1928. In-4 (230 × 280 mm), maroquin bleu de France, dos à nerfs filetés, multiple filets dorés en encadrement des plats et des entrenerfs, large bordure intérieure de même maroquin orné d’un encadrement de filets dorés et du nom du relieur « Canape et Corriez », doublures et gardes de soie moirée bleue, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, sous étui bordé (Canape et Corriez, 1929). 157 pages, 168 compositions de Sylvain Sauvage, dont 54 eaux-fortes rehaussées à l’aquarelle (frontispice et 53 vignettes : couverture, titre, bandeaux, culs-de-lampe, in texto) et 114 bois (112 lettrines rehaussées de rouge, vignettes de justification et de colophon). (Légères rousseurs sur les couvertures d’origine) Charmante édition du célèbre conte philosophique de Voltaire, ornée de 168 jolies compositions de l’illustrateur Sylvain Sauvage (18881948), dont 54 eaux-fortes rehaussées à l’aquarelle et 114 bois gravés. Tirage limité à 237 exemplaires numérotés, celui-ci l’un des 40 premiers sur Japon ancien (N°20), comprenant 1 décomposition des couleurs du frontispice en 2 états (noir et couleurs) et 1 suite des 54 eaux-fortes en premier état. Exemplaire enrichi de la suite des 5 planches refusées. Bel et rare exemplaire, en parfaite condition. 500 / 800 € 305. VOLTAIRE. Œuvres complètes. Exceptionnel exemplaire d’une rare complétude de la célèbre édition Kehl illustrée de planches et portraits par Moreau le Jeune enrichi de la seconde suite donnée par Moreau pour l’édition de 1802. S.l. [Kehl], Société Littéraire-Typographique, 1785-1789. 70 et 4 vol. complémentaires in-8, basane maroquinée sapin à long grain, dos à nerfs ornés de filets et caissons dorés avec décor aux angles, plats ornés d’un décor d’encadrement à l’antique, chants ornés d’un filet doré, roulette intérieure dorée, contreplats de papier bleu ciel ornés d’un encadrement à froid, gardes de même papier, toutes tranches dorées. Environ 450 pages par volume, 206 planches et 48 portraits gravés, 14 planches de physique. (Petits accidents d’usage aux plats, des coins émoussés, quelques rousseurs par endroits) Exemplaire du second tirage sur papier vélin de ces OEuvres de Voltaire illustrées de 94 planches et 16 portraits gravés par Delvaux, Lingée, Simonet, Dambrun, Duclos, Delignon, Guttenberg … d’après les compositions de Moreau le Jeune, le nôtre enrichi de la nouvelle suite d’illustrations donnée par le même pour l’édition de Renouard en 1802 amenant le nombre total de planches et portraits à 254. Sont également reliés plusieurs portraits supplémentaires provenant de diverses éditions ainsi que le frontispice de la suite des estampes publiées par l’artiste à son compte au premier tome. Cet exemplaire est complété, reliés à l’identique, des quatre volumes préconisés par Brunet (Brunet V, 1353) soit la Table analytique et raisonnée des matières donnée par Chantreau (Paris, Deterville, 1801. 2 vol.) et le Supplément au recueil des lettres de M. Voltaire (Paris, Xhrouet, 1808. 2 vol.) Fondée en 1780 à l’initiative de Beaumarchais et Condorcet dans le but de publier ces œuvres complètes de Voltaire, la Société LittéraireTypographique est établie au fort de Kehl afin d’échapper à la censure. Cette entreprise mobilise des moyens colossaux et devient l’imprimerie la plus importante d’Europe avec entrepôts, fonderies, ateliers d’impression, cinq moulins et quarante presses employant plus de 200 personnes. L’aventure se révèle très onéreuse voire ruineuse, près de 2 200 000 livres avec l’achat du matériel typographique de Baskerville et des papèteries d’Arches, en grande partie financée par Beaumarchais lui-même mais également par Catherine II de Russie et le roi de Prusse qui fait l’objet de la dédicace. Entravée par la censure, des jeux politiques et des détournements de fonds et d’exemplaires, l’entreprise 305

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