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LIVRES ANCIENS
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50. [LUBERT (Marguerite de)].
La Princesse couleur de rose, et le prince Celadon, Conte. [suivi de] : Le Prince Glacé et la
princesse Étincelante, conte. [Et de] : La Princesse Lionnette et le prince Coquerico, conte.
La Haye, 1743.
— 3 ouvrages en un
volume in-12, (2 ff.), 251 pp. ; (2 ff.), 202 pp., (1 f.) ; (2 ff. deuxième blanc), 263 pp. Veau fauve, armes dorées au centre des
plats, dos à nerfs orné de motifs dorés et de pièces d’armes, tranches rouges (
reliure de l’époque
).
500 / 600€
Édition originale très rare de ces trois contes de fées de Marguerite de Lubert (1702-1785) dont Voltaire loua les premiers poèmes.
“Avec les contes de M
lle
de Lubert, on a affaire à une littérature qui se plaît à faire de la lecture un véritable enjeu de l’écriture. Ils
se rapprochent de ce fait des contes parodiques et licencieux qui leur sont contemporains sur le terrain d’une désorganisation de
l’économie narrative. Au fil de ses intrigues tortueuses, cette conteuse cherche à suspendre le récit, à ébaucher ou escamoter des
possibles narratifs, introduisant des éléments métaleptiques et procédant par surenchère ou par contamination avec les codes du roman
de l’époque, pour mettre à mal le genre. La mécanique bien huilée des contes de fées se trouve ainsi bien souvent enrayée par celle du
désir, que le conte entend épouser au risque de frôler le dysfonctionnement” (Blandine Gonssollin,
Les Contes de M
lle
de Lubert : des
petites machines à lire et à écrire,
2011).
Ces 3 contes font partie d’une série de 6 publiés en 1743, avec
Sec et noir ou la Princesse des fleurs et le prince des autruches, La
Princesse Camion
et
La Princesse Sensible et le Prince Typhon.
EXEMPLAIRE AUX ARMES DE MARIE-SOPHIE COLBERT (1712-1747), marquise de Seignelay, comtesse de Tancarville et dame
de Gournay, première épouse du maréchal de France Charles II Frédéric de Montmorency-Luxembourg (1702-1764).
Frottements et quelques taches sur les plats, coins émoussés avec manques, salissure aux dernières gardes blanches. Déchirure sans
manque au feuillet A
1
du second conte et déchirure avec manque et légère atteinte au texte aux feuillets A
1
et A
3
du troisième conte.
51. LUTHER (Martin).
In Quindecim psalmos graduum commentarij.
Colophon : Argentorati
[Strasbourg] :
apud Cratonem Mylium
[ Müller Kraft],
mars 1542.
— In-8, 636 pp., (2 ff.). Demi-
vélin à coins, dos lisse, tranches bleues (
reliure du XIX
e
siècle
).
400 / 500€
Nouvelle édition très rare du commentaire de Martin Luther (1483-1546) des 15 psaumes graduels,
parus pour la première fois en 1540.
L’édition fut publiée du vivant de l’auteur par les soins du théologien protestant allemand Veit
Dietrich (1506-1549), un des familiers de Luther. Elle est dédiée à Georges III, prince d’Anhalt.
Exemplaire ayant appartenu au pasteur de l’Église d’Écosse Amalric-Frédéric Buscarlet (1836-1928)
qui exerça son ministère en Italie, en Suisse et en France.
Exemplaire bien conservé malgré des salissures à la reliure et des rousseurs.
Provenance : A. F. Buscarlet, avec ex-libris manuscrit sur le titre, daté de Naples 1869.
52. [MAINTENON (Françoise d’Aubigné, marquise de)] LA BEAUMELLE (Laurent Angliviel de).
Mémoires pour servir
à l’histoire de Madame de Maintenon, Et à celle du Siècle passé. [Suivi des] Lettres…
Amsterdam : Pierre Erialed
[Avignon :
A. Deleyre],
1757.
— 2 ouvrages en 15 volumes in-12, veau marbré, dos lisse orné à la grotesque, tranches rouges (
reliure de
l’époque
).
200 / 300€
Contrefaçon avignonnaise des mémoires (6 volumes) et de la correspondance (9 volumes) de Madame de Maintenon, publiés et
composés par l’homme de lettres Laurent Angliviel de La Beaumelle (1726-1773).
Ces ouvrages, parus pour la première fois en 1755-1756, eurent un grand succès mais valurent à La Beaumelle un second séjour forcé
à la Bastille après une première détention de 6 mois causée par la publication de notes sur le siècle de Louis XIV.
Les mémoires furent composés grâce à l’appui discret de Saint-Cyr, les religieuses de Saint Louis désirant alors laver madame de
Maintenon, fondatrice de leur maison, de tous les reproches qu’on pouvait encore lui faire et notamment prouver son mariage avec
le roi Louis XIV.
On trouve à la fin du premier volume des
Mémoires,
le “Recueil des Remarques critiques sur les Mémoires de Madame de Maintenon,
par M
r
de Voltaire, tirées de son Essai sur l’Histoire Générale”.
Une coiffe arrachée, deux autres abîmées, quelques coins émoussés, une charnière fendue sur 5 cm (tome IV des
Mémoires
). Manque
le portrait en frontispice du premier volume des mémoires. Quelques traces de mouillures, rousseurs éparses, déchirures sans gravité
à quelques feuillets. Manque les feuillets I
6
et I
7
(pages 203 à 206) dans le tome IV des
Mémoires
.
Provenance : C. A. Pellat (XIX
e
siècle), avec sa signature sur la première garde du tome 1 des
Lettres
.