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Jean CARZOU

& Roger CHAPELAIN-MIDY

Lettres

- CARZOU : 9 l.a.s., 3 p.a.s., 1953- 1981. 1 ms. a.s. 4 ff. in-4. Texte « Ingres la baigneuse de Valpinçon », 9 c.p., 2 cartes de vœux lithogra-phiées et num., 1 photographie.

- CHAPELAIN-MIDY : 6 l.a.s. + 9 cartes posta-les. 1965-1982. Belle correspondance.

200 — 300

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Blaise CENDRARS

Lettres sur La Banlieue de Paris et Robert Doisneau

- L.A.S. à l’éditeur Pierre Seghers. 1 p. In-4 papier pelure, déchirure médiane. [vers 1949] Signée Blaise Cendrars. Réponse à Pierre Seghers sur l’avancée du livre La Banlieue de Paris, publiée en 1949 et illustrée de 128 pho-tographies de Doisneau. « Je suis très content de ce que j’ai écrit à ce jour et de la façon dont l’ensemble se présente. J’ai déjà gobé une cinquantaine de photos dans mon texte... Je renonce au portrait de Satie, Doisneau m’ayant envoyé une photo de la maison qu’il habitait. Je renonce à la reproduction du portrait de Restif de la Bretonne. Aussi extraordinaire soit-elle, ce serait une erreur que d’introduire une estampe parmi les photos. Saint Segond. » - Billet autographe signé, in-16 17/1/ 51. : « C’est la vie... la vie des gens de banlieue... Mais je fais confiance aux lecteurs de ‘C’est la vie’ pour ne pas en rire. Blaise Cendrars. » Au dos d’un mot de Parinaud demandant une photo et la copie de ces lignes. - 3 P.A.S., une env. jointe.

600 — 700

134

Marc CHAGALL

3 l.t.s., 1962

- 3 l.t.s. (in-4. Vence 1962) et 1 p.a.s. Réponse à une question de Parinaud : « Quant [sic] à l’amour que puis-je ajouter en plus, à part les tableaux qui sont pleins d’amour peut être ! Oui, il m’est difficile d’ajouter des paroles. » - 1 enveloppe nov. 1963 « premier jour d’ émis-sion » , timbre de Chagall, signé par l’artiste, et dédicacé à André Parinot [sic]. Joints : - Vera CHAGALL : 4 L.T.S. / - Ida CHAGALL : 2 cartes.

500 — 600

135

Jacques CHARDONNE

Lettres et manuscrits

- CORRESPONDANCE de 23 lettres, 1953 à 1964. 30 p. in-12 et in-4. Papier blanc, sauf une sur papier quadrillé, les manuscrits sur ce même papier, ce qui à son importance... La plus grande lettre, vers 1954, la plus franche s’intitule « Lettre à André Parinaud : Sur Sagan et son Bonjour Tristesse » : « Pour moi la lecture est chose dangereuse. Si je lis quelques pages de Malraux, prétentieux charabias, cela me met en colère... j’ai lu cette semaine le roman de Sagan. CETTE JEUNE FILLE EST DE BONNE FAMILLE, LA FAMILLE DES GRANDS ECRIVAINS. Cela ne trompe pas, cela se voit comme la couleur des yeux, le grain de la peau; cela fait bondir le cœur... On aime le talent ou il vous est indifférent. SI ON AIME C’EST SANS MESURE, CET AMOUR LA, C’EST UN JUGEMENT SEVERE. » Correspondance assez directive entre Parinaud et Chardonne sur des textes à paraître ou sur la biographie de Gi-nette Guitard-Auviste qu’il maîtrise et surveille de près : « On avait imprimé un peu trop vite l’article Guitard j’ai demandé, avec instances, des modifications... Si vous voulez que je vous donne quelques fois un texte, il ne faut pas m’effaroucher… Ce que je vous demandais avec clarté et insistance, c’était les épreuves des dialogues Guitard-Chardonne. Ce dialogue où je parle tout le temps m’intéresse et m’en-gage plus que Mme Guitard elle-même. » Sert d’intermédiaire entre Morand et Parinaud, pro-pose Roger Nimier comme correcteur pour son texte : « Par prudence on devrait charger Roger Nimier de ces corrections; j’ai pris l’habitude de trouver bien ce qu’il fait. » Le 10 janvier 55, répond par la négative à sa candidature à l’Aca-

démie : « Arts à eu la gentillesse de me proposer à l’Académie. Vous avez questionné Léautaud. Je ne sais si vous avez l’intention d’interroger les autres. Pour une fois cela me ferait plaisir de répondre. J’ai trois petites raisons pour dire : non, et que j’aimerai claironner…». Conseille Paul Morand pour Arts : « C’est […] la plume la plus brillante avec celle de Cocteau. La folle amoureuse, son nouveau livre, parait le 1er mars. C’est son chef d’œuvre ». Signale la distribution des prix et son discours à Barbezieux en juin 1956. Annonce la parution de ses œuvres complètes : « les lettres à Nimier paraîtront dans le dernier tome de mes œuvres complètes, expurgées. Ce sera un livre tout en en sucre. Pas une phrase qui choquera (ne le dites pas) ». Manuscrits joints :

- FLEURS, 4 p. in-4. Texte sur la passion des fleurs qui lui est venue avec l’âge, cite Goethe, Rousseau, Gide... « Je m’aperçois que les hommes jeunes qui viennent chez moi, ne voient pas les fleurs qu’ils ont sous les yeux; Ils regardent le fleuve, l’étendue, pas les fleurs... ». Evidement le jardin, les fleurs sont une digression sur la littérature, les écrivains, les hommes, le plaisir...

- L’ACADEMIE, 1 p. in-4. Réponse à ceux qui proposèrent sa candidature : « Jamais. L’Aca-démie Française devrait s’en tenir aux ducs, avocats enrichis, maréchaux. C’est de tout repos. Les écrivains lui font du tort, on ne sait jamais si ils ont du talent.... MAIS ILS SONT ENNUYEUX. Alors vous pensez, quarante ! » - JACQUES CHARDONNE A LU POUR VOUS QUELQUES LIVRES : 2 p. in-4. « Les éditeurs sont bien coupables. Ils se ruinent en ruinant la littérature. Ils ne soupçonnent pas le mal qu’il font au lettres, étant pour la plupart des illettrés ».

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