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« Previous Page Table of Contents Next Page »Livres ET MANUSCRITS — 9 & 10 MAI 2011. Paris 86
197
Louis-Ferdinand CELINE
L.A.S. à son traducteur John Marks, sur la traduction du « Voyage », 1933
4 p. in-4. S.d. [24 fév. 1933]. Enveloppe jointe (cachet 15.2.33). Signée L. Destouches. Lettre capitale sur l’esprit de la traduction de « Voyage au bout de la nuit » et la conception du style célinien. Persuadé que son traducteur va « accomplir ce tour de force avec une verve et une autorité qui fera époque », il l’incite tout de même à revoir les dernières pages du texte : « un peu lentes et moles à mon gré. Je crois qu’elles gagneraient à être traduites plus nerveuses. Tachez de vous porter dans le rythme toujours dansant du texte. Ne laissez pas tombé l’entrain, non que je veuille vous demander de faire du peppy style, mais tout de même d’élaguer en anglais ce qui n’est plus la vie mais la mort. Il faut toujours se méfier de transformer la vie en plus mort que la mort. (…) N’oubliez pas que le livre modifie, module, d’un chapitre à l’autre, surprend, doit surprendre un peu le lecteur, dans son rythme même d’une page à l’autre. Tout cela est danse et musique. Toujours au bord de la mort, ne pas tomber dedans ». Propose une traduction pour quelques passages.
Bibliographie :
Céline, Lettres , Pléiade, n° 33-21.
4 000 — 5 000 €
198
Louis-Ferdinand CELINE
L.A.S. à son traducteur John Marks, sur les femmes et le mariage, 1933
2 p. in-8, en-tête du Pigall’s Tabac à Pigalle. Enveloppe jointe. 17 sept. 1933. Signée Des-touches. Amusante lettre sur les femmes et le mariage. « Cette petite malicieuse [Claire Brooks, à laquelle la traduction du Voyage est dédiée] s’est donc mariée ! Pouah ! Elle en sera dégoûtée avant vous. Prenez une espagnole alors, chaude comme la braise. Ou plutôt faites un riche mariage mon vieux et n’importe où. L’homme qui réussit sa vie est celui qui réussit son mariage. Dans réussite, il y a argent, sécu-rité. Pas de gentlemen sans argent. Apprenez à danser. C’est par la danse qu’on arrive à la fortune. (…) Ne faites pas comme moi, le dis-cret, l’effacé. (…) C’est la sagesse juvénile qui est fructueuse, la sagesse de la maturité n’est plus que littérature. (…) Du sexe et des ren-tes. Ça suffit. Le reste est à Cambridge, chez les morts ». Puis la traduction de Marks : « Le Voyage avance bien, c’est important. J’attends beaucoup de l’édition anglaise. »
Bibliographie :
Céline, Lettres , Pléiade, n° 33-95.
1 600 — 2 000 €
199
Louis-Ferdinand CELINE
L.A.S. à son traducteur John Marks, 1934 - Céline maquereau
2 p. in-4. S.d. [20 mai 1934]. Signée L.F. Céline. Céline doit se rendre à Londres, et sera accompagné d’une « très jolie et bien intelli-gente danseuse russe », Muscha, inconnue des biographes. Parce que sa « vie nocturne n’est pas celle d’un gentleman » (il avait l’habitude d’aller dans les lieux de striptease populaires londoniens), il aura besoin « d’un véritable gentleman pour la night life de cette ravissante personne […]. Je crois d’ailleurs que le guide ne s’embêtera pas du tout. Toujours un peu maquereau par mes tendances, j’aime à rendre service […]. Je voudrais la rendre heureuse 15 jours ». Pour sa part, il compte écrire beau-coup : « Je travaillerai autant que possible. Je suis en plein rendement sur le second [roman, Mort à Crédit]. A propos, notre funny Voyage est un best-seller semble-t-il un peu partout aux U.S.A… J’espère que ça continuera. »
Bibliographie :
Céline, Lettres , Pléiade, n° 34-16.
1 200 — 1 500 €
197 198
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