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253 PRINZHORN (Hans). B ILDNEREI DER GEISTESKRANKEN – E IN B EITRAG ZUR PSYCHOLOGIE UND PSYCHOPATHOLOGIE DER GESTALTUNG . Berlin, Verlag Von Julius Springer 1922
In-4° relié, cartonnage éditeur, titre frappé à froid sur le premier plat [4] – VIII – 361 (6) pages. 187 planches hors-texte dont de nombreuses en couleurs. Ex-libris d’Henri Ellenberger contrecollé au verso du premier plat. Sans doute le livre le plus célèbre de l’art psychopathologique, même si la monographie de Morgenthaler sur Adolf Wölfli était parue l’année précédente. Il s’agit de la véritable édition originale, extrêmement rare, tirée à très peu d’exemplaires, et non celle de 1923, souvent seule disponible et présentée abusivement comme la première.
L’œuvre soustrait les productions plastiques des malades mentaux au domaine de la simple curiosité pour tout ce qui est « anormal » ou insolite et les intègre dans une approche stylis-tique plus globale, en une période de bouillonnement intellectuel et artistique bien faite pour préparer les esprits à porter un regard nouveau sur les expressions esthétiques de toute origine. Elle marquera des artistes comme André Breton, Max Ernst, Arp ou Hans Bellmer. On doit encore à Prinzhorn, dans le même domaine de recherche, Les œuvres plastiques des prisonniers (1926). Hans Prinzhorn avait d’abord entrepris des études d’histoire de l’art et de philosophie, qu’il acheva en 1908. C’est en 1913, à l’âge de 27 ans qu’il entama des études de médecine, poussé à s’intéresser à la médecine mentale par la survenue de troubles mentaux chez sa seconde épouse. C’est à Heidelberg, où il assiste Karl Wilmanns, qu’il commence en 1919 à rassembler des dessins de malades. Il en rassemble près de 4000 en deux ans qui constitueront la matière de ce livre. L’année 1922 est riche d’événements plaisants, et dou-loureux à la fois, pour Prinzhorn. Son livre est encensé par toute l’intelligentsia et l’avant-garde de langue allemande et par les surréalistes à Paris, il quitte Heidelberg, pour le prestigieux Burghölzli. Il n’y restera que quelques mois, Eugen Bleuler n’estimant pas ses « capacités de travail » et son comportement envers le personnel féminin. Il divorce et erre successivement à Dresde, Wiesbaden et Francfort. Un troisième mariage en 1926 avec une jeune fille de 16 ans est un nouvel échec ; il s’installe durablement dans la dépression et tente de se soigner en s’installant en Provence, puis à Paris. Il meurt à Munich en 1933 de la ty-phoïde, en revenant d’une tournée de conférence aux Etats-Unis. Cachet gras de la biblio-thèque d’Henri Ey.
On joint
BUSINE (Lauren) ed. L A BEAUTÉ INSENSÉE . Charleroi, Palais des Beaux Arts 1995 . Petit in-4° relié pleine toile éditeur sous jaquette illustrée, 444 pages. Ma-gnifique iconographie.
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