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293 TEULIÉ (Guilhem). L ES RAPPORTS DES LANGAGES NÉOLOGIQUES ET DES IDÉES DÉLIRANTES EN MÉDECINE MENTALE . Bordeaux, Imprimerie de l’Université 1927
Grand in-8° relié, pleine toile moderne ocre, ornement à l’intérieur des plats, plats de couverture d’origine conservés, VIII-164 pages. Thèse de doctorat soutenue à la Faculté de Médecine de Bordeaux. ENVOI AU-TOGRAPHE.
Les observations cliniques, toutes recueillies à l’asile d’aliénés de Château Picon où Teulié était interne, sont d’une richesse sur-prenante. Emmanuel Régis, mort une dizaine d’années auparavant, avait initié la création d’une véritable école de recherche sur les troubles du langage chez les aliénés. S’éloignant de l’aspect purement neurologique de ces troubles, pour la plupart apha-siques, et allant ensuite vers l’examen des troubles psychotiques, l’école de Bordeaux allait ensuite encore imprimer un nouveau virage à ses recherches – auxquelles l’école de Sainte-Anne commence à s’intéresser à la même époque avec Codet, Michel Cénac, Minkowski – en se penchant désormais sur ces pathologies, non plus seulement pour en déplorer les désordres mais, pour en apprécier aussi les qualités d’inventivité poétique. Faisant pour le langage ce qu’avait fait pour la création plastique, Morgenthaler, Prinzhorn et Auguste Marie. Les langages néologiques n’avaient été mentionnés à l’époque que dans la thèse de Xavier Abely sur les stéréotypies et par Marc Trenel le deuxième maître de Jacques Lacan avec Clérambault. Volume en parfait état exempt du moindre défaut.
On joint
SENTOUX (H.). F IGARO ET C HARENTON : LES FOUS JOURNALISTES ET LES JOURNALISTES FOUS : MORCEAUX DE PROSE ET DE POÉSIE COMPOSÉS PAR DES ALIÉNÉS . Paris, Hurtau 1867. In-8° relié, demi-chagrin moderne grenat, titre gravé, premier plat de couverture conservé, 64 pages. Des manques au premier plat ont été restaurés. ENVOI AUTOGRAPHE de Sentoux.
STÉPHANE (Marc). L A CITÉ DES FOUS ( SOUVENIRS DE S AINTE -A NNE ). Paris, Grasset 1929. In-8° broché, 237 pages. Couverture imprimée d’origine où l’on voit le portail de Sainte-Anne qui donne sur la rue Cabanis. Etat parfait.
On connaît les «romans de la Salpêtrière » dans lesquels beaucoup d’écrivains se sont essayé à brocarder le service de Charcot ou de Luys à la Charité à l’époque des grandes hystériques, on connaît moins les « romans de Sainte-Anne » qui mettent en scène, la sinistre préfecture de police où sévit dans les années 30, Clérambault ou le service des admissions de Sainte-Anne, dirigé très longtemps par Magnan, et plus tard par Capgras.
Marc Stéphane, de son vrai nom, Richard, né en 1870 à Saint-Etienne, fut longtemps un va-gabond, trimardeur. Après quelques années d’errance, s’étant rapproché des milieux anarchistes et des idées de Georges Darien, il publie A toute volée (1891), un récit halluciné, proche de La faim de Knut Hamsum, mais moins réaliste. Léon Bloy, admirera ce récit et se rapprochera du jeune écrivain avec qui il nouera des relations d’amitié. Il commence ensuite une carrière de littérateur subversif bien dans la veine de son mentor qu’il finit par éditer dans sa propre maison d’édition : le Cabinet des pamphlétaires. Il semble qu’après avoir été arrêté en 1899 pour agitation politique, il échoue à Sainte-Anne pour délire alcoolique dans le service des admissions dirigé par Valentin Magnan. Ce qui lui apportera la matière de ce témoignage. Il affirmera plus tard, sans que l’on puisse tran-cher, avoir simulé le délire dans le but de faire un reportage. Nous en doutons cependant, car il réussit à s’engager en 1939 en falsifiant son âge (il rapportera un très beau récit de guerre Ma dernière relève au bois des Caures ), pour être démobilisé à Paris et retourner à Sainte-Anne en 1942 où il mourut deux ans plus tard sans avoir jamais retrouvé la raison.
Cette deuxième édition, l’originale date de 1905, avec une préface nouvelle de l’auteur, est beaucoup plus recherchée. En 1905, l’éditeur, ayant peur des poursuites, avait beaucoup caviardé le texte, supprimant notamment tout le chapitre IX, qui est une présentation de malade de Magnan dont l’auteur est l’objet. Il s’agit avant tout, plus que d’une peinture de Sainte-Anne (on reconnaît néanmoins tous les bâtiments), d’un portrait à charge de Valentin Magnan, ici le docteur Hayme et du docteur Edouard Toulouse, ici présenté sous les traits du docteur Dumay.
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