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62 BROUSSAIS (F.-J.V.). D E L IRRITATION ET DE LA FOLIE OUVRAGE DANS LEQUEL SONT ÉTABLIS LES BASES DE LA MÉDECINE PHYSIOLOGIQUE . Bruxelles, Librairie Polymathique 1828

In-8° relié, XXXII, 590, (1) pages.

Broussais (1772-1838) appelle « irritation » la réaction des organes contre les agents stimulants qui les impressionnent ; le langage moderne donne à ce phénomène le nom d'excitation et la psychologie y voit le premier fait de la sensation. L'auteur reprend les idées de Gall de rapporter les phénomènes de l'intelligence à l'organisation physiologique. Il entend par méthode physiologique l'observation des rapports de l'homme avec les modifications externes et des organes de l'homme les uns avec les autres. Broussais veut rallier les phénomènes instinctifs et intellectuels à l'excitation du système nerveux et pratiquer une étude de la sensibilité. Il distingue l'impression de la sensation : une partie de l'organisme peut, sous l'action d'un excitant, éprouver des mouvements sans que le moi en ait conscience ; il n'y a dans ce cas qu'irritabilité, mais si le moi éprouve une modification qui provoque chez le sujet la prise de conscience, il y a irritabilité et sensibilité. Cet ouvrage servit de point de départ aux théories d'Auguste Comte sur la nature humaine. Ce dernier publia d'ailleurs un Examen du traité de Broussais dès 1828. SE-MELAIGNE I-145 ; WALLER 1495 ; Histoire de la science, Pléiade, p.1644 ; DORBON 518.

250 / 300 €

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63 BURQ (Victor). D U CUIVRE CONTRE LE CHOLÉRA ET LA FIÈVRE TYPHOÏDE PRÉSERVATION ET TRAITEMENT . Paris, Adrien Delahaye & Emile Lecrosnier 1884

Demi-maroquin grenat de l’époque, dos à quatre nerfs doré et orné, 183 pages et un feuillet d’errata. Exem-plaire en très bel état hormis quelques coins émoussés. Dernier écrit rarissime de l’inventeur de la métallothé-rapie, paru l’année de sa mort. Publiant tous ses écrits à compte d’auteur et à petits nombres chez différents éditeurs, ils sont excessivement difficiles à trouver.

Ce livre rédigé au soir de sa vie, n’est pas un nouveau traité de métallothérapie (il en avait écrit un en 1853, Traité sur la métallothérapie , puis en 1871, chez Baillière

Métallothérapie – traitement des maladies nerveuses, paralysie, hystérie, hypochondrie, migraine, dyspepsie, gastralgie, asthme, rhumatisme, névralgies, spasmes, convulsions, etc. par « Le Docteur Burq, ex-professeur libre de métallothérapie appliquée à la pathologie nerveuse, médecin-consultant à Vichy et Nice ». C’est un recueil de pièces disposées chronologiquement, soit des articles et comptes rendus publiés dans des revues médicales, telles que la Gazette des Hôpitaux , voire dans des bul-letins de sociétés savantes régionales, soit des pièces inédites, telles que des cor-respondances, des rapports jamais publiés sur la métallothérapie.

On voit ainsi des communications inédites de Vulpian, lettres ou discours à l’Académie de Médecine et l’on remarque – la dispute entre les deux hommes durant et allant en s’envenimant – que Vulpian restera (contrairement à son fidèle ami, Charcot) résolument hostile aux idées du Docteur Burq. C’est en 1876, que Burq écrivait à Claude Bernard, alors président de la Société de Biologie, afin de « savoir si, pendant un quart de siècle, il ne s’était pas fort il-lusionné sur des faits qu’il croyait avoir bien observés ». C’est Claude Bernard qui décida en réponse à cette lettre de désigner une commission du Burquisme composée de Charcot, Luys et Dumont Pallier (c’est au contact de ce dernier, très au fait des choses de l’hypnotisme, par ses nombreux contacts avec les mi-

lieux de magnétiseurs de Paris, que Charcot se lancera dans la grande aventure de l’hypnose). Cette commission, un an plus tard, rendra des conclusions très favorables. En 1889, cinq ans après la mort de Burq, Dumont Pallier, nommé président du premier Congrès International de l’Hypnotisme, lui rendra un vibrant hommage.

La métallothérapie, les recherches sur l’action de l’électricité, des électro-aimants, les actions « des médicaments à distances », les différents procédés des magnétiseurs pour déterminer le somnambulisme, la catalepsie et la léthargie allaient rentrer avec le succès que l’on connait dans les services des trois rapporteurs, Dumont Pallier à l’Hôtel Dieu, Luys à la Charité et Charcot à la Salpêtrière.

Précieux exemplaire provenant de la bibliothèque d’Henri Ellenberger, avec son bel ex-libris contrecollé au verso du premier plat, le grand historien de la psychiatrie et de la psychanalyse constitua, sa vie durant, une fabuleuse bibliothèque d’écrits rares de psychiatrie, de neurologie, sur les magnétiseurs et autres guérisseurs de maladies mentales dans la perspectives d’écrire son

Histoire de la découverte de l’Inconscient . On trouve sur la page de titre, le cachet gras d’Henri Ey, son camarade d’internat à Sainte-Anne avec lequel il restera en correspondance toute sa vie. Sans doute un cadeau …Henri Ey avait lui aussi eu le projet, resté inabouti, d’écrire une monumentale histoire de la psychiatrie, dont le Traité des hallucinations – qui à l’origine n’en était qu’un chapitre, donne une idée !

700 / 800 €

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