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85 CHASLIN (Philippe). D U RÔLE DU RÊVE DANS L ÉVOLUTION DU DÉLIRE . ( THÈSE DE DOCTORAT DE MÉDECINE ). Asselin & Houzeau 1887

In-8° broché, couverture d’attente moderne rempliée, titre contrecollé, 61 pages. ENVOI AUTOGRAPHE de Philippe Chaslin au Docteur Jaquinot. 1 000 / 1 200 €

86 CHASLIN (Philippe ). E LÉMENTS

DE SÉMÉIOLOGIE ET CLINIQUE MENTALES

( EXEMPLAIRE DE P IERRE J ANET ). Asselin & Houzeau 1912

Grand et fort in-8° relié, pleine percaline édi-teur de l’époque lie-de-vin, gravé à froid sur les plats. XXIV-956 pages. Précieux exemplaire de Pierre Janet avec le cachet gras de sa biblio-thèque. Le livre majeur de la clinique psychia-trique française de la première moitié du XX e

siècle. Magnifique exemplaire sans défauts. 600 / 700 €

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87 CHAUVET (Stephen). L’ INFANTILISME HYPOPHYSAIRE PRÉCÉDÉ D UNE INTRODUCTION À L ÉTUDE DES INFANTILISMES ET D UNE CLASSIFICATION DES SYNDROMES HYPOPHYSAIRES . Paris, A. Maloine 1914

In-8° broché, couverture imprimée originale, 323 pages. Rarissime thèse de doctorat de médecine soutenue devant E. Dupré (d’après une suggestion de Babinski) du brillant neurologue et collectionneur d’art africain et océanien.

Stephen Chauvet (1885-1950), issu d’une famille de souche normande était né dans le nord de la France à Béthune. Toute sa famille était déjà connue pour abriter des talents intellectuels et originaux, plus proche de l’inventivité que des savoirs institu-tionnels. Son père, inventa la lampe à arc, découvrit le « treuil Chauvet » qui révolutionna les conditions d’exploitation des mines, construisit le premier carburateur automobile. Le jeune Stephen Chauvet, lauréat au concours général, est bachelier à quinze ans. Il prépare Polytechnique, quand Mangin, le naturaliste du Museum, frappé par ses dons d’observations, l’incite à s’orienter vers la médecine et les sciences naturelles.

Tour à tour élève de Roger, de Manouvrier et de Sergent, il finit par choisir la neurologie en étudiant auprès de Babinski et de Dupré. C’est Babinski qui lui suggérera le sujet de sa thèse de doctorat. Travail colossal pour un interne de médecine qui fit grand bruit à l’époque (cf. GARRISON & MORTON 3899). Babinski n’étant pas professeur, il devait d’abord soutenir ce travail devant Pierre Marie. Le jeu des rivalités entre les trois groupes de neurologues de l’époque, Déjerine, Pierre Marie et Ba-binski en décida autrement et il alla la soutenir chez Dupré qui occupait la Chaire de la Clinique des Maladies Mentales et de l’Encéphale de Sainte-Anne. C’est là qu’il rencontre, pendant son internat, Henri Claude avec qui il rédige un très brillant mé-moire en 1911 « Sémiologie réelle des sections totales des nerfs mixtes périphériques : considérations sur la technique concernant l’étude des troubles des sensibilités. Les modifications des réactions vaso-motrices et sudorales. Les altérations trophiques ostéo-articulaires et cutanées ». Ses deux autres contributions remarquables, pendant ses années de médecine étant « Sur un cas de syndrome de Brown-Sequard par coup de couteau » avec Babinski et Jaworski en 1913 et « Un cas de crise gastrique tabétiforme lié à l’existence d’un petit ulcus juxta-pylorique » en 1913 avec Babinski et Durand.

Le nombre de récompenses recueillies au cours de ses années de médecine est véritablement exceptionnel. Il jongle avec les titres de lauréat de la Faculté, de l’Académie de Médecine, les prix de thèses, les médailles d’or de l’Assistance Publique, aussi bien que livres et travaux originaux exposant ses découvertes médicales. La liste de ses publications professionnelles ne comprend pas moins de 300 titres. Et cela malgré un état de santé déplorable. Parti au front en août 1914, le Docteur Chauvet est blessé dès le 4 septembre 1914 à Saint-Maurice dans les Vosges, d’un éclat d’obus qui déterminera une hémiplégie gauche et lui oc-casionnera des douleurs chroniques dont il eut à souffrir plus ou moins sévèrement tout le reste de son existence. Après un temps de convalescence, il rejoint pendant toute la durée du conflit, son maître et ami, Henri Claude qui dirigeait avec Jean Lhermitte, le centre militaire neuro-psychiatriquye de la région de Bourges.

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