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après en avoir eu les premiers symp-tômes cinq ans auparavant). Ellen-berger, infatigable chercheur, a donc réuni la première mention de la maladie d’Alzheimer, inconnue de toutes les bibliographies et publica-tions historiques (qui n’est pas un ar-ticle mais une note où l’on cite une communication) et le premier article qui la décrit.
Le livre fut ensuite offert à Henri Ey, son vieux camarade d’internat, qui préparait peu avant sa mort une mo-numentale histoire de la psychiatrie, qui aurait été le pendant de l’histoire de la psychologie dynamique d’Ellen-berger. Dans cet article, Alzheimer décrit le cas d’une femme hospitali-sée, incapable de prendre le moindre soin d’elle-même et dont les symp-tômes sont désorientation, troubles de la mémoire, de la lecture et de l’écriture. Les symptômes ont augmentés progressivement pour laisser place peu à peu à des hallucinations et enfin à une perte des fonctions cérébrales supérieures. L’étude anatomo-pathologique a montré un rétrécissement du cortex cérébral, plus mince que la normale. Alzheimer révèle encore deux anomalies supplémentaires après avoir examiné attentivement le cerveau. L’une étant une plaque sénile, déjà décrite dans le cerveau des personnes âgées ; l’autre, étant un enchevêtrement neurofibrillaire dans le matériel histologique de son cortex cérébral. Après coloration au Bodian, les cellules nerveuses apparaissent comme ayant pris une forme fibreuse. L’enchevêtrement n’ayant jamais été décrit, c’est surtout cette anomalie qui laissa penser à Alzheimer qu’il avait décrit une nouvelle maladie. D’abord considérée comme une variante de démences préséniles, contre l’avis d’Alzhei-mer, il faudra attendre, en 1910, la publication par Perusini de quatre cas supplémentaires pour apporter la preuve éclatante que cette maladie est complètement distincte. C’est Kraepelin, très impressionné, et Perusini qui insisteront pour que cette maladie porte tout de suite le nom de son inventeur.
5 ARNOLD (Friedrich). D ER K OPFTHEIL DES VEGETATIVEN N ERVENSYSTEMS BEIM M ENSCHEN ,
IN ANATOMISCHER UND PHYSIOLOGISCHER H INSICHT BEARBEITET . Heidelberg und Leipzig, Karl Groos 1831
In-4° relié, cartonnage d’attente de l’époque, X, 204 pages. 20 planches hors-texte (en fait dix en deux états différents à chaque fois).
HIRSH I, 210. GRAESSE I, 226. WALLER 485.
200 / 300 €
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6 AXENFELD (Auguste). D ES PRINCIPAUX ACCIDENTS QUE L ’ ON OBSERVE APRÈS LA TRACHÉOTOMIE CHEZ LES ENFANTS ATTEINTS DE CROUP . Paris, Imprimerie Rignoux 1855
Petit in-4° broché. Exemplaire de thèse de la Faculté de Médecine de Paris, soutenue à Paris en 1855.
Né à Odessa en 1825, Axenfeld vient faire ses études en France où il prend la nationalité française. Il est reçu à l’internat de médecine en 1848, la même année que Charcot. Suppléant de Rostan à l’Hôtel-Dieu, puis médecin à Beaujon, il est ensuite nommé à la Chaire de pathologie interne où il finira sa carrière de façon précoce. La tradition veut que, sur le tard, il délirait en chaire à cause d’une infection syphilitique au dernier stade, tout comme Gilles de la Tourette, pour qui les mêmes causes produisirent les mêmes effets.
Il a travaillé presque toute la deuxième moitié de sa carrière professionnelle à son monumental Traité des névroses . La première édition parut en 1863, mais la seconde, augmentée de quelques 700 pages, ne put paraître par les soins de son élève Huchard qu’en 1883. Il s’agit en quelque sorte de l’aboutissement du concept de névrose tel que l’avait imaginé Cullen pour désigner un ensemble d’affections du sentiment et du mouvement, sans lésions des organes, mais en relation avec un trouble du système nerveux. Les progrès des connaissances médicales allaient bientôt faire « descendre » nombre de ces maladies – notamment avec Charcot et Vulpian – « sur la terre ferme des affections organiques » en attendant que l’approche psychosomatique de Janet et de Freud confère à ce terme une nouvelle orientation.
500 / 700 €
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