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du Professeur Alfred Fournier et des Docteurs Besnier et Lailler. Dès la première année d’Externat, Augusta Klumpke et Blanche Edwards suivent les conférences en vue de préparer l’Internat, sous la direction des Docteurs Queyrat, Colleville et Legendre. Blanche Edwards persévère dans ses démarches pour convaincre l’opi-nion médicale et politique sur la nécessité d’admettre les femmes à concourir à l’Internat. En réaction, les Internes se mobilisent pour leur en empêcher l’accès. Dans les deux camps, les pétitions circulent et la presse se passionne pour ce débat. Les Internes semblent l’emporter lorsque les conférences d’Internat sont fermées aux femmes au printemps 1885. Le Dr. Queyrat décide de continuer à enseigner malgré tout aux deux candidates potentielles. En août 1885, le Préfet de Police, sur ordre du Ministre de l’Instruction publique Paul Bert, favorable au mouve-ment d’émancipation des femmes, impose à la Faculté de Paris la candidature des femmes à l’Internat. Cette décision vient contrecarrer la décision prise par le Doyen de la Faculté, la Société Médicale des Hôpitaux, la Société des Chirurgiens des Hôpitaux de Paris, le Conseil de surveillance de l’Assistance publique et l’As-sociation des Anciens Internes des Hôpitaux de Paris.
C’est ainsi que, contre l’avis de toute la classe médicale, et bénéficiant exclusive-ment de quelques soutiens individuels dans la profession, Augusta Klumpke et Blanche Edwards se présentent aux épreuves du concours le 7 octobre 1885. Pour des raisons de « fuite », le concours est cassé. Il est réorganisé le 19 octobre. Au-gusta Klumpke obtient la meilleure note de l’écrit (29/30), mais ne convainc pas le jury à l’oral. Elle est nommée 2 e Interne Provisoire. Blanche Edwards échoue. Elles repassent le concours en 1886. Augusta Klumpke obtient de nouveau la meilleure note à l’écrit et, au terme de l’oral, est reçue 16 e interne titulaire (sur 52) ; Blanche Edwards est reçue Interne provisoire. En 1887, Augusta Klumpke fait sa première année d’Internat à l’Hôpital Lourcine (actuellement Hôpital Broca) dans le service du Dr. Balzer, et rejoint pour sa seconde année le service du Dr. Landouzy. En 1888, elle interrompt son Internat et épouse le Dr. Jules Déjerine. Elle se consacre alors à rédiger sa thèse de Doctorat, qu’elle passe bril-lamment en 1889, intitulée : Des polynévrites en général et des paralysies et atrophies saturnines en particulier . Étude clinique et anatomo-clinique . Sa thèse obtient la médaille d’argent de la Faculté de Paris et le prix Lallemand de l’Académie des Sciences.
Bel ENVOI AUTOGRAPHE de Blanche Edwards sur la page de titre au Docteur Etienne Lancereaux.
6 000 / 7 000 €
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124 ELIASCHEFF (Sylvain). D ES ÉCRITS DANS LE DÉLIRE D ’ INTERPRÉTATION . Benard Bardel 1928
In-8° relié. Pleine toile, pièce de titre contrecollée, plats de couverture conservés, 136 pages. Bel ENVOI AU-TOGRAPHE de l’auteur sur la page de garde. Thèse rarissime du grand aliéniste d’avant-guerre qui, élève de Paul Serieux et Henri Claude, se spécialisa dans les délires de filiations et les écrits des aliénés.
Héritier d’une riche famille juive de fourreurs, il créa une célèbre maison de santé à Nogent-sur-Marne où il recueillit particu-lièrement des psychotiques (ses deux frères étaient autistes) et des maniaques correspondant aux folies raisonnantes de Capgras et Serieux. La thèse continue d’être très recherchée pour ses intuitions originales et ses très nombreuses vignettes cliniques.
On joint
POTTIER (Claude). R ÉFLEXIONS SUR LES TROUBLES DU LANGAGE DANS LES PSYCHOSES PARANOÏDES . 1930 . Bel ENVOI AUTOGRAPHE de l’auteur sur la page de garde. Grand in-8° broché, couverture imprimée d’origine, 142 [1] pages. Thèse de doctorat de médecine soutenue à Sainte-Anne devant Henri Claude.
Cette thèse est reconnue comme remarquable par la richesse de ses observations cliniques et ses descriptions de cas où il donne de très larges apercus des troubles du langage et de l’écriture des malades. Elle s’inscrit dans la lignée des travaux à l’époque de Jules Seglas sur les troubles du langages et de Pfersdorff à Strasbourg. Deux ans plus tard, dans le même service, Jacques Lacan donnera lui aussi dans sa thèse de nombreux extraits de « proses » de sa malade, Aimée.
250 / 300 €
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