Catalogue de vente du 24 juin 2014
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Experts et bibliographe
Ludovic MIRAN
Bibliographe,
a rédigé les fiches de ce catalogue.
miranludovic@gmail.com
À l’exception des lots suivants :
Yves DI MARIA
Expert en photographies
de collection
Assisté par Agnès DI MARIA
58, rue Vieille-du-Temple
75003 Paris
art75.galerie@free.fr
Tél. : +33 (0)6 73 39 03 44
Pour les lots 8 à 9, 38 à 39, 61 à 75,
77 à 88, 94, 98 à 102, 124, 147,
150, 156 à 160, 166, 170 à 175,
180, 182 à 183, 209, 242, 266, 271
à 272 et 289 à 290.
Pierre BOURDY
Expert en photographies
de cinéma
97 rue Saint-Antoine
75004 PARIS
p.bourdy@orange.fr
+33 (0)6 08 18 21 34
Pour les lots 10 à 13 et 164 à 165.
François ROULMANN
Expert en manuscrits
musicaux
12, rue Beautreillis
75004 Paris
roulmann@club-internet.fr
+33 (0)1 71 60 88 67
+33 (0)6 60 62 98 03
Pour les lots 43 à 59.
Pour les manuscrits musicaux,
exposition du lundi 16 au vendredi
20 juin chez l'expert (uniquement
sur rendez-vous).
Axel LOUOT
Expert en militaria
36, rue de bellechasse
75007 PARIS
virtuti@club-internet.fr
+33 (0)1 47 05 33 62
Pour les lots lots 95 à 97.
« […] Grand admirateur de Céline, [Paul Cham-
brillon (1924-2000)] est connu pour avoir été, en
1956 et 1957, à l’origine de deux disques consa-
crés à l’écrivain. Dont celui où l’écrivain interprète
les deux chansons qu’il avait écrites,
Règlement
et
À nœud coulant
, et que Paul enregistra à son insu.
L’année de sa mort, il réédita chez Patrick Frémeaux
l’ensemble de ces enregistrements. C’est également
lui qui réalisa en 1963 l’une des toutes premières
émissions radiophoniques sur l’auteur de
Mort à
crédit
: « L.-F. Céline, romancier expérimenta ».
La première fois que je le rencontrai, c’était à
Bruxelles ; il y était venu pour la première d’une
pièce de Félicien Marceau. Il travaillait alors
pour l’hebdomadaire
Valeurs actuelles
auquel
il donna une chronique dramatique pendant des
années. Il collabora aussi à
Spectacle du monde
issu du même groupe de presse. Dès les années
cinquante, il s’intéressa au disque littéraire et fut
à l’origine de plusieurs réalisations consacrées à
divers écrivains ou artistes. Outre Céline déjà cité :
Raimu ou Marcel Jouhandeau dont il était l’ami et
qui fut son témoin de mariage.
Tout de suite, je fus séduit par sa cordialité, sa
culture foisonnante et sa verve très parazienne. Né
trois ans avant le décès d’Albert Paraz, je n’ai pas
connu l’auteur du
Gala des vaches
, mais j’imagine
que Paul Chambrillon, qui fut son ami, avait une
personnalité fort proche de la sienne. Même admi-
ration inconditionnelle pour Céline, même curio-
sité intellectuelle, même sens de la formule, même
anticonformisme, même verve surtout, tellement
roborative. Amoureux du théâtre, il suivait avec
intérêt les diverses tentatives d’adapter Céline à
la scène. Et l’on sait qu’il fit beaucoup pour faire
connaître l’initiative de Jean Rougerie qui adapta
(et joua)
Entretiens avec le Professeur Y
. Il fut aussi
un spectateur enthousiaste de l’adaptation des
Beaux draps
par Claude Duneton. Il faudrait aussi
évoquer son grand talent de raconteur d’histoires.
Nul mieux que lui n’était capable de narrer avec
brio telle ou telle mésaventure survenue à l’un de
ses confrères dont il imitait les intonations avec un
talent consommé. C’était aussi un grand amou-
reux de la vie : sa passion pour la bonne chère (il
était aussi critique gastronomique) se révélait à la
mesure de celle qu’il avait pour le théâtre. Il aimait
venir en Belgique, et à Bruxelles en particulier.
C’était pour lui une vraie joie que de savourer la
bonne cuisine belge, après avoir été applaudir José
Géal et ses marionnettes de Toone. C’est que Paul
aimait la vraie culture populaire et tout ce qui s’y
rattache. Il faudrait surtout parler de sa fidélité en
amitié. D’Arletty à Michel Simon en passant par
Alphonse Boudard, Pierre Fresnay et Jean Poiret,
ses amis étaient nombreux et souvent de grand
talent.
Paul avait ce qu’on appelle un caractère entier.
Il fallait l’aimer ou le détester pour ce qu’il était : un
grand bonhomme tout d’une pièce, terriblement
attachant ou exaspérant, selon que l’on apprécie ou
non les grands vivants. »
Marc LAUDELOUT
In
le bulletin célinien
, 33° année, n° 362, avril 2014.
Louis-Ferdinand CÉLINE
et Paul CHAMBRILLON
en 1955
Tous les lots précédés d'un *
proviennent de la bibliothèque
Paul Chambrillon.