59
Kapandji Morhange
rement. Plon ne m’a donné aucune directive
[…]. Plus loin, il évoque
ce qu’il doit à Céline : « […]
au sujet de l’argot chez Ferdinand je veux
surtout dire qu’il n’était pas tributaire de l’argot. Il prenait dans la langue
verte ce qui lui semblait bon, il le transformait, le façonnait, le transposait.
C’est cela être un argotier
[…] ». Et il termine sur sa collaboration avec
Michel Audiard « pour l’adaptation au cinoche des cloportes […]
S’il se
décide, je palpe deux briques et l’ours se vendra beaucoup mieux.
»
Voir la reproduction.
150 / 300€
138. *
BOUDARD
(Alphonse). Lettre autographe signée «
M. Bou-
don
», [adressée à Paul Chambrillon]. 22 août 1962 ; 2 pages in-4.
Boudard s’explique dans cette lettre sur l’origine des personnages d’un
de ses romans, entre l’imagination et le vécu : « […]
Rouquemoute est
un composé de deux mecs. Youpe est toujours vivant mais bien sûr, il sévit
ailleurs que dans l’art abstrait. Sauveur et Lulu-langue-de-velours existent
à peu près tels quels. Anne-Marie je l’ai fabriquée avec une pépée du même
genre connue autrefois
[…]
je n’ai pas insisté sur le côté fesses volontai-
138