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Kapandji Morhange
140. *
BOUDARD
(Michel Boudon, dit Alphonse). Lettre auto-
graphe signée «
Michel
», [adressée à Paul Chambrillon],
Lucé sous pisse
[pour le Grand-Lucé ( !) ] 28 août 1963 ; 1 page 1/2 in-4 (plis, taches
claires, état correct).
A propos de Jouhandeau : «
Cézig il me botte assez ; son École des filles
ça tient le coup. Une langue classique pour nous dépeindre un univers de
cabanon. L’Elise elle doit être gratinée
». Il dit être en train de corriger les
épreuves de « La cerise » [son 2
e
roman], «
En principe cet ours devrait
faire un peu de foin. En principe !… je redoute la conspiration – consti-
pation du silence
». Il demande à P. Chambrillon de ne rien publier
dans Minute pour l’instant, voulant laisser à l’Express la priorité…
«
un vague scandale en perspective
».
80 / 150€
141. *
BOUDARD
(Michel Boudon, dit Alphonse). Lettre auto-
graphe signée «
Alphonse
», [adressée à Paul Chambrilon]. 2 septembre
1963 ; 2 pages in-4 (plis, tache claire, état très correct).
«
à Fresnes on bouffe que des flegelos, des lentilles et des pois cassés mais on
n’en crève pas. J’ai donc eu raison de ne pas m’engager à 18 ans à Saint-
Gobain
». Il évoque son éditeur «
chez Tarte en Plon
», des enregistre-
ments à Radio-Genève, «
Et mézig sur les ondes helvètes, qu’est-ce que ça
a donné ? Passé, pas passé ?
». Et il conclut sur son roman : «
A part cela
c’est le temps de La cerise… corrections, derniers fignolages… virgules !
»,
et après la signature : «
Connais-tu des amateurs de Boudard qui achète-
raient l’E.O. de « La cerise » (dans les 3 sacs, à peu près le double du prix
courant)
».
100 / 200€
142. *
BOUDARD
(Alphonse). Lettre autographe signée «
Al-
phonse
», [adressée à Paul Chambrillon]. 14 septembre 1963 : 1 page
1/2 in-4 (2 plis modérés).
Il évoque tout d’abord les critiques de «La cerise » : «
Les épreuves circulent,
on me trouve grossier, affreux malfrat, fachiste, méchant, fécal, etc.
[…]
La
diffusion risque donc de s’en ressentir. A la synagogue je n’ai pas l’impression
qu’on va me faire un bouquet de roses. Je m’ouvre déjà le pébroque pour
parer la pluie de glaviots
[…] ». Et plus loin : «
Quelles salades encore avec
la Cantinière ? Je vais essayer qu’elle se mouille un peu pour «La cerise ». La
compromettre cette mignonne, la foutre au tapin. Elle aime la brutalité,
l’encaldosse violente sous les portes cochères
». Enfin, à propos des projets
cinématographiques : «
Côté Audiard ça trainasse. Il oublie de banquer
[…]
je crois qu’il se fait sérieusement ponctionner le morlingue par une
nana-vampire
[…] »
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100 / 200€
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