Lot n° 193
Sélection Bibliorare
Description
Lettre autographe signée V. à D’Alembert. [Ferney], 25 octb [1762]. 1 page ½ in-8, adresse au verso du second feuillet A Monsieur – monsieur d’alembert, cachet de cire rouge. « Mon cher philosophe nos lettres se sont croisées. J’ay reçu l’attestation de votre indignation, j’envoye le tout a mr le duc de choiseuil pour achever de le battre a terre. Il est vray que dans son erreur il m’avait témoigné les plus grandes bontez. Il est vray encor que le fardeau des affaires est son excuse. Mais il n’en est pas moins vray qu’il faut le gronder ; et je ne my suis pas épargné. Au reste vous voyez clairement que je n’avais pas donné de copie de la lettre du 29 mars. Je ne me souvenais pas meme que je l’eusse écritte de ma main, et qui diable donne des copies de ses lettres ! Ou ou je me trompe fort, ou je l’avais envoyée ouverte a mr damilaville. Je soupçonne un commis de la poste. Ny pensons plus



Jay lu le dictionnaire des erreurs jen connais un plus salé et plus roide. Sur ce je vous recommande linfame et vous embrasse tres tendrement. »













Le dictionnaire des erreurs dont il est question désigne l’ouvrage de François André Adrien Pluquet : Mémoires pour servir à l’histoire des égarements de l’esprit humain par rapport à la religion chrétienne, ou dictionnaire des hérésies, des erreurs et des schismes (Paris, 1762). D’Alembert lui avait parlé de cet ouvrage dans des lettres datées des 2 et 10 octobre. Voltaire avait passé auprès de Damilaville une commande pour les deux volumes.







Le plus salé et le plus roide est une allusion au Dictionnaire philosophique portatif (Genève, 1764). Dans une lettre datée du 17 novembre, D’Alembert écrit à Voltaire : « J’ai bien entendu parler de ce dictionnaire des hérésies dont vous ne me dites pas mots, et j’ai grande envie de le voir ; la mine est précieuse et abondante. »
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