37 Enluminures et manuscrits 27 [MANUSCRIT]. [MISSEL]. [SAVOIE]. [CARMES]. Missel noté. En latin, manuscrit orné sur parchemin. France (La Rochette en Savoie ?) ou Suisse, vers 1500. 31 ff., écriture bâtarde à l’encre brune, 20 lignes par page, parchemin réglé (justification : 107 x 155 mm), rubriques en rouge vif, capitales rehaussées de rouge, initiales peintes en rouge, musique notée sur des portées de 4 lignes tracées à l’encre brune (notation carrée). Reliure de plein veau brun foncé sur ais de bois, dos à 3 nerfs, plats ornés de motifs à froid (motif de colonne répétés en encadrement extérieur, filets à froid croisés dans l’encadrement central), boulon en laiton au centre des plats, fermoir en laiton avec « JHS » dans un cercle avec rayons, attache en laiton (accidentée, détachée du plat inférieur). Plats frottés et épidermés ; dos refait. Dimensions des feuillets : 220 x 145 mm ; dimensions de la reliure : 240 x 155 mm 4 000 / 6 000 € Manuscrit copié dans un contexte savoyard ou helvétique avec une dévotion particulière à Saint Barthélémy (voir au début la Messe notée en l’honneur de saint Barthélémy (ff. 2-6)). De plus amples recherches permettront de déterminer s’il a été copié pour une fondation de carmes dès l’origine ou s’il est copié pour un lieu avec une dévotion particulière à saint Barthélémy. Deux inscriptions (fol. 26v) indiquant que l’ouvrage a appartenu à des carmes associés au nom latin « Ruppellensis » : « Frater Claudius Jallieti carmelita conventus Rupelle » ; « Friallonis carmellita Ruppeenlensis natione Anessici Veteris diocesis Gebencis M° V° 42 [1542] ». Le nom « Jalliet » est un nom de famille répandu en Savoie et en Suisse, notamment à Genève ; le dénommé « Friallon » serait un moine carmélite également de « Ruppeenlensis », venant d’Annecy-le-Vieux, diocèse de Genève. Il se pose le problème de la forme latine « Ruppellensis » qui renvoie habituellement à La Rochelle ce qui serait difficile à expliquer vu le contexte. Il y a un lieu qui se nomme La Rochette (Savoie) dont on trouve des formes latines attestées en « Rupela » (« apud Rupeculam » en 1252 ; voir E. Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève, 1990). .../...
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