55 Enluminures et manuscrits des Heures à l’usage de Rome de Kerver, certes marquée 1516 au titre, mais affichant la date de 1506 au colophon et contenant un almanach de 1506-1530, on aurait pu penser que cela repoussait la date de l’emploi du caractère italique à circa 1506. Toutefois, plusieurs points confirment une date de 1516 pour les présentes Heures et non circa 1506 : ces points sont énumérés par Vervliet (« Early Paris Italics, 1512-1549 » (p. 287) : « However several clues militate against such an early date… »). Ceci est aussi avancé par Tenschert et Nettekoven pour qui la « Späte Kleinbilder für Kerver, c. 1512-1515 », série de gravures dans la présente édition de 1516, ne peut en aucun cas avoir figuré dans une édition de 1506. Colophon [avec la date de 1506] : « Presentes hore pervenusto caractere exarate sunt Parisius per Thielmanum Kerver in vico divi Iacobi ad signum cratis. Anno domini millesimo quingentesimo sexto, die vero vigesimo secondo decembris ». Provenance : 1. Note à l’encre (écriture du XIXe s.) au recto du dernier feuillet de garde : « Ce livre à l’usage de Mathieu de Vauzelles, avocat général au Parlement de Dombes, en 1549, m’a été transmis par mon père Julien Léonard de Vauzelles [signé] J.B. de Vauzelles ». L’ouvrage est donc transmis sur plusieurs générations de la famille de Vauzelles depuis le XIXe siècle jusqu’au XIXe siècle. Jurisconsulte, Matthieu de Vauzelles (1490-1561) fut échevin de Lyon en 1524, avocat du roi au Parlement de Dombes (siégeant à Lyon) de 1535 à 1539. Il était aussi homme de lettres et auteur d’emblèmes français dans la manière d’Alciat. Voir Dictionnaire des lettres françaises. Le XVIe siècle, Paris, Fayard, 2001, pp. 1163-1164. Julien Léonard de Vauzelles (1757-1831) est le fils de Jean-Baptiste de Vauzelles, chevalier héraut d’armes de Saint-Flour, et de Catherine Herculette Guérin. Il est le père de Jean-Baptiste de Vauzelles (qui signe la présente note), premier président de la cour d’appel d’Orléans. 2. Inscription sur le contreplat supérieur : « Fressangle ». Texte Sig. A1, Titre en rouge et noir, avec marque typographique de Thielman Kerver (Renouard 499) [caractères italiques]. – Sig. A1 verso, Homme anatomique, légendes en français [caractères romains]. – Sig. A2, Table du contenu des Heures [caractères italiques]. – Sig. A2 verso, Almanach pour les années 1506 à 1530, [caractères gothiques]. – Sig. A3-A8 verso, Calendrier. – Sig. B1-B8, Extraits évangéliques et Passion. – Sig. B8 verso-G1 verso, Heures de la Vierge, à l’usage de Rome. – Sig. G2-H1 verso, Psaumes de la pénitence et litanies. – Sig. H2-I8 verso, Office des morts. – Sig. K1-K2 verso, Heures de la Croix. – Sig. K3-K4 verso, Heures du Saint-Esprit. – Sig. K5-L2, Heures de la Conception ; Messe de la Vierge ; Heures de sainte Barbe. – Sig. L2 verso-M5, Suffrages aux saints. – Sig. M5 verso-N8, Sept vers de saint Grégoire ; Quinze joies de la Vierge et prières. – Sig. N8, Colophon [avec la date de 1506] (voir supra). Illustration Sig. A1, Marque typographique de T. Kerver. – Sig. A1v, Homme anatomique. – Sig. B1, Martyre de saint Jean l’Evangéliste. – Sig. B2, Saint Luc. – Sig. B2v, Saint Matthieu. – Sig. B3, Saint Marc (rubrique erronée). – Sig. B3v, Trahison de Judas et Arrestation de Jésus. Sig. B5, Jésus devant Pons Pilate. – Sig. B5v, Flagellation. – Sig. B6, Christ aux outrages. – Sig. B6v, Portement de Croix. – Sig. B6v, Jésus cloué à la Croix. – Sig. B7, Crucifixion. – Sig. B8v, Arbre de Jessé. – Sig. C1, Annonciation. – Sig. C7v Visitation. – Sig. D4, Nativité. – Sig. D6, Annonce aux bergers. – Sig. D8, Adoration des mages. – Sig. E2, Présentation au Temple. – Sig. E4, Fuite en Egypte. – Sig. E7, Couronnement de la Vierge. – Sig. G2, Punitions de David (David’s Punishments). – Sig. H2, Résurrection de Lazare. – Sig. K1, Crucifixion. – Sig. K3, Pentecôte. – Sig. K5, Vierge de l’Immaculée Conception. – Sig. L1, Décollation de sainte Barbe. – Sig. L2v, Trinité et Tétramorphe. – Sig. L3, Christ bénissant et tenant un orbe. – Sig. L3v, Christ de pitié soutenu par un ange. – Sig. L3v, Pentecôte. – Sig. L4, Voile de Véronique. – Sig. L4v, Vierge à l’Enfant. – Sig. L7v, Saint Michel et le dragon. – Sig. L7v, Saint Jean-Baptiste. – Sig. L8, Saint Jean l’Evangéliste. – Sig. L8, Saints Pierre et Paul. – Sig. L8v, Saint Jacques en pèlerin. – Sig. M1, Saint Etienne. – Sig. M1, Saint Laurent et son gril. – Sig. M1v, Saint Christophe et l’Enfant Jésus. – Sig. M2, Martyre de saint Sebastien. – Sig. M3, Saint Nicolas et le miracle des enfants. – Sig. M3, Saint Antoine. – Sig. M3v, Sainte Anne apprenant à lire à la Vierge. – Sig. M3v, Sainte Marie-Madeleine. – Sig. M4, Sainte Catherine. – Sig. M4, Sainte Marguerite. – Sig. M4v, Sainte Barbe. – Sig. M5, Sainte Apolline. – Sig. M5v, Christ ressuscité et instruments de la Passion. – Sig. N1v, Vierge à l’Enfant. – Sig. N4v, Saint Roch. – Sig. N5v, Saint Augustin. – Sig. N8v, Ecu avec instruments de la Passion « Redemptoris mundi arma ». Voir : Renouard, P., Répertoire des imprimeurs parisiens, libraires, fondeurs de caractères et correcteurs d’imprimerie (nouvelle éd. par J. Veyrin-Forrer et B. Moreau), Paris, 1965. – Claerr, T. Imprimerie et réussite sociale à la fin du Moyen Âge : Thielman Kerver, imprimeur libraire de 1497 à 1522, Lyon (École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques, mémoire d’étude), 2000, 2 volumes. – Claerr, T., « Le rôle de Thielman Kerver dans l’évolution de la typographie à Paris à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle », in Gens du livre et gens de lettres à la Renaissance, Turnhout, 2014, pp. 323-339, en particulier p. 330 : « Les italiques ». – Tenschert et Nettekoven, Horae B. M. V. : 158 Stundenbuchdrucke der Sammlung Bibermühle, Ramsen, 2014, VI, n° 62.1. – Vervliet, H. French Typography : A Conspectus, London, 2010 : recense tous les caractères romains et italiques gravées en France au XVIe siècle et qui date précisément leur première utilisation. – Jimenes, R. « Défense et illustration de la typographie française : le romain, l’italique et le maniérisme sous les presses parisiennes à la fin du règne de François Ier », in Poco a Poco. L’apport de l’édition italienne dans la culture francophone, Turnhout, Brepols, 2020, pp. 223-261 : « Les deux plus anciens textes français composés en italique que j’ai pu repérer sortent tous deux des presses de Simon de Colines, qui semble avoir joué dans ce domaine un rôle pionnier… ».
RkJQdWJsaXNoZXIy NjUxNw==