ADER. Paris. ENLUMINURES, LIVRES ANCIENS et MODERNES

Livres du XIXe siècle 84 66 DIEULAFOY (Marcel). L’Art antique de la Perse. Archéméides, Parthes, Sassanides. Paris : Librairie Centrale d’Architecture, 1884 (tome 1) ; Paris : Librairie Centrale d’Architecture, Des Fossez & Cie, 1884 (tome 2) ; Paris : Ve A. Morel & Cie, Des Fossez & Cie, successeurs, 1885 (tomes 3 et 4) ; Paris : Librairie des imprimeries réunies, [1889] (tome 5). — 5 volumes in-folio, 390 x 285 : (2 ff.), III, 60 pp., (2 ff.), 2 cartes, 18 planches ; (2 ff.), 90 pp., (1 f.), 16 planches ; (2 ff.), 106 pp., (1 f.), 17 planches ; (2 ff.), 84 pp., (2 ff.), 18 planches ; (2 ff.), 238 pp., (1 f.), 22 planches. Demi-chagrin rouge, dos à nerfs, tête dorée, non rogné (reliure de l’époque). 600 / 800 € Édition originale recherchée de cet ouvrage fondateur. Il retrace les missions d’exploration menées en Perse par Jane et Marcel Dieulafoy, un couple d’archéologues pionniers, entre février 1884 et mai 1885, puis de décembre 1885 à avril 1886. Leurs travaux, marqués par des découvertes majeures comme les célèbres frises des lions et des archers (aujourd’hui exposées au musée du Louvre), ont marqué un tournant dans l’étude de l’Iran antique. Premiers explorateurs systématiques du Fars et de l’Élam, les Dieulafoy ont exhumé des monuments voûtés datant des époques achéménide, parthe et sassanide. Ces vestiges révèlent une continuité architecturale remarquable, reliant l’Antiquité au Moyen Âge. Leur approche, résolument empirique, se distingue par son refus des spéculations : ils analysent les matériaux, le climat et les vestiges in situ, laissant les vestiges « parler » d’eux-mêmes plutôt que d’imposer des interprétations hâtives. La publication est divisée en cinq volumes ou parties : Monuments de la ville du Polvar-Roud. - Monuments de Persépolis. - La Sculpture persépolitaine. - Les Monuments voutés de l’époque achéménide. - Monuments Parthes et Sassanides. L’édition est illustrée de nombreux dessins dans le texte, ainsi que de deux cartes et 91 planches, dont 4 dépliantes. Parmi ces planches figurent plusieurs précieuses photographies de Jane Dieulafoy, reproduites en héliogravure. Quelques frottements d’usage. Rousseurs éparses. 67 GUIGNES (Chrétien-Louis-Joseph de). Voyages à Péking, Manille et l’île de France, faits Dans l’intervalle des années 1784 à 1801. Paris : Imprimerie impériale, 1808. — 3 volumes in-8, 210 x 137, et un atlas in-folio, 410 x 260 : (2 ff.), lxiij, 439 pp. ; (2 ff.), 476 pp. ; (2 ff.), 488 pp. ; (2 ff.), 60 planches, 6 cartes. Demi-maroquin rouge à long grain à petits coins, roulettes dorées, dos lisse orné, non rogné (reliure de l’époque). 2 000 / 3 000 € Édition originale de cet ouvrage recherché, constituant le dernier témoignage européen sur la Chine impériale classique, avant que les guerres de l’Opium et l’occidentalisation ne transforment durablement l’Empire du Milieu. Le sinologue et orientaliste Chrétien-Louis-Joseph de Guignes (1759-1845) était le fils de l’orientaliste Joseph de Guignes (1721-1800) qui lui transmit sa maîtrise du chinois. Il fut une figure majeure des échanges culturels entre l’Europe et la Chine. Nommé consul de France à Canton en 1784, il vécut en Chine jusqu’en 1801. En 1793–1794, il accompagna l’ambassadeur des Pays-Bas à Pékin en tant qu’interprète et fut reçu au somptueux Palais d’Été — détruit plus tard, en 1860, par l’expédition punitive de Lord Elgin. Dans sa préface, l’auteur indique qu’il se propose dans cet ouvrage de décrire la Chine telle qu’il l’a observée, sans idéalisation ni dénigrement. Il s’appuie sur des faits concrets, évitant de se prononcer sur des périodes historiques trop anciennes et incertaines, même les historiens chinois eux-mêmes ayant évité de trancher sur ces époques lointaines.

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