145 par di¡érents continuateurs espagnols (livres VI à XII - correspondant aux livres 1 à 14 de la version française - publiés entre 1510 et 1546), puis, entre 1558 et 1565, par l’Italien Mambrino Roseo da Fabriano (livres 15 à 20 de la version française donnée par Gabriel Chappuys). Les trois derniers livres, publiés en 1594 et 1595 à Francfort, sont l’œuvre d’un anonyme allemand ; traduits exclusivement en français – traduction également anonyme – ils seront publiés à Paris en 1615 au format in-8, enrichis d’un beau frontispice gravé. En France, le succès du roman fut amplifié par la remarquable traduction libre des huit premiers livres (livres I à IX espagnols) qu’en donna entre 1540 et 1548 au format in-folio Nicolas Herberay des Essarts. Cette version – ou adaptation – composée dans une langue élégante et fluide est considérée aujourd’hui comme l’un des premiers monuments de la prose française. Suivront, après la mort de des Essarts (1552) et toujours au format in-folio, les versions françaises des livres IX (traduction de Gilles Boileau publiée en 1551, revue par Claude Collet en 1553), X-XI (traduction de Jacques Gohory, 1552-53) et XII (traduction de Guillaume Aubert, 1556). Une quinzaine d’années s’écoulera avant la publication, en 1571 et 1574, des livres XIII et XIV (début et fin du livre XII espagnol) dans des traductions de Jacques Gohory et d’Antoine Tyron. Dès cette époque, c’est l’in-16, moins couteux, qui sert désormais de support. C’est donc également dans ce format que seront données à Lyon, chez di¡érents libraires, de 1577 à 1582, les traductions de l’italien par Gabriel Chappuys des livres XV à XXI. Dans le même temps, et afin d’uniformiser l’ensemble, ces mêmes libraires s’emploieront à réimprimer en in-16 - et toujours par publications séparées - les quatorze premiers volumes de la saga. Les rares collections complètes du roman qui nous sont parvenues se trouvent ainsi presque toujours imprimées dans ce format (cf. Brunet I, 216).
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