BIBLIOTHEQUE EMILE ROSSIGNOL

29 PROVENANCE 1. Manuscrit copié et enluminé à Rouen sur des bases stylistiques, mais pour un commanditaire ayant des attaches avec le Berry, l’usage liturgique des Heures de la Vierge et l’O¡ice des morts étant celui de Bourges. Au calendrier, on notera les saints berruyers tels : Guillaume, évêque de Bourges (fête et translation), Ursin, évêque de Bourges (deux fois), Étienne (saint patron de la cathédrale de Bourges), Maudez (Mauduit), abbé breton dont les reliques sont transportées dans la cathédrale de Bourges au IXe siècle pour fuir l’arrivée des Normands. La dernière enluminure illustrant le Stabat Mater figure une fort belle Vierge à l’Enfant, couronnée par deux anges, avec la commanditaire en prière, vêtue de rouge et coi¡ée de noir. Il n’y a pas d’indice sur son identité. 2. Ambroise Firmin Didot (1790-1876), imprimeur, éditeur, helléniste et collectionneur d’art français, sa vignette ex-libris de cuir au lettrage doré de format ovale, contrecollée sur le contreplat supérieur. Le manuscrit figure dans le catalogue de sa vente. Voir Catalogue des livres précieux, manuscrits et imprimés faisant partie de la bibliothèque de M. Ambroise Firmin-Didot de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, Paris, 1883, n° 14. Superbe état de conservation (manuscrit et reliure). Signalons pour la reliure quelques infimes épidermures sur les coupes et en tête de dos ; feuillets rognés un peu plus courts dans la marge supérieure, mais ne portant jamais atteinte à la surface peinte ; quelques petites taches parfois au parchemin, sans gravité. BIBLIOGRAPHIE Avril, F. et N. Reynaud. Les manuscrits à peinture en France, 1440-1520, Paris, 1993, pp. 169-172 : « La Normandie ». Delaunay, I. « Le manuscrit enluminé à Rouen au temps du cardinal Georges d'Amboise : l'œuvre de Robert Boyvin et de Jean Serpin », in Annales de Normandie, 1995 (45-3), pp. 211-244. Gras S. et R. Chenu, « La Normandie », in Peindre en France. Trente ans de recherche sur les manuscrits à peintures, Milan, 2025, pp. 117-135. Rabel, C. « Artiste et clientèle à la fin du Moyen Age : les manuscrits profanes du Maître de l’Echevinage de Rouen », in Revue de l’art, n°84, 1989, pp. 48-60. Rabel, C, « Maître de l’Echevinage de Rouen », in Enluminures du Louvre : Moyen Age et Renaissance, Paris, 2011, pp. 208-211. Acquis par Émile Rossignol en 1949

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