55 Ce poème inédit en 566 vers constitue, sur le fond comme sur la forme, le parfait pendant en contrepoint du précédent. Il n’est connu que par deux manuscrits, le nôtre et Paris, Bibliothèque de l’Arsenal, MS 3173 provenant du marquis de Paulmy avec sa signature au premier feuillet et une note de sa main sur la première garde. Comme le nôtre, dont il est très proche, le manuscrit Paulmy est soigneusement calligraphié en gothique sur peau de vélin et orné d’initiales en couleurs et grandes lettrines sur fond or. f. 30v, feuillet blanc. ¡. 31-42v, Anonyme [Almanque Papillon], La response des oracles d’Apollo revellés par la fameuse sybille Cumée l’an de grâce mil cinq cens trante et ung de la divine et merveilleuse destinée des tresnobles et tresillustres princes les trois enfans de France par les trois fleurs de lys mystiquement figurez ; incipit, « Ung jour d’esté le long d’une praerie / De force fleurs moult diverses florie… ». Dans ce poème inédit en 434 vers, le poète célèbre les trois fils du roi, François, Henri et Charles, leur prédisant un avenir brillant. La mort de l’aîné François, duc de Bretagne, le 10 août 1536, fournit un terminus ad quem à la rédaction de notre manuscrit. L’attribution du texte est confirmée, si besoin était, par les derniers vers dans lesquels l’auteur est comparé à un« papillon [qui] print la plume et papier pour escrire ». Ce texte n’est connu, en dehors du nôtre, que par un seul manuscrit, Paris, Bibliothèque de l’Arsenal, MS 2955, manuscrit calligraphié de 12 feuillets sur vélin avec lettrines miniaturées et orné d’un encadrement de titre surmonté d’une salamandre accompagnée de la devise de François Ier, Nurtrisco et Extinguo. Le manuscrit de l’Arsenal fut très probablement exécuté pour être o¡ert au roi. ¡. 43-43v, feuillet blanc. ¡. 44-54, Anonyme [Almanque Papillon], La vision et prodiges celestes precedent le trespas de Madame Mere ; incipit, « Phebus baignoit ses coursiers par les undes… ». Poème inédit, en 396 vers. ¡. 54v-57v, Anonyme [Almanque Papillon], Epistre envoyée au Roy par Madame apres son trespas ; incipit, « Voyant de deuil et tristesse indicible… ». Poème en 122 vers, également inédit. Ces deux derniers textes ne semblent connus que par le présent manuscrit. La mort de Louise de Savoie, mère de François Ier, le 22 septembre 1531, fournit un terminus a quo à la composition du manuscrit. ¡. 58-59v, feuillets réglés blancs. ¡. 60-83v, Anonyme, Vie de Sainte Valérie de Limoges (sainte Vallère), en français et en prose, dont la calligraphie est contemporaine du reste du manuscrit, mais copié par une main di¡érente ; incipit, « Au temps que Gayus fut nommé Jules Cesar premier empereur des rommains… » ; De la relevation saincte Vallere ; incipit, « Le corps saincte Vallere construit aorné et assemblé de fleurs… » ; Salutation a ladicte saincte ; incipit, « Ie te salue fille de dieu… » ; explicit, « […] Si finist la légende ma dame saincte Valere vierge et martire laquelle receut la couronne et palme de martire en la ville de Lymoges par le commandement de Estienne duc d’Acquitaine lequel devoit estre son espoux et mary et pour les grans miracles qu’il veit d’icelle il se convertit et fut baptisé par le glorieux disciple de nostreseigneur monseigneur sainct Marcial ». Cette œuvre semble sans rapport apparent avec les pièces qui la précèdent. Nous n’avons pas trouvé trace d’édition de ce texte.
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