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RELATION
en forme de journal, du Voiage pour la Rédemption des captifs, aux
Roiaumes de Maroc et d’Algier. Peandant les années 1723, 1724 et 1725
…
Paris, Sevestre
et Giffart, 1726.
In-12 d’un portrait, (10), X, 364, XII, (4) pp., une planche, reliure de l’époque en veau brun,
dos orné à froid, tranches mouchetées.
Edition originale.
Portrait de la dédicataire, la reine Marie Leczinska, et une planche dépliante représentant
Moulay Ismail donnant audience aux prêtres.
Récit très détaillé de l’ambassade menée à Meknès, capitale marocaine du sultan Moulay
Ismail, ainsi qu’en Algérie, par quatre prêtres de l’ordre de la Rédemption, afin d’obtenir la
libération de prisonniers français capturés par les barbaresques.
La mission se solda par un demi-échec, mais sa relation, une des meilleures sur le sujet, permet
de mieux connaître les conditions de captivité des Européens en Afrique du Nord et les
échanges diplomatiques qui s’ensuivaient.
In fine, liste des noms et qualités des captifs rachetés.
Légère usure à la reliure, petit accroc sans manque à la coiffe inférieure.
300 / 400
€
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RHODES (Père Alexandre de).
Divers voyages en la Chine et autres Roiaumes de l’Orient,
avec son retour en Europe par la Perse et l’Arménie.
Paris, Mabre-Cramoisy, 1666.
In-4 de (4) ff., 342 pp., (1) f., reliure de l’époque en veau marbré, armes au centre des plats,
chiffre au dos, tranches rouges.
Seconde édition, augmentée.
La première, de format in-8, avait été publiée à Paris en 1653.
Alexandre de Rhodes (1591-1660), missionnaire jésuite français d’ascendance espagnole
(de Roueda ou de Rhoda), originaire d’Avignon, s’embarqua pour les Indes Orientales au
printemps de 1619.
Parvenu en 1623 à Macao, il tenta de pénétrer au Japon mais l’époque ne le permettait plus.
Il se rendit alors en Cochinchine, puis au Tonkin en 1627. Arrêté et banni il revint à Rome
en 1646, puis après un repos de trois ans, repartit pour une nouvelle mission en Perse, où il
mourut en 1660.
« On s’accorde à dire que le P. de Rhodes a donné sur les pays qu’il a parcourus des détails
généralement exacts »
(
Hoeffer).
Aux armes et chiffre d’Antoine Barillon de Morangis, successivement intendant de Metz,
Alençon, Caen, Orléans, mort en 1686. Il continua l’importante bibliothèque de son père et
de son oncle. Il avait épousé Catherine Boucherat, fille du Chancelier de France.
Usure à la reliure, restauration au mors supérieur. Parfait intérieurement.
Cordier, III, 2080 ; OHR, 246.
1 000 / 1 200
€




