172
Il y défend l’idée que l’usage intensif des canons, les tracés polygonaux de murs fortifiés et les ouvrages détachés
devraient remplacer les fronts bastionnés continus.
Ces thèses originales mais opposées à celles de Vauban se heurteront à l’opposition quasi-unanime du corps du
génie. Cependant, C.-F. Mandar (
Architecture de forteresses
) reconnaît qu’aucun auteur de fortification, aucun
ingénieur, n’a montré plus de génie que Montalembert ne l’a fait dans les combinaisons aussi nombreuses que
variées du système à tenailles casematées. « L’ouvrage offre des détails complets sur toutes les parties de l’art
militaire ; l’histoire des sièges les plus fameux ; la description de plusieurs machines intéressantes...les plans des
principales villes et ports, avec des observations sur leurs fortifications naturelles et les moyens de les améliorer »
(Brunet). De fait, bien que peu suivi, Montalembert reste comme l’un des grands théoriciens de la fortification.
Ces cinq premiers volumes forment le corps principal de l’ouvrage. De 1793 à 1797 paraîtront des suppléments
chez des éditeurs et dans des formats différents. Les ensembles complets, très rares, forment onze volumes
contenant 164 planches.
Spectaculaire et superbe illustration.
Petite galerie de ver en marge intérieure des feuillets préliminaires du tome I, mouillures marginales touchant
quelques planches aux tomes I et II ; usure aux charnières et dos des reliures, habiles restaurations aux coiffes.
Le tome V, publié six ans après les précédents, présente de très légères différences de décor au dos.
1 000 / 1 200
€




