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RUMFORD (Benjamin Thompson, comte de).

Essays, political,

economical and philosophical.

Londres, 1796-98.

Deux volumes in-8 de (13) ff., 464 pp. ; (4) ff., pp. [1]-196, (2) ff.,

pp. [197]-312, (2) ff., pp. [311]-386, (1) f., pp. [387]-496 (numérotation

311-312 redoublée), 12 planches, demi-veau à coins de vélin, tranches rouges

(dos modernes, plats de la reliure ancienne conservés).

Edition originale, rare, des deux premiers volumes, contenant neuf

essais.

Vignette en tête et onze figures gravées sur bois au tome I, 12 planches

gravées sur cuivre hors texte, dont une dépliante, au tome II.

Natif du Massachusetts, Benjamin Thompson (1753-1814) combattit

aux côtés des Anglais durant la guerre d’indépendance, puis, ayant gagné

l’Europe, entra au service de l’Electeur de Bavière qui le chargea de

réorganiser son armée. Amené à nourrir, vêtir, chauffer, éclairer des milliers

d’hommes, il réalisa un vaste programme de recherches sur l’utilisation

rationnelle des combustibles et des aliments. Sa réussite lui valut le titre de

comte du Saint Empire.

Appliquant ses travaux à l’économie civile, il publia entre 1896 et 1812

18 essais proposant inventions et innovations dans différents domaines.

Philanthrope, il étudia notamment les moyens de nourrir les pauvres,

propageant la pomme de terre, les pâtes alimentaires, proposant la création

d’institutions spécialisées, imaginant des soupes économiques (Essais I-III,

V). « On y trouve quelques recettes culinaires, entre autres celles pour faire

l’espèce de macaroni qu’on appelle en Italie,

tagliati

… » (Vicaire). Mais c’est

à l’étude des phénomènes liés à la chaleur qu’il doit avant tout sa notoriété.

Il combattit la théorie en vigueur du calorique, imaginée par Lavoisier -

dont, ironie du sort, il allait épouser la veuve, en 1804 - pour en revenir à

l’explication de la chaleur comme forme du mouvement (théorie de Bacon,

Locke et Newton) et tenta d’en calculer l’équivalent mécanique, anticipant

d’un demi-siècle les travaux de Joule (Essai IX). Dans l’Essai VII, il décrit

la circulation de la chaleur dans les océans, par le biais des courants de

convection.

Enfin, toujours tourné vers les applications pratiques, et notamment

l’économie domestique, il révolutionna la construction des cheminées

(Essai IV) ainsi que l’aménagement des cuisines (Essais 10 à 15), inventa

de nouveaux appareils de chauffage et de cuisson (mise au point d’un four

rôtisseur), et travailla sur l’éclairage (Essais 16-17).

Très bon exemplaire.

800 / 1 000