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LINSCHOTT (Jean Hugues de).
Histoire de la navigation de Jean Hugues de Linschott
Hollandais aux Indes orientales.
(suivi de :)
Le grand routier de mer.
(suivi de :)
Description de l’Amérique et des parties d’icelle, comme de la Nouvelle France, Floride,
des Antilles, Iucaya, Cuba, Iamaica, etc.
Amsterdam, Evert Cloppenburch, 1638.
Trois parties en un volume in-folio de (4) ff., 206 pp. ; (2) ff., 181 pp. ; (1) f., 80 pp (mal
chiffrées 86), reliure ancienne en veau fauve, dos orné à la grotesque et frappé en pied des
armes du comte de Toulouse au début du 18
e
siècle, deux filets sur les plats, tranches jaspées.
Troisième édition en français, la plus complète,
augmentée des annotations botaniques
et médicales du médecin et naturaliste Paludanus.
La première édition française, publiée en 1610, ne comprenait que la première partie.
L’illustration se compose de : deux titre-frontispices gravés par Wouters ; un titre orné d’une
vignette représentant des vues d’une caravelle et de quatre villes hollandaises, gravé par
Cornely ; un portrait de Linschott ; 32 planches hors texte sur double-page (vues, scènes de
genre, types) ; deux grandes planches dépliantes montrant le profil de l’île de Sainte-Hélène ;
deux grands plans dépliants des villes de Goa et d’Angra do Heroismo divisés en deux planches
chacun ; 6 grandes cartes gravées dépliantes, dont une mappemonde et une carte de l’Amérique
du sud et des Antilles.
En 1579, Linschott entra au service de Vicente Fonseca, archevêque de Goa, et le suivit dans
ses missions aux Indes. Après la mort de ce dernier, il se joignit à une expédition qui, sous les
ordres de Barents, essaya de se rendre en Chine en cherchant un passage par les mers du Nord.
De retour en Hollande, il réussit à convaincre le gouvernement de faire partir une nouvelle
expédition dans le même but en 1595, mais la flotte fut stoppée par les glaces avant d’entrer
dans la mer de Kara.
La première partie renferme la relation du voyage que fit Linschott au service de Fonseca.
Elle est suivie ici du
Grand routier de mer
, relatif au voyage de la côte du Brésil, des Antilles,
du Cap, d’après les mémoires de navigateurs espagnols et portugais, et d’une
Description de
l’Amérique
, notamment de la Floride, des Antilles, du Brésil, du Chili et du Pérou.
L’ouvrage constitue l’une des plus importantes contributions à la connaissance des Indes
Orientales et Occidentales à la fin du 16
e
siècle. Le
Grand routier de mer
fut à ce point considéré
que, durant près d’un siècle, chaque expédition en recevait un exemplaire à titre d’instruction
nautique.
Bel et précieux exemplaire relié à l’époque en veau fauve et provenant de la
bibliothèque de Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse (1678 – 1737), fils
naturel de Louis XIV et de la marquise de Montespan, Grand amiral de France,
avec ses armoiries frappées dans le caisson inférieur du dos.
C’est certainement pour lui qu’on a remplacé au 18
e
siècle la sobre décoration du dos (un
fleuron doré dans chaque caisson) par un décor à la grotesque.
Habiles restaurations à la reliure. Minime restauration de papier dans la marge blanche du
premier titre. Petites fentes en haut et bas des mors. Très légères rousseurs. Petites déchirures
sans manque à une carte.
Sabin, 41373 ; Borba de Moraes, 490 ; Palau, 138584.
20 000 / 30 000
€




