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COPPEL Jeanne. COLLAGE ORIGINAL. 1953.
31,5 x 24 cm, sous encadrement.
1 000/1 200 €
Superbe collage original daté et signé au recto par
Jeanne Coppel composé de pièces de papier et de tissu.
101 COPPEL Jeanne. BENOIT Pierre-André. LA
CLOISON. Alès, 1954. In-12 en feuilles.
300/400 €
Edition originale tirée à 111 exemplaires numérotés et
signés par l’auteur éditeur comportant
UN COLLAGE
ORIGINAL DE
J
EANNE
C
OPPEL
.
[COPPEL Jeanne. BECKER Lucien. PETITES
VARIATIONS POUR P.A.B. COLLAGES DE
JEANNE COPPEL]. Alès, PAB, 1953 ; 2 feuillets 9,5
x 10,2 cm.
Edition originale limitée à quelques exemplaires sur
papier bleu illustrés d’une
LIThOGRAPhIE DE
J
EANNE
C
OPPEL
.
102 CREVEL (René). DEUX LETTRES AUTO-
GRAPhES à ChRISTIAN BÉRARD, SIGNÉES
RENÉ, Sans date [été 1927], 6 pages in-12 ou in-4.
Jointe : BÉRARD (Christian), Carte postale
autographe à René Crevel, Sans date, 1 page in-16
oblongue, 1 page in-4 recto-verso (22 x 16 cm),
comportant des dessins originaux à la plume et encre
de chine, représentant une tête de femme et trois
esquisses du visage de Crevel, un dessin original de
Bérard, Portrait de René Crevel [qui figurera en fron-
tispice de son livre Babylone (1927)], Sans date, 1 page
22 x 16 cm, sous chemise demi-maroquin noir. 5 pièces.
2 000/3 000 €
T
RÈS INTÉRESSANTE RÉUNION
,
QUI ATTESTE LES LIENS
D
’
ÉTROITE AMITIÉ ENTRE
C
REVEL ET
C
hRISTIAN
B
ÉRARD
DIT
« B
ÉBÉ
».
On dit à Davos (…) que le portrait pour Babylone
[joint
à cette lettre]
sera tout beau tout beau. P
uis il se livre à
des confidences très intimes :
Nos folles amours conti-
nuent en Corse. Moi j’ai des amours épistolaires avec
un Francfortois de 33 ans, diabétique et tuberculeux,
mais plus beau que le jour, qui reviendra ici en
novembre… J’aime beaucoup aussi l’ami Philippe,
celui de Laborde, séduit par Cocteau… Je t’aime beau-
coup Bébé, et maintenant, sûr, que c’est pour toujours.
Dans la seconde lettre (coupée en bas, mais sans perte de
texte, qui suit au verso), Crevel dit à Bérard qu’il admire
ses dessins, et lui demande :
…Veux-tu faire un dessin de
moi (tu te rappelles ma gueulette) pour un livre qui
paraîtra en octobre ou novembre
[Babylone]
, chez
Kra… ?
Il se plaint de Davos :
Mais quel mal à suppor-
ter ce silence, cette solitude, cette immobilité…
Amicale
réponse de Bérard qui le remercie pour cette proposi-
tion, qu’il accepte :
…Rien ne pouvait plus me toucher…
Veux-tu que je t’envois
[sic]
avant le dessin et que tu le
renvois
[sic]
chez Kra ?…
La page de croquis de Bérard jointe représente précisé-
ment des esquisses pour ce portrait. Et le beau dessin
aquarellé, tout à fait dans le style habituel de Bérard,
servira de frontispice à
Babylone
.
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