N° 50 – Catalogue de vente du 15 juin 2026 12 13 procédés de reproductions qui prenaient de l’ampleur à l’époque, notamment la photographie et la photogravure. Chaque volume contient donc « des dessins vrais et pittoresques, des images bien franches, nettes et lisibles, exécutées avec l’intention nette de réagir contre les gravures imitant les procédés » (pp. 10-11 volume 1). Chaque livraison porte sur une heure différente de la journée, ainsi cette collection comprend la tête de la série : – LEPERE (Auguste). Midi, [Le dejeuner des petites ouvrieres], par G. Montorgueil. – HUARD(Charles). Une heure. [La bourse], par Gabriel Mourey. – LEPERE (Auguste). Deux heures, [La cite et l’Île Saint-Louis], par Gustave Geffroy. – GÉRARDIN (Auguste). Trois heures. [Le grand prix de Paris], par Leon Millot. – SUNYER (Joaquim). Cinq heures [La rue du croissant], par Henry Fevre. Exemplaire de bibliophile. 500 / 600 € 36. [LIBER AMICORUM] – « A l’amitié ». Intéressant exemple de Liber amicorum alsacien des années 1830 ayant appartenu à Eléonore [Grosz – née Gauckler ?], orné de planches enluminées et dessins originaux à la mine de plomb. [Strasbourg 1831-1837]. In-12 oblong (110 × 176 mm), en feuilles libres sous coffret en forme de livre en basane havane flammée, large dentelle d’encadrements sur les plats, écusson en maroquin rouge du titre « A l’amitié » mosaïque sur le premier plat, dos lisse orné, tranches dorées. Etui. 56 pp.n.ch. Intéressant album composé de 36 textes en vers et en prose écrits de plusieurs mains en français et alsacien de proches et amis d’Eléonore. 18 sont accompagnées d’une planche de gravure enluminée ou d’un dessin en noir. La grande majorité est signée et datée. On peut ainsi y lire les noms de Charlotte Hallez, Salomé Rech, Caroline Reche, Fanny de Wissembourg, Elise Grosz, Daniel Kruger (Cousin), etc. D’après une note sur feuille libre Eleonore Grosz (Strasbourg 1817 – Strasbourg 1840), mère d’Eléonore Heydenreich (Strasbourg 1838 – paris 1891). Provenance : sur le premier contreplat « donné par tante Anne Gauckler (le 4-11-1941 à Lisette le Renard Herren Schmidt. A appartenu à Eléonore Gaukler née ». Très belle condition. 300 / 400 € 37 . [LIVRE D’ARTISTE] – BÉNÉZET (Mathieu). HÉLÉNON (Philippe). Feuillets entre-baillés. Remarquable manuscrit autographe de Mathieu Bénézet sur une œuvre originale de Philippe Hélénon, illustrant le concept de « livre pauvre » théorisé par Daniel Leuwers : une œuvre épurée où le dialogue entre le texte et la couleur devient le sujet même du livre. S.l., s.n., s.d. (circa 2000). Grand in-4 (330 × 126 mm ; déplié : 330 × 505 mm). Feuille sous forme de leporello. Édition originale d’une grande rareté. Tirage limité à sept exemplaires, celui-ci numéroté 7/7 et signé par l’auteur et l’artiste. L’ouvrage se compose d’un poème manuscrit de Mathieu Bénézet, intégré à la peinture de Philippe Hélénon (technique mixte, gouache et aquarelle), occupant le verso de la feuille. Le titre et le tirage figurent sur le premier et le dernier volet du recto, orné de la seconde composition de Hélénon. Ce « livre pauvre », selon la terminologie de Daniel Leuwers, constitue un dispositif artistique d’une rare intensité. Il renoue avec la généalogie des « alliés substantiels » chère à René Char : la rencontre directe, sans intermédiaire éditorial, entre le geste du peintre et le souffle du poète. Pour Mathieu Bénézet, l’intervention du peintre est essentielle. Il déclarait en effet, à propos d’un autre livre pauvre illustré par Hélénon (Je dors dans la peinture), que « la complexité du poème est soudain comme absorbée et comprise » par l’espace pictural. Cf. Leuwers, Livre pauvre / livre riche, 2006. 200 / 300 € 33. [LANGUEDOC] – Proces-verbal de l’Assemblee de Nosseigneurs des Etats-generaux de la province du Languedoc. Somptueux exemplaire en reliure de grand luxe, en plein maroquin noir aux armes des Etats du Languedoc. Montpellier, De l’imprimerie Jean Martel aine, imprimeur ordinaire du roi, des Etats de la province de Languedoc, 1786. In-folio (370 × 255 mm). Plein maroquin noir, triple filet d’encadrement sur les plats, armes des Etats du Languedoc estampées en or au centre des plats, dos à 6 nerfs orné de frises aux coiffes, roulettes sur les nerfs et caissons fleuronnés aux fers dorés, double filet sur les coupes, toutes tranches dorées. Reliure de l’époque. 583 pp., 1 pp.n.ch., 31 pp., 1 p.n.ch., 34 pp., 6 pp.n.ch.,,xxxi pp. 5 pp.n.ch. (Menus défauts à la reliure. Quelques rares passages soulignés au crayon) Édition originale du procès-verbal des États-généraux de Languedoc tenus du 12 Janvier 1786 au 18 Février 1786. L’édition est suivie de deux appendices consacrés aux sénéchaussées de Carcassonne et de Toulouse et de la table des matières. Armoiries inspirées des armes médiévales des comtes souverains de Toulouse : De gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d’or. Très bel exemplaire en excellent état de conservation, exempt de restaurations. 400 / 500 € 34. [LARS BÔ] – HUGO (Victor). Le Rêve de Jean Valjean Édition de grand luxe proposant un extrait des Misérables, illustrée de 9 eaux-fortes originales à pleine page de Lars Bô. [Paris], Les amis Bibliophiles, 1974. In-folio oblong (385 × 474 mm), en feuilles, sous couverture rempliée, titre imprimé en noir, sous coffret entoilé bordeaux. 79 pages non numérotées, 9 pl. (Traces et petites taches sur le coffret). Édition originale. Tirage limité à 150 exemplaires numérotés sur grand vélin ; un des 100 nominatifs réservés aux membres des Amis bibliophiles, n°7 imprimé pour Jean Barrier. L’impressionnante illustration comprend 9 eaux-fortes originales de LARS BÔ, imprimées dans les ateliers de J.J. Rigal à Fontenay-Aux-Roses. Lars Bô (1924-1999) était un graveur, peintre et écrivain danois, installé en France à partir de 1947. Il est surtout connu pour ses gravures surréalistes et fantastiques, peuplées de créatures imaginaires et de scènes onirique. 300 / 500 € 35. [LEPERE] – Les Minutes Parisiennes. Très rare collection de cinq suites de cette apologie à la gravure sur bois consacrée à la ville de Paris et ses habitants au tournant du XXe siècle. Etablies dans un coffret luxueusement relié. Circa 1899. Cinq suites en 1 vol. in-4 (305 × 220 mm), en feuilles sous chemise cartonnée marbrée avec sur le premier plat une vignette en maroquin aubergine du titre aux lettres dorées. Le tout sous étui cartonné et coffret relié en demi-maroquin bleu à coins, dos à nerfs orné de caissons de filets gras et fins dorés, titre « Minutes Parisiennes – Collection de Fumés ». Plats et tranches de papier marbré. Titre, 33 pl. ; titre, 31 pl. ; titre, 48 pl. ; titre, 39 pl. ; titre, 44 pl. (Dos légèrement ombragé, discrets frottements aux mors et coins. L’étui cartonné désolidarisé avec manque de deux arêtes. Quelques rares rousseurs) Premier tirage, avant la lettre au format in-quarto sur papier de Chine. Le tirage est limité à seulement 10 exemplaires (d’après une note manuscrite au crayon sur la garde du premier volume). Les gravures de ces suites ont été réalisées pour la publication recherchée « Les Minutes Parisiennes » publiée par les graveurs sur bois Tony Beltrand (1847-1904), son frère Jacques (1874-1977), ainsi qu’Eugène Dété (1848-1922) chez Ollendorff en 11 volume au format in-8 (1899-1904). Cette publication se voulait pour les éditeurs une œuvre de combat pour défendre l’usage de la vraie gravure sur bois contre les nouveaux L’ensemble comprend également des illustrations pour les journaux Le Charivari et La Caricature, ainsi que diverses amusantes productions de l’artiste. 235 planches extraites des Fables de La Fontaine illustrées par Grandville (Paris, Furne, 1839) montées sur les feuillets de l’album. Couvertures des deux tomes de cette même édition des Fables. 11 planches et feuillets du Charivari, avec un dessin à l’encre copiant le Bal des Insectes. 9 planches issues de La Caricature dont 3 en couleurs. 1 planche extraite de « Chaque âge a ses plaisirs » (« Les Jouissances de l’âge mur, de 25 à 30 ans »). 8 vignettes montées sur feuillets forts et 6 découpées volantes issues des Cent Proverbes (Paris, Fournier, 1845). 3 planches des Petites misères de la vie humaine (Paris, Fournier, 1843) dont le double frontispice. 8 planches en couleurs de diverses éditions des Métamorphoses du Jour. Couvertures des Fleurs animées (Paris, Gonet, 1847. T1 et 2), avec la couverture du catalogue de l’éditeur pour cette même édition. Diverses vignettes et ornements montés sur les derniers feuillets de l’album. Un ensemble riche, très bel aperçu de la diversité de la production de Grandville et de son évolution dans le temps. Voir la reproduction. 800 / 1 200 € 32. [GUILLERAGUES (Gabriel Joseph de Lavergne, comte de)]. Lettres portugaises auec responces, traduites en françois. Rarissime édition lyonnaise inconnue de Barbier, comportant six lettres et cinq réponses. Lyon, Chez Claude Muguet, rue Mercière, au bon Pasteur, 1674. In-12 (145 × 85 mm), veau havane granité, dos à nerfs orné aux fers dorés. 4pp.n.ch., 116 pages. (Cuir passé, coiffes arasées, dorures estompées, coins abîmés. Note manuscrit ancienne (à la plume noire) dans la marge des pages 44 et 45) Très rare nouvelle édition anonyme comprenant un « au lecteur », cinq lettres et cinq réponses, le recueil se termine d’une sixième lettre qui débute « Enfin, Marianne, vous ne m’aimez plus, & vous triomphez… »Édition soignée, bien imprimée avec titre orné d’un fleuron gravé sur bois. Texte agrémenté d’ornements typographiques gravés sur bois. L’édition originale est parue en 1669 chez Claude Barbin, elle contenait cinq lettres de la « religieuse portugaise ». L’un des plus grands textes de littérature du XVIIe siècle : « …vous ne trouverez jamais tant d’amour, et tout le reste n’est rien » (première lettre). « il faut aimer comme la religieuse portugaise » (Stendhal). Exemplaire frais et propre, conservé dans sa première reliure. 300 / 500 € 30. [GASTRONOMIE] – NIGNON (Edouard). L’Héptaméron des Gourmets ou les Délices de la Cuisine française. Édition originale de la « plus prestigieuse publication gastronomique du XXe siècle » (Oberlé). Paris, sur les presses de Malherbe, 1919. Grand in-4 (321 × 250 mm), demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné des titres dorés. Couverture supérieure conservée. 2 ff.n.ch., V-248 pp., 1 f., texte réglé, 1 portrait et 7 dessins gravés sur bois, ornements en sanguine. Édition originale. Tirage limité à 150 exemplaires, celui-ci un des 120 numérotés sur papier impérial du Japon. Ornée d’un portrait de Nignon gravé à l’eau-forte par J. Patricot et de 7 gravures à pleine page d’après O.D.V. Guillonnet et Henry Varenne, gravés sur bois par Jaraud. Avec des avant-propos de Lucien Descaves, Henri de Régnier, Guillaume Apollinaire. L’auteur, Edouard Nignon, chef cuisiner méconnu du début du XXe siècle fut cependant le cuisinier du Tsar de Russie, puis de l’empereur d’Autriche, avant de devenir propriétaire du restaurant Larue, rue Royale à Paris. ??Sous-titré les « Sept journées du Pays de Cocagne », l’Heptaméron propose, pour chaque journée de la semaine, un texte littéraire, rédigé par des grands noms de la littérature de l’époque (André Mary, Emile Godefroy, Laurent Tailhade, Guillaume Apollinaire, Henri de Régnier, Lucien Descaves, Fernand Fleuret) accompagné de deux menus, l’un pour le déjeuner, l’autre pour le dîner et des recettes correspondant aux plats proposés. Les menus, particulièrement fournis, et les recettes, très clairement détaillées, constituent un témoignage de choix quant aux us et coutumes culinaires de l’époque, et cela dans une langue fleurie et surannée qui charmera les amateurs de littérature. L’ouvrage est dédié à la mémoire du fils de l’auteur (Marcel Nignon, figure emblématique de la cuisine française du XXe siècle), tué le 8 octobre 1914 dans la Somme. Voir la reproduction. 2 000 / 3 000 € 31. [GRANDVILLE, Jean-Jacques]. Réunion d’estampes : Fables de La Fontaine, Métamorphoses du Jour…contenant un très beau dessin à l’encre de Grandville. Vaste réunion d’illustrations par Grandville pour la presse ou l’édition. In-folio, demi-chagrin noir, dos à faux-nerfs ornés de filets dorés. 235 planches montées sur feuillets, environ 40 planches volantes et coupures de presse. (Reliure frottée, coins émoussés, une restauration au premier plat) Belle réunion de nombreuses estampes d’illustrations de Jean-Jacques Grandville (1803-1847) pour la presse ou l’édition. La majorité des planches sont tirées des Fables de La Fontaine (Paris, Furne, 1839) et montées sur les feuillets. On trouve également des planches en couleurs des Métamorphoses du Jour, satire de Grandville sur la société de son temps mêlant l’humain et l’animal comme a pu le faire La Fontaine. 30 31
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