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Livres des XIX
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et XX
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siècles
Livres des XIX
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siècles
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117. RICHEPIN (Jean).
La Chanson des gueux. Édition définitive.
Paris : Maurice Dreyfous, 1881.
— In-12, portrait, (2 ff.), iv, XXIV pp., (1 f.), 296 pp., couverture imprimée.
Maroquin brun janséniste, dos à nerfs, encadrement de maroquin brun orné d’une dentelle de feuillage dorée,
doublures de maroquin rouge ornées d’un large encadrement doré composé de pampres, de feuilles et de
fleurs, tranches dorées sur témoins, couverture conservée (
Marius Michel
).
1 000 / 1 500 €
Édition définitive, en partie originale, augmentée d’une préface, de 35 poèmes nouveaux et d’un glossaire argotique. Elle
est illustrée d’un beau portrait de l’auteur gravé à l’eau-forte par Ernst Friedrich von Liphart (1847-1932).
« Ce recueil, ardent et atypique, célèbre les vagabonds, libres comme l’oiseau, les miséreux aux tristes orgies et à la faim
cruelle, ainsi que le buveur de vin coureur de filles François Villon et les mauvais garçons épris de liberté qui
l’accompagnaient ; La fin des gueux, dont les vers fougueux et truculents valurent à l’auteur une condamnation, montre
le désespore du poète devant la solitude qui, au-delà de l’ardeur et du plaisir, terminera sa route. Le vin comme l’amour
tiennent une grande place dans l’ouvrage » (Pierre Berès, cat. 81,
Passionnément littéraire
, n° 207).
UN DES 10 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS SUR PAPIER WHATMAN contenant le portrait sur papier de Chine.
Exemplaire truffé des éléments suivants :
- Suite sur papier de Hollande des 10 eaux-fortes de Maurice Ridouard pour l’édition Dreyfous de 1885.
- Une des 25 suites sur Chine appliqué des 7 gravures d’Eugène Courboin pour l’édition Dreyfous de 1883.
- Le supplément publié par Kistemaeckers sous le titre :
La Chanson des gueux. Pièces supprimées.
Bruxelles : Henry
Kistemaeckers, 1881. 22 pp., (1 f.), couverture imprimée. Un des 10 exemplaires numérotés sur papier Whatman.
Très bel exemplaire en reliure doublée de Marius Michel, parfaitement conservé.
Provenance : Librairie Pierre Berès (cat. 81,
Passionnément littéraire
, 1990, n° 207).
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4611/1458
118. [ROGER-MARX (Claude), sous le pseudonyme de CLAUDINET].
Les Vits imaginaires.
(Paris)
: 69, Place des Erections,
(fin des années 1920). — In-12 carré,
agrafé.
400 / 500 €
ÉDITION ORIGINALE de ce recueil de neuf poèmes libres de Claude
Roger-Marx illustré de gravures érotiques de DUNOYER DE SEGONZAC
dont 2 eaux-fortes originales. Il s’agit de la seule œuvre érotique de l’artiste.
Tirage unique à 250 exemplaires numérotés sur papier d’Arches.
Exemplaire contenant une correction autographe au poème
Péché originel.
Couverture légèrement salie.
8155/28
119. ROSSI (Gaetano).
I Cherusci melodramma eroico. Da raprensentarsi nel gran teatro La Fenice nel carnevale 1807.
Venise : Vincenzo Rizzi,
(1807). — In-8, 48 pp. Soie blanche, très beau décor brodé sur les plats, composé d’un
bord extérieur au point de chaînette réalisé avec des cannetilles dorées et argentées, d’un second encadrement
formé de grecques alliant cannetilles et sequin, les créneaux étant parsemés de fleurettes réalisées en
cannetilles avec un cœur perlé représentant des roses et des marguerites, coins ornés d’un épi réalisé en
cannetilles ; chiffre EN couronné au centre du premier plat, alliant cannetilles et sequin dorés et argentés, et
collier de la légion d’honneur composé de même au centre du second plat ; dos lisse muet, tranches dorées,
étui-boîte en percaline moderne, doublé de velours saumon (
reliure de l’époque
).
3 000 / 4 000 €
Édition originale de ce livret d’opéra de Gaetano Rossi. Il
s’agit d’un mélodrame héroïque interprété pour la première
fois à la Fenice de Venise le 22 janvier 1807, sur une
musique de Stefano Pavesi (1779-1850).
PRÉCIEUX EXEMPLAIRE D’EUGÈNE DE
BEAUHARNAIS (1784-1824).
Il se présente dans une reliure de soie brodée dans un état
de conservation exceptionnel. Il s’agit de l’une des très rares
reliures arborant le chiffre EN couronné sur le premier plat,
désignant Eugène Napoléon, titre qu’Eugène de Beauharnais
reçut après son mariage avec la princesse Augusta-Amélie
de Bavière en 1805, et après que l’empereur Napoléon l’ait
investit du titre de « prince de Venise » et l’ait reconnu
comme son fils adoptif et héritier de la couronne d’Italie.
Au verso a été représenté le collier de la Légion d’honneur
qu’Eugène de Beauharnais reçut le 18 mai 1804. Il obtiendra
le titre de Grand aigle de la Légion d’honneur en 1805.




