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72

Livres du XIX

e

siècle

98.

COCHET (Scipion) - BERNARDIN (Camille).

Journal des roses.

Suisnes : Scipion Cochet (imprimerie horticole A. Lebrun à Melun), 1877-1885.

— 108 numéros reliés en 3 volumes

grands in-8, 263 x 174. Demi-basane havane, dos lisse orné (

reliure de l’époque

).

600 / 800€

Tête de collection comprenant les années 1877 à 1885 complètes de cette remarquable revue dédiée aux roses qui parut jusqu’en

août 1914.

Elle fut créée par Scipion Cochet (1833-1896), horticulteur-pépiniériste et rosiériste à Suisnes en Seine-et-Marne. Revue mensuelle

de 16 pages, elle servit de relais entre les rosiéristes amateurs et professionnels, ayant pour seule mission « de faire connaître à tous

et par tous ce qui concerne les Roses. » On y trouve ainsi des conseils pratiques sur la culture, les caractéristiques des différentes

roses, le compte-rendu des expositions et concours de tous les pays, des renseignements sur les nouveautés, etc. La rédaction fut

assurée jusqu’en 1884 par le président de la société des rosiéristes Camille Bernardin puis par Pierre-Philémon Cochet et Pierre

Cochet. Chaque numéro était illustré d’une très belle planche de rose en couleurs.

Nous avons ici les 108 premiers numéros couvrant les 9 premières années de la revue. L’exemplaire est bien complet des 108

planches en couleurs et de la planche supplémentaire en noir que l’on trouve dans le numéro de janvier 1878. Il comprend également

le premier plat de la couverture générale de l’année 1883 et toutes les couvertures de livraison des années 1883, 1884 et 1885.

Il provient de la collection de l’entrepreneur, éditeur et mécène italien Giovanni Treccani Alfieri (1877-1961). Fondateur de la

maison d’édition « Istituto della anciclopedia italiana », il publia notamment la grande encyclopédie italienne intitulée

Enciclopedia

Italiana di scienze, lettere ed arti.

Dos frottés, charnières du troisième volume fendues. Les planches de mai 1877 et mars 1885 sont en partie déreliées. Déchirure au

premier feuillet d’août 1879 avec légère atteinte au texte, réparation à deux feuillets (pp. 133-134 de septembre 1879 et pp. 41-42

de 1883). Les feuillets des numéros de juin, juillet, août et octobre 1884 sont jaunis et légèrement cassants par endroits. Plusieurs

planches rognées un peu court.

Provenance : Giovanni Treccani degli Alfieri, avec ex-libris.

99.

[CRÉOLE].

Idylles, ou essais de poësie créole. Par un colon de St-Domingue.

New-York : Hopkins & Seymour, 1804.

— In-12, 171 x 105 : 16 pp. Maroquin rouge à long grain, roulette dorée

en encadrement sur les plats, dos lisse orné, roulette dorée intérieure, tranches dorées (

reliure de l’époque

).

3000 / 4000€

Peignot,

Répertoire de

bibliographies spéciales, curieuses et instructives,

1810, p. 69, « excessivement rare. »

Édition originale extrêmement rare, tirée à petit nombre d’exemplaires sur papier vélin, de ce qui est considéré comme LE TOUT

PREMIER RECUEIL DE POÉSIES CRÉOLES DE L’HISTOIRE.

Publié anonymement à New-York, il parut l’année même de l’indépendance d’Haïti. Il paraîtra de nouveau en 1811, revu et

augmenté, mais à Philadelphie sous le titre

Idylles et chansons, ou essais de poésie créole

avec l’indication non plus d’un « colon

de Saint-Domingue » mais d’un «Habitant d’Hayti. » Il sera également repris dans sa première version en 1821 dans une édition

imprimée à Cahors.

La langue créole est ainsi présentée en tête de l’opuscule : « La Langue Créole est une espèce de jargon que parlent généralement

les Nègres, les Créols, et la plûpart des Colons de nos Isles d’Amérique. C’est un Français corrompu, abatardi, mais approprié

à des organes plus doux, & où l’on fait disparaître par de fréquentes élisions, par diverses modifications, & surtout par des

transpositions continuelles, les sons trop rudes des consonnes & les fortes articulations. Cette langue a, par conséquent, une infinité

de

mignardises

, une extrême douceur qui la rendent propre à exprimer avec délicatesse, & surtout avec une certaine naïveté, les

sentimens de l’amour, dans le caractère que prend cette passion chez les sensuels et voluptueux habitans de la Zone Torride » (p. 3).

Importants frottements à la reliure.