Previous Page  31 / 148 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 31 / 148 Next Page
Page Background

31

histoire

1039

FRÉDÉRIC II

(1712-1786)

Roi de Prusse.

L.A.S. « F. », [Potsdam octobre 1752, à VOLTAIRE] ; 3/4 page

in-4 (légères fentes réparées).

8 000 / 10 000 €

Belle lettre à Voltaire sur le

Dictionnaire philosophique.

« Si vous continuéz du train dont vous alléz le Dictionnaire sera fait

en peu de tems. L’article de l’ame que je resois est bien fait celui du

batheme y est superieur, il ni touche pas, il semble que le hazard vous

fait dire ce qui pourtant est la suite d’une meditation. Votre dictionnaire

imprimé je ne vous conseille pas d’allér a Romme, mais qu’importe

Rome, Sa Sainteté, l’Inquisition et tous les chefs imbûs des ordres

ireligieux qui criront contre vous, l’ouvrage que vous faites sera utile

pour les choses et agréable par le stile, il n’en faut pas davantage.

Si l’amme de vos nerfs demeure dans un état de quietude je serai

charmé de vous voir a ce soir, sinon je croirai qu’elle se vange sur

votre corps du tord que votre esprit lui fait. Ce quil y a de sur c’est

que je ne crois pas que moi ni persone ne soit double, les grands

en parlant d’eux dissent nous, ils ne s’en sont pas multipyéz pour

cela, metons la main sur la confiance et parlons franchement, et lon

avouera de bonne foy que la pensée et le mouvement dont notre

corps a la faculté sont des atributs de la matiere animée formée et

organisée comme l’homme »…

1038

FRÉDÉRIC II

(1712-1786)

Roi de Prusse.

L.S. « Frederic » avec 6 lignes autographes, Ruppin 6 mai

1735, à Samuel von MARSCHALL, ministre d’État ;

1 page in-4 ; en allemand.

500 / 700 €

[En conflit permanent avec son père le Roi-Sergent Frédéric-Guillaume

I

er

, le futur Frédéric II vit au château de Ruppin, dans le Brandebourg,

entouré de beaux esprits et de beaux jeunes gens. Il s’adresse ici

au ministre d’État de son père, le baron Samuel von MARSCHALL

(1683-1749).]

Il remercie le ministre de ses efforts pour satisfaire à ses désirs

concernant les recrues (« Recruten »). Il est persuadé qu’il fera de son

mieux pour recruter de jeunes gens aux qualités physiques certaines

(« daß ich denselben versprochener maaßen erhalten möge »). En

post-scriptum, il lui fait entièrement confiance pour en obtenir d’autres,

car jusqu’à ce jour il n’a qu’un seul homme sur la liste…

1040

FREDERIC IV

(1574-1610)

comte palatin.

Lettre manuscrite (minute ou copie d’époque), Heidelberg 28

août 1593, à HENRI IV ; 2 pages et demie in-fol.

700 / 800 €

Importante lettre au sujet de la prochaine conférence de protestants

français à Mantes.

[Le Roi avait abjuré le culte réformé un mois plus tôt. La conférence

de Mantes aura lieu de novembre 1593 à janvier 1594.]

Il approuve sa décision de « convoquer une grande assemblée

des princes seigneurs officiers de sa couronne et autres notables

personnages d’une & d’autres religion, pour regarder ensemblement

a ce qui est de la religion et de l’Estat »… Cette consultation dans le

but de soulager ses sujets est une nouvelle si agréable, qu’il prie Dieu

« quil luy plaise tellement présider par son Esprit au milieu de lad.

assemblée que l’Esprit en soit à sa gloire – au bien des Eglises des

français si long temps affligées, et au contentement tant des uns que

des autres, a ce que […] nous puissions bien tost voir la fin d’une si

longue et tant dommageable guerre, ne doubtant point au surplus

que V.A.R. ne tasche de faire en sorte que l’exercice libre de la vraye

& chretienne religion, soit ni plus ni moins promis a ceux qui en font

profession, comme aux Papistes de la leur, chose qui sans doubte

comblera son Royaulme de tout heur »… Il l’invite à considérer l’heur

et le bien du Saint-Empire, depuis tant d’années, pour avoir accepté

la pacification de la religion… Il regrette le rappel de l’ambassadeur

Pierre Canaye du Fresne, qui cependant « pourra infiniment servir

en cette assemblée »…

1039