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7

« L

aissez

-

vous

charmer

par

cette

lyre

... »

 7. BANVILLE

(Théodore). Ensemble de 6 pièces, soit : 3 autographes signées, une autographe, 2 imprimées (dont

une avec envoi autographe signé).

300 / 400

– Poème autographe intitulé «

À Claudius Popelin

». Sonnet : «

... Claudius, tes sonnets brillent sur des fonds d'or ;

/ Ils reflètent l'ardent soleil d'un messidor. / En vain le temps mordra ces purs joyaux d'artiste, // Et tes vers d'un éclat

superbe, où tous les mots / Jettent des feux d'azur, de pourpre et d'améthyste, / Bravent sa dent cruelle, ainsi que tes

émaux.

» (

14

vers sur une p. in-

4

).

– Poème autographe signé intitulé «

À Mademoiselle Célestine Bruneval

». Sonnet : «

... Ô gracieuse enfant, belle

comme un caprice ! / Quelle autre a comme vous des lèvres où fleurisse / Entre mille rosiers le sourire idéal ?...

»

(

14

vers sur une p. in-

8

).

– Lettre autographe signée comprenant un

poème

autographe signé, [adressée au compositeur et interprète Anatole

Lionnet]. S.l.,

24

octobre

1857

. «

Voici les paroles sur le rythme de

Rondinella pellegrina...

Ne perdez pas de temps pour

les soumettre à

M. G

ounod

! Mes meilleurs amitiés à Hippolyte

[frère jumeau d'Anatole]... » (

1

p. in-

8

) Le poème est

intitulé «

L'âme d'une morte

», et a été accepté par Gounod pour accompagner une mélodie qu'il avait composée en

1841

sur un texte italien anonyme. Il fut publié par le compositeur sous le titre «

L'âme d'un ange

» : «

Ils se disent,

ma colombe, / Que tu rêves, morte encore, / Sous la pierre d'une tombe : / Mais, pour l'âme qui t'adore / Tu t'éveilles

ranimée, / Ô pensive bien-aimée !...

» (

18

vers sur

2

pp. in-

8

).

– Lettre autographe signée [à Jean Richepin]. Paris,

7

janvier

1879

. «

... Ne soyez pas fâché, si je suppose que, malade,

vous êtes inconnu à La Fère

[où vivait le père de Jean Richepin]

, car j'ai acquis la certitude que

V

ictor

H

ugo

l'est à

Paris. Dernièrement à une soirée chez Charpentier

[l'éditeur Georges Charpentier],

S

arah

B

ernhardt

récite la chanson

d'"Eviradnus"

[poème du recueil de la

Légende des siècles

] ;

les uns avec curiosité s'informent du nom de l'auteur et un

monsieur dit : "Victor Hugo ? Je ne l'aurais pas cru capable de faire quelque chose de si gracieux !" Les autres félicitent

ma femme en lui disant : "votre mari a bien du talent !" Me voyant applaudir, M

me

Pasca

[la tragédienne Alix Séon,

dite madame Pasca]

éclate de rire et me dit : "c'est pour cacher votre jeu, on sait bien que c'est de vous !" – J'abrège les

épisodes : bref, personne n'avait entendu parler de la Légende. Voilà la gloire, heureusement que ne voilà pas la poésie

et le bonheur de rire...

» (

1

p.

1

/

2

in-

8

).

– Volume imprimé.

Le Baiser. Comédie.

Paris, G. Charpentier et Cie,

1888

. In-

18

,

34

-(

2

) pp., maroquin grenat, dos

à nerfs, coupes filetées, dentelle intérieure dorée, tête dorée sur témoins, couvertures conservées (

Pagnant

). Édition

originale, exemplaire tiré sur papier vieux rose. Frontispice reproduisant un dessin de Georges Rochegrosse, tiré sur

chine. Comédie en vers dédiée au peintre Georges Rochegrosse.

Envoi poétique

autographe signé «

À Madame Léon

Cléry

», daté du

22

mai

1888

: «

Madame, laissez-vous charmer par cette lyre / Dont la voix s'extasie entre les verts

buissons, / Et le soleil viendra, si vous daignez sourire, / Dans une forêt profonde et pleine de chansons

» (sur le faux-

titre, à l'encre rouge). Louise Élisabeth Blanche Goupil, fille de l'éditeur d'art, avait épousé l'avocat Léon Cléry, ami de

Théodore de Banville qui lui consacra un de ses

Camées parisiens

(publié en

1883

).

– Volume imprimé.

Ésope. Comédie en trois actes.

Paris, G. Charpentier et E. Fasquelle,

1893

. In-

18

, (

6

dont les

2

premières

blanches)-

62

-(

2

blanches) pp., broché. Édition originale, un des

15

exemplaires sur hollande, seul grand papier. Composition

de Georges Rochegrosse à pleine page au verso du faux-titre.

Joint : [Banville

(Théodore de)]. Portrait photographique. [Entre

1858

et

1862

]. Cliché François-Marie-Louis-

Alexandre Gobinet de Villecholle dit Franck à Paris, montage sur bristol imprimé). –

Rochegrosse

(Georges). Lettre

autographe signée. Villa Djenan Meriem à El Bias près d'Alger,

19

janvier

1911

. «

... Je voudrais tant voir enfin paraître

le Choix de poésie de Th. de Banville !... Je suis confus de vous importuner : si j'ose le faire, c'est pour Banville et que je

sais le pieux souvenir que vous lui gardez...

» (

2

pp. in-

12

). Fils adoptif de Théodore de Banville, Georges Rochegrosse

écrit probablement ici à Charles Morice qui a établi et préfacé un Choix de poésies de Théodore de Banville paru en

1912

chez Eugène Fasquelle à Paris.