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16

39. [

Henri BÉRAUD

]. Conférences.

400/500

– Dossier de correspondance : demandes de conférences et causeries,

1925

-

1941

. –

4

manuscrits autographes ou tapuscrits

corrigés, avec notes préparatoires, de conférences (coupures de presse et doc. joints) :

Les Lyonnais devant la blague et la satire

(

1914

) ;

La Mode et ses caprices

;

Les grands obèses de l’Histoire

;

Bourgeois, peintres et critiques

. – Plus un dossier sur les

cercles et clubs dont Béraud faisait partie : Automobile-Club de la Presse et des Lettres, Cercle Hoche, Société de lecture de Lyon,

jury du prix littéraire du Touring-Club de France… ; et un dossier sur les aides, secours, bonnes œuvres (anciens combattants,

prisonniers, indigents, ventes de charité, etc.).

40.

Joseph KESSEL

(1898-1979). 3 L.A.S., [1926 et s.d.], à Henri Béraud ; 4 pages et demie in-8, une adresse.

500/700

[Vers 1925].

Remerciements pour sa lettre fraternelle : « Elle m’a donné du courage à un moment – qui arrive toujours au

milieu d’un roman – où le dégoût me prenait de coller du noir sur du blanc ». À propos de son roman

Les Rois aveugles

: « Le

travail marche, mais c’est une gageure de faire vivre des gens que l’on n’a jamais fréquentés dans un endroit que l’on n’a jamais

vu d’après des documents, alors que beaucoup de ces gens vivent et que Petrograd est toujours debout. C’est le personnage de

Raspoutine qui m’a séduit et entraîné dans cette galère. Je ne respirerai qu’une fois le voyage fini. [...] Pardonnez-moi de vous

parler si longuement de cette histoire mais je ne pense qu’à cela »...

[Davos 30 décembre 1926]

. « Mon cher vieil Irlandais, où te

joindre ? Tu deviens plus volage que moi ». Il e remercie pour

Ce que j’ai vu à Berlin

: « Merci de ne m’avoir pas oublié malgré

ton aversion pour les ivrognes »...

[Ajaccio]

. Son séjour en Corse lui a fait beaucoup de bien ; il la quittera avec regret dans deux

jours et sera mercredi à Lyon. « Veux-tu me faire la joie (tu ne sais pas comme je suis content que nous nous soyons retrouvés)

de descendre de ton ermitage et venir dîner avec Marise en ville ? On pourra boire quelques verres car je ne reprendrai le train

que tard dans la nuit »...

41.

ProsperMONTAGNÉ

(1865-1948). 12 L.A.S., 1926-1930, à Henri Béraud ; 19 pages in-4 à son en-tête

Montagné,

Traiteur

.

500/600

Belle correspondance amicale du cuisinier à l’Obèse, en partie au sujet du

L

arousse

gastronomique

. Il a demandé à

Béraud de faire la préface de ce « gros bouquin » en préparation chez Flammarion. Remerciements et félicitations pour l’envoi

d’ouvrages, notamment

Le Bois du Templier pendu

, qui lui a beaucoup plu, et pour son « magnifique

Robespierre

» ; invitations

à déjeuner pour discuter et travailler, à table naturellement, « pendant que vous boirez votre cher Beaujolais », etc.

15 avril

1927

. En ce moment « je suis tout à mon bouquin et ne le quitte que pour mon fourneau »...

Décembre 1927

. Son livre prend

des proportions énormes, plus de

2000

pages, et il compte toujours sur lui pour la Préface... Il va lui envoyer le chapitre sur

les

Poissons et crustacés

qui « plus que tout autre [...] vous renseignera sur ma manière », ainsi que sa Table des matières : le

livre aura

17

chapitres, tous d’égale importance, et qui seront très fournis (

2

mars

1928

)... Remerciements pour la belle préface

(

27

mars)...

25 septembre 1929

. Le livre est enfin sorti et il compte en offrir un à Gaston Doumergue ; il serait heureux que

Béraud l’accompagne...

Septembre-octobre 1930

. Le fisc a pris sa maison, et ses affaires, ses projets de restaurants, semblent

voués à l’échec : « Vous qui me connaissez, vous savez combien je serais heureux de me dévouer encore à la cuisine, mais les

temps sont durs, très durs, et en attendant que je reprenne la veste blanche – celle que vous avez si bien magnifiée dans votre

belle préface – il faut que je vive ». Il lui demande de l’aider à trouver un éditeur pour son petit livre

La Dinette

. Il le remercie

de parler de lui à

Gringoire,

« mais comme partout ailleurs il doit y avoir un culinographe embusqué ». Tous ont des rubriques

gastronomiques...

23 décembre

1930

Il n’y a rien à faire pour

Gringoire

, « c’est Robert-Robert (Robert Burnaud) qui fait la

chronique gastronomique ». Il prépare son prochain livre, dans lequel il met peu d’espoirs. « Un marchand de vins va nous

succéder. Voilà ce qui résulte de dix ans de travail acharné ! »...

On joint

1

L.S. pour la Société des Cuisiniers de Paris (sept.

1924

) ; et un télégramme de Fernand Point (

1937

).

42.

Henri BÉRAUD

.

Le Bois du Templier pendu

(Les Éditions de France, 1926), premier roman (un chef-d’œuvre !)

du cycle de Sabolas,

La Conquête du pain

.

250/300

– Fragments du manuscrit autographe : titre et

3

ff. sur papier--- vert donnant le début du roman, et un autre fragment

de

12

pages in-

8

, avec ratures et corrections. – Quelques ff. d’épreuve (

1934

). – Dossier de presse : cahier avec articles collés,

1926

-

1927

(

90

p.), plus coupures de presse volantes.

43.

Henri BÉRAUD

. Allemagne.

500/600

– Notes et brouillons autographes pour les articles du reportage de

1926

(

L’Allemagne telle que je l’ai vue

dans

Le Journal

,

septembre-octobre

1926

, publié sous le titre

Ce que j’ai vu à Berlin

,

1926

), et pour des articles sur Hitler et sur le Reich en

1937

(environ

140

ff. formats divers). Divers documents du voyage de

1926

: invitations, journaux, plan et carte, photos, programmes,

plaquettes (revue naturiste,

Die Tante

…). – Dossiers de coupures de presse constitués par Henri Béraud pour ses articles et

reportages : l’Allemagne et la menace hitlérienne, la dénonciation du pacte de Locarno et la militarisation de la Rhénanie, etc.

(

1933

-

1937

).

44.

MENUS

. 5 menus, dont 4 manuscrits et illustrés, 1927-1928, un par Jean Routier (

Dîner du Bel Horace

[Carbuccia]

« chez la Mère Marise », 4 septembre 1927) ; plus un du 109

e

Dîner du Vin d’Anjou signé par Curnonski. On joint

une invitation illustrée par H.P. Gassier pour l’Aïoli.

250/300