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MARIE-CAROLINE DE BOURBON-
SICILES, DUCHESSE DE BERRY
(1798-1870).
Ensemble de 2 lettres autographes à M.
Verneuil, négociant à Boulogne. Londres,
17 mai et 5 juillet 1831. 4 p. ½, bi-feuillet
in-4, adresse au verso (petits trous).
Correspondance secrète d’un agent royaliste
relative à la tentative de Restauration de
la duchesse de Berry en faveur de son fils
Henri V. 17 mai: “
La personne annoncée
est arrivée ici à sa grande satisfaction pour
répondre aux questions les plus essentielles
(…). Nous sommes au courant ou peu s’en
faut, mais les événements se succèdent
avec une telle rapidité que bientôt nous n’y
serons plus. Aussi, suis-je chargé de la part
du Maréchal, de vous dire qu’il profitera
de l’offre si obligeante que m’aviez faite, à
la première circonstance importante qui se
présentera. Le maréchal le remercie de sa
loyauté et attend ses lettres avec plaisir. Il
prie de prévenir le comte*** que l’homme à
la carte déchirée est arrivé ici en très bonne
santé (…).” 5 juillet : “Il fallait que je fusse
lié par les promesses les plus solennelles
pour ne vous avoir pas confié que Madame
était partie le 15 juin et le maréchal le 19.
Madame n’est pas accompagnée par Mr
de Blacas. Le duc est parti avec Mr de
Bourmont. Tous les militaires qui étaient ici,
sont maintenant rendues en France. On a
nouvelle de leur arrivée. Quel sera le résultat
de tout ceci ? La Providence seule le sait. Il
est pour moi difficile de le prévoir. La France
peut être, sous peu de jours, transformée
en un vaste champ de bataille, le succès se
balancer longtemps, et être fort différent
selon l’esprit des populations où les combats
s’engageront (…). La prudence du maréchal
et du duc de Blacas donne à penser qu’ils
ne se sont pas aventurer à la légère et qu’ils
possèdent des documents qui garantissent
les premières tentatives. C’est beaucoup,
dans une pareille lutte, que de débuter
par un succès. Nous ne tarderons pas à
apprendre d’importantes nouvelles (…). Le
maréchal qui a retenu plusieurs médailles
que lui apportera le comte de Danache, le
charge d’en distribuer deux. Il ne pourra
passer par Boulogne et va se rend en Suisse
par le Rhin. Il demande de démentir les
fausses nouvelles sur Mgr le Dauphin qui n’a
pas l’intention de quitter Edimbourg
”, etc.
On y joint la copie d’un acte de Charles X
sur la Régence de la Duchesse de Berry, et
un billet avec ébauche de codage secret (2 f.
in-8 oblong).
180 / 250 €
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MARIE-CAROLINE DE BOURBON-
SICILES, DUCHESSE DE BERRY (1798-1870).
L.A.S. “MC”, adressée à Monsieur le Comte
de Turpin de Crissé (Lancelot-Théodore
Turpin de Crissé, 1782-1859, peintre et
collectionneur d’art). “
Mon cher Monsieur
de Turpin, si à la réception de ma lettre vous
avez encore entre les mains la miniature
veuillez la faire déposer chez Mme Hausler
qui me la fera parvenir ou bien la remettre à
Harson mon valet de chambre. Dites je vous
prie à Mr Isabey combien je suis sensible à
son procédé de me donner le dessin original
au lieu d’une copie, vous avez bien fait
d’accepter avec empressement sans doute il
eut reproduit avec fidélité son premier travail
mais celui-ci n’en est pas moins préférable
à mon avis. J’ai déjà donné des ordres pour
que les 600 f., prix du portrait, soient mis
par Mr Jauge à votre disposition. Je vous
remercie de vos soins et des renseignements
que vous me donnez sur le dernier Salon,
peut-être faut-il attribuer le manque de
grande compositions aux expositions
fréquentes qui, devenues annuelles, se
trouvent trop rapprochées
(...)”. Gratz, 20
juin 1838, 1 p. ½ format in-8. Sous verre
dans un cadre en bois doré.
300 / 500 €
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MARIE-CAROLINE DE BOURBON-
SICILES, DUCHESSE DE BERRY
(1798-1870).
Diplôme signé “Marie-Caroline”, duchesse
de Berry, à en-tête imprimée de l’Armée
royale, nommant Mr. Julien Bournigau au
grade de sous-lieutenant dans la province
de Bretagne au mois de mai et juin 1832,
mais signé à Gratz le 28 février 1837.
Encadré.
H. 27,5 x L. 36 cm.
On y joint un B.A.S. “MC”, sans date
(années 1830), ½ p. in-4 (bon état). “
Je
vous prie Ma chère Mme Fluxeau de
vouloir bien faire mettre les planches et
mes deux armoires. Le baron Luchesi écrit
à Jean voulez-vous ouvrir la lettre et faire
suivre les ordres car il ne sait pas que Jean
est à G. Adieu, j’embrasse mes choux.
”
100 / 150 €
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ÉCOLE FRANÇAISE CIRCA 1832.
Caroline de Berri et le Blessé de Juillet, à
Naples.
Mezzotinte sur papier.
La gravure illustre un trait de générosité
de la Duchesse de Berry, alors exilée à
Naples, qui porta secours à un marin
français, bien qu’il eût été mutilé à l’issue
de sa participation aux journées de Juillet
1830, contribuant ainsi à l’exil de la
princesse et de sa famille.
Avec un texte extrait de la Gazette de
Normandie du 5 février 1832.
Dans un cadre pitchpin d’époque.
H. 37 x L. 44 cm (à vue).
80 / 120 €
364
MARIE-CAROLINE DE BOURBON-
SICILES, DUCHESSE DE BERRY
(1798-1870).
L.A.S. “Marie Caroline” adressée à “
Sa
Majesté Imple et Royle l’Empereur de
toutes les Russies, Monsieur mon Frère
et Cousin
” (enveloppe), recommandant
Didier Petit, négociant à Lyon, “
qui se
rend à St. Petersbourg pour des affaires
industrielles
...” Naples, 3 juin 1839, 1 p.
in-4 (bon état). Papier à en-tête avec un
cachet à sec “Bate”. Avec son enveloppe,
le tout encadré.
H. 42,2 x L. 33 cm (cadre).
300 / 500 €
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MARIE-CAROLINE DE BOURBON-
SICILES, DUCHESSE DE BERRY
(1798-1870).
L.A.S. “Marie Caroline” adressée à “Ma
chère Babet”, suivie d’une lettre de sa
fille la princesse Clémentine Lucchesi-Palli
(1835-1925). Brunsée, 23 juin 1854, 1 p.
in-8 et 2 p. in-8 (bon état).
Lettre très intéressante dans laquelle elle
fait allusion à l’assassinat de son gendre
le duc de Parme (27 mars 1854) et à la
régence de sa fille Louise d’Artois (1819-
1864): “
Ma chère Babet, j’ai eu tant à
écrire et je si paresseuse que je me suis
fiée à Clémentine pour répondre à votre
bonne lettre du 10 avril. Ma Louise s’est
conduite comme un ange et on l’adore.
Clémentine vous a donné tous les détails
de ce triste événement. Vous savez
combien nous serons tous heureux de vous
revoir. Si vous veniez à Frohsdorf pour le
29 7bre j’y serais et nous pourrions revenir
ici ensemble. Adieu ma chère Babet, le Cte
vous dit milles amitiés. Je laisse la plume
à Fitine croyez à toute mon amitié. Marie
Caroline
.”
La famille ducale fut chassée par les
armées du roi Victor-Emmanuel II de
Sardaigne en 1859 ; les duchés de Parme
et de Plaisance seront rattachés au
nouveau royaume d’Italie et Louise mourra
en exil cinq ans plus tard.
200 / 300 €
366
VICOMTE DE REISET
Marie-Caroline, duchesse de Berry, 1816-
1830
. Paris, Goupil, Manzi, Joyant, 1906.
Un volume in-4, plein maroquin bleu
nuit, armes dorées sur les plats, dos à
nerfs ornés du chiffre MC couronné et de
fleurs de lys, tranches dorées (reliure de
l’époque). Exemplaire n°342/800. Coins et
gardes frottés, rousseurs.
80 / 100 €




