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MARIE-FRANÇOIS DE PAULE
LEFÈVRE, MARQUIS D’ORMESSON
(1710-1775), CONSEILLER D’ÉTAT
AUX FINANCES.
L.S. à M. Carnot, Caissier de l’Ordre
du St-Esprit, concernant le trésor
royal. Paris, 29 juillet 1773. 1 p. bi
feuillet in-4, apostilles. “
J’ai reçû (…)
le Mémoire pour le remplacement
des années 1760 et suivantes jusques
et compris 1766, d’une rente de
12 ll 19s. qui vous appartient sur
les tailles de la Généralité de Paris
dont les fonds, faute de réclâmation
ont été porté au Trésor Roïal. Cette
partie se trouvant comprise dans
les quittances comptables (…) sera
remplacée dans l’Etat de 1772 auquel
on travaille et successivement les
autres années seront remplacées avec
celles courantes année par année,
conformément à l’arrêt du Conseil du 6
décembre 1771
(…).”
On y joint une L.A.S. “Chabot Mlle de
Beauvau”, 2 janvier 1776, 1 p. in-8.
60 / 80 €
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TESTAMENT MYSTIQUE -
FAMILLE VARIN (FRANCHE-COMTÉ).
Rare testament mystique autographe
encore vierge de toute ouverture,
écrit deux jours avant la prise de la
Bastille par Claude Varin Dufresne au
verso (à l’intérieur), le recto comporte
l’acte notarié manuscrit rédigé par le
notaire et signé par le testateur et ses
témoins. Besançon, 12 juillet 1789, 1
p. ½ sur papier in-folio plié, scellé par
un ruban bleu et par quatre cachets
de cire rouge à ses armes aux angles
(bon état). “
Au nom de la Très Sainte
Trinité, et Ainsi soit-il. L’an mille sept
cent quatre vingt neuf, le douze juillet,
avant midi, à Besançon, en l’étude de
Me. Nicolas Joseph Belamy, avocat au
Parlement, conseiller du Roi, notaire
(...) et en présence de Charles Rosier,
receveur des vingtièmes, Jacques
Ducalley (?), maître-tailleur, Jean-
Claude Sapin, maître-cordonnier,
Claude Drappier, Nicolas Bey, faiseurs
en métaux, et Antoine Gobut (?), (...)
témoins (...). Ici présent Messire Claude
Charles François Varin Dufresne,
conseiller au Parlement de Franche-
Comté, demeurant à Besançon lequel
étant également saint et d’esprit et de
corps, tenant en main le présent plis
clos et entrelacé d’un ruban bleu, scellé
aux quatre coins du cachet à ses armes
(...) et a déclaré qu’il enfermait son
testament mistique écrit en entier, daté
et signé de sa main (...). Rature du mot
Xavier approuvé par les signeurs, les
notaires et témoins.
”
300 / 500 €
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RÉGIMENT SUISSE DE DIESBACH,
INFANTERIE.
Congé militaire imprimé et rempli à
l’encre donnant un congé absolu à Jost
Johêt, âgé de 29 ans, le 10 septembre
1792 à Lille. 1 p. in-folio avec cachet à
sec (bon état). Avec plusieurs signatures
autographes dont du commissaire
des guerres et du commandant dudit
régiment.
H. 22,2 x L. 29,5 cm
50 / 80 €
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ÉMIGRATION - VICOMTE DE LA
ROCHELAMBERT (1755-1814).
L.A. à Monsieur le Vicomte de
Rochelambert à Bruxelles, non signée,
Aix, 1er juin 1794, 3 p. bi-feuillet petit
in-4, adresse au verso, cachets de cire
noire (bon état, petite déchirure). Lettre
pleine d’esprit sur la Révolution en
France, mentionnant plusieurs familles,
de Brézé, de Choiseul, de Belzunce, de
Rochelambert, etc. “
Dîtes au vicomte
que je suis une étourdie (...) Où en
serions-nous, mon cher vicomte, si Dieu
ne nous avait pas laissé l’espérance?
(...) On dit que les carmagnoles en
force de ce côté de la Sambre est ce
qu’il y a de pis, c’est qu’il parait que les
généraux autrichiens ne font pas tous
ce qu’ils devraient faire et cela pour
contrarier les plans de Mr Mack, dont
ils disent du bien devant l’Empereur
et qu’ils déchirent en arrière. Tous les
carmagnols ne sont pas dans la classe
des sans-culottes (...). C’est le cas de
beaucoup d’officiers autrichiens
...”
200 / 300 €
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MAISON DE WALDBURG.
Sceau aux grandes armes d’un membre
de la maison de Warburg, peut-être
Sigmund Christoph von Waldburg-Zeil-
Trauchburg (1754-1814), en cire rouge,
gardé dans sa boîte en laiton doré (bon
état, deux lacets noir et vert sont encore
attachés à la partie inférieure du sceau).
Fin du XVIII
e
- début du XIX
e
siècle.
D. 7 cm (sceau) - 8,5 cm (boîte).
La maison princière de Waldburg,
originaire de Souabe supérieure, a
été fondée au début du XIIe siècle,
et a eu l’honneur d’être élevée à la
dignité de Sénéchal du Saint-Empire.
Sigmund Christoph von Waldburg-Zeil-
Trauchburg a été prince-évêque de
Chiemsee, puis successivement Vicaire-
général, Coadjuteur et Administrateur
du diocèse de Salzbourg. Son arbre
généalogique armorié, daté de 1776,
visible aux archives de Karlsruhe,
présente exactement le même dessin
des armes, avec les quatre heaumes et
les deux supports.
200 / 300 €
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GUILLAUME LÉON DU TILLOT (1711-
1774), MINISTRE D’ÉTAT DU DUCHÉ
DE PARME, MARQUIS DE FELINO.
L.A.S. au duc de Parme, Parme,
26 novembre 1762. 8 p. in-8. En
honnête homme, le ministre se justifie
longuement du désir qu’on lui donne
d’acquérir quelques fiefs ou titres à son
nom: “(…)
Je vais confier à V.A.R. sous
le secret pour M. Ponticelli, ce qui s’est
passé. Dès le moment qu’il a eu un fief,
il m’a pressé d’en demander un. J’ay
résisté à mon ordinaire sur cet article
(…) Je lui dis que nous attendrions
quelque occasion. Cela le satisfit (…)
son amitié ou sa politesse me laissèrent
tranquille (…). Le comte Ponticelli me
laissa respirer. Je ne sçay quel démon
depuis quatre mois a agité l’esprit de
tous ceux qui s’intéressent à moy, mais
j’ay reçu en peu de tems les lettres
les plus pressantes de mon frère de
Lavedan, de Bonnet, et surtout de M.
d’Argental pour que j’eusse recours
aux bontés de Votre Altesse royalle
(…). Répondant à M. d’Argental ; Je
lui ay dit que vous étiez généreux, et
bon ; mais que j’étais chargé de vos
intérêts, que je n’avais jamais connu le
besoin, que je ne sçaurais guèrres par
conséquent demander, que n’ayant
ni femmes ni enfans, un fief devenait
une demande peu placé ; que les uns
étaient trop petits pour le revenu, les
autres trop grands ; que d’ailleurs je
vous devais mon être, que vos bontés
et peut-être mon attachement m’avait
sorti de l’obscurité pour me lever à
la première place de l’Etat ; que tout
était au-dessous de ma place, mais que
des fiefs utiles occupés depuis 400 ans
par de beaux noms, étaient au-dessus
du mien (…). Cette affaire ayant été
ébruitée à la Cour, l’a depuis rattrapé ;
le ministre donne ses arguments pour
refuser quoique ce soit ; Mon honneur
l’exige, et sans cet honneur (…) je vous
servirais mal et en mercenaire. Vos sujets
commencent à m’aimer (…) et je dois
une partie de ce sentiment à ce qu’ils
ont vu que je n’ay pas abusé de vos
bontés (…). En attendant que je vous
demande des grâces, il y en a une qui
surpasserait le poids de l’or, et ses fiefs
et les marquisats, ce serait que V.A.R.
saisit naturellement l’occasion de parler
de moy en public et de témoigner quelle
est contente
(…).”
100 / 150 €




