Previous Page  150 / 188 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 150 / 188 Next Page
Page Background

150

395

MARIE-FRANÇOIS DE PAULE

LEFÈVRE, MARQUIS D’ORMESSON

(1710-1775), CONSEILLER D’ÉTAT

AUX FINANCES.

L.S. à M. Carnot, Caissier de l’Ordre

du St-Esprit, concernant le trésor

royal. Paris, 29 juillet 1773. 1 p. bi

feuillet in-4, apostilles. “

J’ai reçû (…)

le Mémoire pour le remplacement

des années 1760 et suivantes jusques

et compris 1766, d’une rente de

12 ll 19s. qui vous appartient sur

les tailles de la Généralité de Paris

dont les fonds, faute de réclâmation

ont été porté au Trésor Roïal. Cette

partie se trouvant comprise dans

les quittances comptables (…) sera

remplacée dans l’Etat de 1772 auquel

on travaille et successivement les

autres années seront remplacées avec

celles courantes année par année,

conformément à l’arrêt du Conseil du 6

décembre 1771

(…).”

On y joint une L.A.S. “Chabot Mlle de

Beauvau”, 2 janvier 1776, 1 p. in-8.

60 / 80 €

396

TESTAMENT MYSTIQUE -

FAMILLE VARIN (FRANCHE-COMTÉ).

Rare testament mystique autographe

encore vierge de toute ouverture,

écrit deux jours avant la prise de la

Bastille par Claude Varin Dufresne au

verso (à l’intérieur), le recto comporte

l’acte notarié manuscrit rédigé par le

notaire et signé par le testateur et ses

témoins. Besançon, 12 juillet 1789, 1

p. ½ sur papier in-folio plié, scellé par

un ruban bleu et par quatre cachets

de cire rouge à ses armes aux angles

(bon état). “

Au nom de la Très Sainte

Trinité, et Ainsi soit-il. L’an mille sept

cent quatre vingt neuf, le douze juillet,

avant midi, à Besançon, en l’étude de

Me. Nicolas Joseph Belamy, avocat au

Parlement, conseiller du Roi, notaire

(...) et en présence de Charles Rosier,

receveur des vingtièmes, Jacques

Ducalley (?), maître-tailleur, Jean-

Claude Sapin, maître-cordonnier,

Claude Drappier, Nicolas Bey, faiseurs

en métaux, et Antoine Gobut (?), (...)

témoins (...). Ici présent Messire Claude

Charles François Varin Dufresne,

conseiller au Parlement de Franche-

Comté, demeurant à Besançon lequel

étant également saint et d’esprit et de

corps, tenant en main le présent plis

clos et entrelacé d’un ruban bleu, scellé

aux quatre coins du cachet à ses armes

(...) et a déclaré qu’il enfermait son

testament mistique écrit en entier, daté

et signé de sa main (...). Rature du mot

Xavier approuvé par les signeurs, les

notaires et témoins.

300 / 500 €

397

RÉGIMENT SUISSE DE DIESBACH,

INFANTERIE.

Congé militaire imprimé et rempli à

l’encre donnant un congé absolu à Jost

Johêt, âgé de 29 ans, le 10 septembre

1792 à Lille. 1 p. in-folio avec cachet à

sec (bon état). Avec plusieurs signatures

autographes dont du commissaire

des guerres et du commandant dudit

régiment.

H. 22,2 x L. 29,5 cm

50 / 80 €

398

ÉMIGRATION - VICOMTE DE LA

ROCHELAMBERT (1755-1814).

L.A. à Monsieur le Vicomte de

Rochelambert à Bruxelles, non signée,

Aix, 1er juin 1794, 3 p. bi-feuillet petit

in-4, adresse au verso, cachets de cire

noire (bon état, petite déchirure). Lettre

pleine d’esprit sur la Révolution en

France, mentionnant plusieurs familles,

de Brézé, de Choiseul, de Belzunce, de

Rochelambert, etc. “

Dîtes au vicomte

que je suis une étourdie (...) Où en

serions-nous, mon cher vicomte, si Dieu

ne nous avait pas laissé l’espérance?

(...) On dit que les carmagnoles en

force de ce côté de la Sambre est ce

qu’il y a de pis, c’est qu’il parait que les

généraux autrichiens ne font pas tous

ce qu’ils devraient faire et cela pour

contrarier les plans de Mr Mack, dont

ils disent du bien devant l’Empereur

et qu’ils déchirent en arrière. Tous les

carmagnols ne sont pas dans la classe

des sans-culottes (...). C’est le cas de

beaucoup d’officiers autrichiens

...”

200 / 300 €

399

MAISON DE WALDBURG.

Sceau aux grandes armes d’un membre

de la maison de Warburg, peut-être

Sigmund Christoph von Waldburg-Zeil-

Trauchburg (1754-1814), en cire rouge,

gardé dans sa boîte en laiton doré (bon

état, deux lacets noir et vert sont encore

attachés à la partie inférieure du sceau).

Fin du XVIII

e

- début du XIX

e

siècle.

D. 7 cm (sceau) - 8,5 cm (boîte).

La maison princière de Waldburg,

originaire de Souabe supérieure, a

été fondée au début du XIIe siècle,

et a eu l’honneur d’être élevée à la

dignité de Sénéchal du Saint-Empire.

Sigmund Christoph von Waldburg-Zeil-

Trauchburg a été prince-évêque de

Chiemsee, puis successivement Vicaire-

général, Coadjuteur et Administrateur

du diocèse de Salzbourg. Son arbre

généalogique armorié, daté de 1776,

visible aux archives de Karlsruhe,

présente exactement le même dessin

des armes, avec les quatre heaumes et

les deux supports.

200 / 300 €

395

394

394

GUILLAUME LÉON DU TILLOT (1711-

1774), MINISTRE D’ÉTAT DU DUCHÉ

DE PARME, MARQUIS DE FELINO.

L.A.S. au duc de Parme, Parme,

26 novembre 1762. 8 p. in-8. En

honnête homme, le ministre se justifie

longuement du désir qu’on lui donne

d’acquérir quelques fiefs ou titres à son

nom: “(…)

Je vais confier à V.A.R. sous

le secret pour M. Ponticelli, ce qui s’est

passé. Dès le moment qu’il a eu un fief,

il m’a pressé d’en demander un. J’ay

résisté à mon ordinaire sur cet article

(…) Je lui dis que nous attendrions

quelque occasion. Cela le satisfit (…)

son amitié ou sa politesse me laissèrent

tranquille (…). Le comte Ponticelli me

laissa respirer. Je ne sçay quel démon

depuis quatre mois a agité l’esprit de

tous ceux qui s’intéressent à moy, mais

j’ay reçu en peu de tems les lettres

les plus pressantes de mon frère de

Lavedan, de Bonnet, et surtout de M.

d’Argental pour que j’eusse recours

aux bontés de Votre Altesse royalle

(…). Répondant à M. d’Argental ; Je

lui ay dit que vous étiez généreux, et

bon ; mais que j’étais chargé de vos

intérêts, que je n’avais jamais connu le

besoin, que je ne sçaurais guèrres par

conséquent demander, que n’ayant

ni femmes ni enfans, un fief devenait

une demande peu placé ; que les uns

étaient trop petits pour le revenu, les

autres trop grands ; que d’ailleurs je

vous devais mon être, que vos bontés

et peut-être mon attachement m’avait

sorti de l’obscurité pour me lever à

la première place de l’Etat ; que tout

était au-dessous de ma place, mais que

des fiefs utiles occupés depuis 400 ans

par de beaux noms, étaient au-dessus

du mien (…). Cette affaire ayant été

ébruitée à la Cour, l’a depuis rattrapé ;

le ministre donne ses arguments pour

refuser quoique ce soit ; Mon honneur

l’exige, et sans cet honneur (…) je vous

servirais mal et en mercenaire. Vos sujets

commencent à m’aimer (…) et je dois

une partie de ce sentiment à ce qu’ils

ont vu que je n’ay pas abusé de vos

bontés (…). En attendant que je vous

demande des grâces, il y en a une qui

surpasserait le poids de l’or, et ses fiefs

et les marquisats, ce serait que V.A.R.

saisit naturellement l’occasion de parler

de moy en public et de témoigner quelle

est contente

(…).”

100 / 150 €