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163

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SUCHY ADALBERT (1783-1849).

Portrait miniature ovale peint sur

ivoire d’un Français en tenue d’officier

autrichien.

Il est vêtu d’un habit

blanc à ceinture bleue et or, coiffé

de son casque au chiffre de François

II et décoré de la croix de chevalier

de l’ordre de Saint-Louis et de la

Tapferkeitsmedaille en argent au profil

de l’Empereur à ruban blanc liséré de

rouge. Dans son cadre rectangulaire

en bois noirci à vue ovale en laiton

doré et guilloché. Bon état, petite

fente à gauche.

Circa 1806, apparemment non signé

(contresigné au dos).

H. 6,7 cm.

Historique:

Ce Français passé dans

l’armée autrichienne porte l’uniforme

de l’Infanterie-Regiment Erzherzog

N°3 (fusilier de l’Infanterie de ligne

en habit), réglé par l’ordonnance de

1798. La miniature a été réalisée au

début 1806, juste après la bataille

d’Austerlitz.

Provenance:

ancienne collection.

R.V.N. et G.C.

600 / 800 €

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CONGRÈS DE VIENNE.

Importante gravure représentant le

Congrès de Vienne, “séance des

plénipotentiaires des huit puissances

signataires du traité de Paris”. Dans un

cadre rectangulaire en bois doré.

Par J. Godefroy datée 1819, d’après

Isabey.

H. 83 x L. 104 cm (cadre).

Historique:

Le 30 mai 1814,

l’Angleterre, l’Autriche, la Prusse et la

Russie, après avoir triomphé ensemble

pour la première fois face à Napoléon

Ier , signent à Paris un traité avec le

nouveau souverain français, Louis

XVIII. Les puissances alliées veulent

par ce traité mettre « fin aux longues

agitations de l’Europe et aux malheurs

des peuples, par une paix solide,

fondée sur une juste répartition des

forces entre les Puissances ». Toutes

s’engagent alors à se réunir deux mois

plus tard à Vienne « pour y ajouter les

arrangements rendus nécessaires par

l’état dans lequel l’Europe était restée

», suite à l’effondrement de l’Empire

napoléonien.

Négociateur en tant que ministre des

affaires étrangères de Louis XVIII,

Talleyrand déclare après la signature:

“J’ai fini ma paix.” Elle ménage une

France qui, en retrouvant plus ou

moins ses frontières de 1792 (soit

avant les guerres révolutionnaires),

cesse « d’être gigantesque pour

devenir grande ». À Vienne, Talleyrand

doit conserver les acquis. L’acte final

est signé le 9 juin 1815 après bien

des discussions et malgré le retour en

France de Napoléon dès mars, retour

qui complique singulièrement la tâche

du ministre d’un roi en exil.

Voulant conserver l’image d’un tel

événement, il emmène avec lui

le portraitiste Isabey, qui projette

alors de gagner Vienne, et l’invite

à s’inspirer du tableau de ter Borch

représentant la ratification du traité

de Westphalie à Münster en 1648.

La création d’Isabey doit cependant

attendre les années politiquement

plus sereines de 1816-1820 pour être

exposée et diffusée.

200 / 300 €

445

MAISON DE HABSBOURG-

LORRAINE.

Fer à relier aux grandes armes de

l’empire austro-hongrois, en bronze

sur âme de bois.

Par Simier, relieurs des Rois, seconde

moitié du XIX

e

siècle.

H. 10 cm.

200 / 300 €

446

MAISON DE HABSBOURG-

LORRAINE.

Lithographie rehaussée figurant les

grandes armes de l’Empire d’Autriche,

en 1836. Dans un cadre en bois noirci

à baguette dorée.

H. 50 x L. 45 cm (à vue).

100 / 150 €

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