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454.
LOUIS XI.
Lettre signée à Pierre Cadoüet (Bourges vers
1410/1492), confesseur du roi et prieur de Notre-Dame de Salles
à Bourges. 1 p. in-8 oblong. Adresse au dos. Quelques défauts
(déchirures atteignant le texte). Thouars, 19 décembre [1481].
Précieuse lettre sur sa santé déclinante, publiée par Etienne
Charavay
, dans Lettres de Louis XI, tome VIII. «
Je vous prie
tant que je puis que vous priez incessamment Dieu et Nostre Dame
de Sales pour moy, à ce que leur plaisir soit
m’envoyer la fievre
quarte, car j’ay une maladie dont les physiciens disent que je ne
puis estre guery sans l’avoir
[…]
».
1 000 / 1 500 €
455.
LOUIS XI.
Lettre signée à Pierre Cadoüet (Bourges vers
1410/1492), confesseur du roi et archevêque de Bourges.
1 p. in-8 oblong. Adresse au dos. Plessis-du-Parc-lès-Tours,
14 janvier [1483].
L’une des dernières lettres du roi
, décédé quelques mois plus
tard. «
Vous savez que tousjours j’ay très singulière et présente
dévotion à Nostre dame de Salles ». Il demande ses prières
« pour moy et ma santé
».
JOINT : 3 documents avec mentions anciennes sur ces lettres.
600 / 800 €
456.
LOUIS XI.
Pièce signée à Pierre Cadoüet (Bourges vers
1410/1492), confesseur du roi et archevêque de Bourges. 1 p.
in-4. Amboise, 21 septembre [1482]. 1 p. in-4.
Précieux document, destiné à informer les seigneurs du royaume
des instructions qu’il donna au dauphin Charles (futur Charles
VIII) pour le succéder. Après avoir effectué son dernier grand
pèlerinage, le roi se reposa à Cléry-Saint-André et ses environs
pendant 14 semaines. En fait, il y édifia son tombeau. Avant de
rentrer au château du Plessis-du-Parc-lès-Tours, Louis XI arriva en
septembre au Château d’Amboise, afin de délivrer son testament
politique. Les entretiens s’y prirent le 21 et durèrent quatre jours.
Le roi donna pareillement au dauphin Charles ses instructions sur
l’administration du royaume. «
En retournant de notre voyaige de
Monsr Saint-Claude où sommes allez en grant dévotion et depuis à Nostre dame de Cléry à laquelle avons de tout temps très singulièrement
confiance en passant par notre ville et chastel d’Amboise,
nous avons voulu veoir nostre très cher et très aimé filz le Daulphin de Viennoys qui
après nous quant ce sera le bon plaisir de Dieu nostre créateur succesera à ladicte couronne et luy avons dit et remonstré plusieurs grandes
et belles choses pour l’instruction enseignement et édiffication de luy gouvernement et entertenement dud. Royaume
[…]
».
1 500 / 2 000 €
457.
LOUIS XIV
(1638/1715). Lettre signée (possiblement autographe, sans garantie), contresignée par Charles Colbert de Croissy (1625/1696),
adressée au duc de Chaulnes, ambassadeur extraordinaire auprès du pape. 4 pp. ½ in-folio. Versailles, juillet 1690. Adresse au dos.
Précieuse lettre en grande partie codée, dans laquelle Louis XIV donne ses instructions à son émissaire auprès du pape Alexandre VIII,
au sujet des tensions religieuses
. «
Il faut qu’on n’ait pas esté curieux jusqu’à présent à la Cour où vous estes de lire toutes les impertinences que
quelques François des plus emportés contre notre Religion se donnent la liberté de faire imprimer dans leurs gazettes qu’ils appellent lardons,
pour s’estonner de ce que contient celuy que vous m’avez envoyé qui est du mesme style que tous les autres et qui doit faire voir au Pape que les
ennemis de la Religion Catholique croyent qu’ils ne leur manque plus rien pour la détruire que de mettre la division entre le pape et moy […]
».
1 500 / 1 800 €
458.
LOUIS XIV.
Parchemin signé « Louis » (secrétaire), contresigné par de Loménie, scellé par un grand sceau en cire (très usé). 60
x 27 cm. Paris, septembre 1660. Défauts (trou au centre).
Déclaration en confirmation d’arrêt en faveur de Henry et Augustin Dupuy « consuls pour la nation française à Smirne ».
200 / 300 €
459.
MADAGASCAR (CAMPAGNE DE).
5 lettres d’un officier. Mahatinsjo et Tamatave, 1896-1897. 29 pp. in-8.
Intéressant témoignage de la vie d’un sous-officier durant la campagne de Madagascar :
récit pittoresque de funérailles malgaches, la vie
difficile au milieu d’un climat très rude, le peu d’entrain des indigènes des compagnies malgaches, évoquant Gallieni «
qui a fait couper la tête
à quelques gros bonnets Hovas
», sa maladie qui l’a conduit à l’hôpital où il faillit mourir à cause de la « fièvre de Madagascar » : «
vous ne
sauriez croire la quantité de malades qu’il y avait à l’hôpital, tant d’officiers, sous-officiers, soldats et civils, cela était dû à ces grandes pluies
qui ont tout inondé et le soleil est arrivé par dessus et a flanqué tout le monde là-bas. A ma compagnie, nous étions 5 sous-officiers à l’hôpital, le
capitaine, le lieutenant n’y étaient pas, mais ne valaient pas beaucoup plus. Je n’aurais jamais cru que Madagascar fut aussi malsain […]. Nous
ne sommes au courant d’aucunes nouvelles de ce qui se passe à l’intérieur, nous n’entendons parler de rien […].
Nous vivons au milieu des
cochons, des bœufs, des vaches, des chiens qui nous servent pour aller à la chasse et de cette bande de soldats et femmes Malgaches qui
sont absolument des sauvages et animés d’aucun courage, ni bonnes volontés
; du reste, à vrai dire, nous faisons de tout excepté du service
militaire. Il a été question voilà 2 jours de former une colonne qui se dirigerait du côté d’un poste qui a été incendié, on n’a encore aucune
nouvelle précise, je ne serais pas fâché d’en faire partie et croyez bien que je ferai tout ce que je pourrai pour y aller […]. Je me suis installé une
petite étagère à côté de mon lit. J’ai mis toutes vos photographies ; matin et soir et même pendant la journée, je viens vous rendre visite et vous
regarde tous avec plaisir […]
». Dans une dernière lettre, émouvante, écrite de l’hôpital, il dit à quel point il est malade, la fièvre ne le quitte plus.
«
Jamais de ma vie, je n’ai été aussi malade
», et terminant sa lettre ainsi : «
Je me sens fatigué, je vais me coucher
».
JOINTES : 10 lettres au même, écrites durant la campagne d’Algérie 1885-1886 + 10 autres lettres de la même provenance, et un feuillet
manuscrit répertoriant les trajets de Marseille à Diego-Suarez (allers et retours), écrite de sa main, pour l’envoi du courrier.
300 / 400 €
456




