20
27
Boris KOCHNO
(1904-1990).
9 L.A.S., 1979-1987, à Edmonde
Charles-Roux
; 7 pages in-4 et 3
pages in-8, une enveloppe.
Correspondance amicale, dans le souvenir de Christian
Bérard
.
Dimanche
. Il la remercie de tout cœur pour son « très beau
texte sur notre grand Bébé » qu’il vient de lire…
Jeudi
. « Ton ballet
est une belle romance sans paroles »…
Vendredi
, remerciant pour
l’envoi d’un journal marseillais, regrettant que le nom du librettiste
des
Forains
n’y soit pas mentionné…
7 juin 1983
. Il la remercie
« de l’invitation à l’inauguration de la plaque commémorative sur
la maison de Poulenc »…
Octobre 1983
. Il espère qu’elle viendra à
l’exposition de peintures de
Bérard
à la Galerie Loeb, où figurent
quelques toiles de l’exposition organisée à Marseille : « Il me semble
que ces tableaux, avec le temps, deviennent de plus en plus beaux, et
je voudrais beaucoup que tu puisses les revoir »… Etc.
On joint
un
carton d’invitation pour son livre
Christian Bérard par Boris Kochno
,
avec 5 lignes a.s.
150 / 200
€
28
Milan KUNDERA
(né 1929).
L.A.S. et L.S., [1981] et 15 juillet 2003, à Edmonde
Charles-Roux
;
2 pages et demie in-4, une enveloppe.
[1981]
. Il la félicite pour son émission, qu’il a écouté avec un plaisir
extraordinaire, très ému d’apprendre des choses sur elle et d’entendre
la musique qu’il aime : « Je vous suis spécialement reconnaissant de ce
que vous avez dit sur
Martinu
[…]. Quel dommage qu’on a presque
oublié ce compositeur dont la musique est d’ailleurs un mariage
spirituel tchéco-français tout à fait unique. Je me sens très bien comme
citoyen français, seulement mon angoisse de faire trop de fautes de
français s’est considérablement agravée »…
15 juillet 2003
, lettre
recommandée la suppliant de ne pas lui accorder le Prix Goncourt
pour son dernier roman
L’Ignorance
: « je refuse les prix littéraires,
systématiquement et partout (il y a peu en Espagne et en Italie) ». Il
est profondément touché par l’attention accordée à son livre : « je ne
suis pas blasé ; la sympathie amicale des écrivains français m’est très
chère, plus chère que vous n’imaginez. Cela ne peut pourtant rien
changer à mon aversion pour les prix, ni à mon caractère : je me sens
terriblement mal sous la “lumière des projecteurs”, et le Prix Goncourt
(surtout l’année de son centenaire !) ne m’apporterait, tel que je suis,
aucun plaisir ; il me rendrait franchement malheureux ». Il la prie de
le comprendre et de le protéger...
700 / 800
€
29
Henri-Dominique LACORDAIRE
(1802-1861).
2 L.A.S., 1848-1854 ; 1 page in-4 chaque, adresses (portrait joint).
Paris 18 mars 1848
, à Victor
Injod
, propriétaire, au château de
Soultzmatt (Haut-Rhin). Il est déjà candidat à l’Assemblée nationale,
à Paris, « mais le succès ne paraissant aucunement probable, si le Haut-
Rhin veut me porter, j’y consens de grand cœur. [...] mon intention est
de m’abstenir de toute démarche personnelle [...] Étranger jusqu’ici à
la vie politique, je n’y veux entrer que par devoir, pour obéir à la voix
d’une portion notable de mes concitoyens, et non par un vain désir
de paraître sur le théâtre des grands événemens qui nous entourent »...
Toulouse
11 mars 1854
, à MM. Sagnier et Bray, libraires à Paris, sur
la mise au point de la publication de ses conférences à Toulouse,
faisant suite à celles de Notre-Dame de Paris...
On joint
une note
autographe pour la distribution d’ouvrages ; et faire-part pour une
messe commémorative.
150 / 200
€
27
28
29




