Previous Page  108 / 140 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 108 / 140 Next Page
Page Background

106

275 PLATON. Le Premier, second et dixième livre de justice, ou De la république. Quatre Philippiques de Démosthène.

Sermon de Théodorite.

Paris, Sébastien Nivelle, 1555.

In-4, veau retourné, double encadrement de trois filets à

froid, fleuron aux angles, dos à trois nerfs soulignés de filets à froid (

Reliure pastiche moderne

).

1 000/1 500 €

Édition originale de la première traduction française de ces trois livres de Platon.

Elle a été donnée par Loys Le Roy (1510-1577), dit Regius, professeur de langue grecque au Collège royal et l'un des

meilleurs hellénistes de son temps. Ce dernier y a adjoint deux textes dont la thématique est proche : les

Philippiques

de Démosthène et une œuvre de Théodorite, évêque de Cyr en Syrie au V

e

siècle.

Exemplaire lavé. Restauration angulaire aux 4 derniers feuillets.

276 POMPONAZZI (Pietro). Tractatus De immortalitate animae. S.l.

, 1534

[XVIIe siècle]

.

In-12, veau brun, dos orné

(

Reliure du XVII

e

siècle

).

500/800 €

R

ARE

ÉDITION

CLANDESTINE

du célèbre traité de Pietro Pomponazzi (1462-1525) (Pierre Pomponace en français),

philosophe matérialiste qui enseigna à Padoue, Ferrare et Bologne.

Celle-ci, probablement imprimée au XVII

e

siècle sous une fausse date, est décrite au catalogue

Libertins érudits

de la

librairie Paul Jammes sous le n°329 :

la typographie est très probablement française, parisienne même, et l'on peut

imaginer qu'elle sort de presses que Naudé n'ignorait pas

.

Dans son ouvrage, initialement paru en 1516, l'auteur compare les deux théories qui s'opposent sur le sujet brûlant de

la mortalité ou non de l'âme humaine. En se rangeant du côté d'Aristote, il provoqua les foudres de l'Église qui condamna

son livre, le brûla en place publique par les inquisiteurs à Venise et le proscrit du Concile de Trente (cf. Peignot,

Dictionnaire des principaux livres condamnés au feu

, t. II, pp. 49-50).

Reliure restaurée (coiffes, coins et mors).

277 PORPHYRIUS (Publius Optatianus Porphyrius). Panegyricus dictus Constantino Augusto. Ex codice manuscripto

Paulli Velseri.

Augsbourg, Ad insigne pinus

[Mark Welser]

, 1595.

In-4, demi-veau brun avec petits coins de vélin

(

Reliure moderne dans le goût ancien

).

2 000/3 000 €

Première édition séparée.

B

EAU

LIVRE DE

POÈMES

FIGURÉS

.

Ce panégyrique en vers à la gloire du fondateur de Constantinople fut rédigé dans la première moitié du IVe siècle par

Porphyrius et publié d'abord en 1590 dans les

Epigrammata

de Pierre Pithou (cf. Brunet, t. IV, col. 824). Les poèmes

qui composent cet éloge sont ici imprimés pour la première fois sous cette mise en page typographique d'une grande

originalité.

Les poèmes de Porphyrius se situent à la charnière des

technopaegnia

grecs et les

carmina figurata

médiévaux. Aux

côtés de calligrammes classiques (un autel par exemple), on trouve plusieurs poèmes-grilles (

carmina cancellata

) où

des « linéaments » imprimés en rouge dessinent des compositions géométriques abstraites et complexes le plus souvent

en relation avec l'art de la mosaïque. La plus remarquable d'entre elles est une galère dont le mât est constitué du

monogramme du Christ (cf. Antoine Coron, «Avant Apollinaire, vingt siècles de poèmes figurés » in

Poésure et Peintrie,

d'un art, l'autre

, 1993, pp. 25-46).

278 PRIMALÉON. L'Histoire de Primaléon de Grèce. Premier livre.

Lyon, Pierre Rigaud, 1618

. — Le Second livre de

Primaléon.

Lyon, Pierre Rigaud, 1612

. — Le Troisième livre de Primaléon.

Lyon, Benoît Rigaud, 1587

. — Le

Quatriesme livre de Primaléon.

Lyon, Héritiers de Benoît Rigaud, 1597

. Ensemble 4 volumes in-16, maroquin

rouge, dos orné, pièces fauve et verte, tranches dorées sur marbrure (

Reliure du début du XVIII

e

siècle

).

1 500/2 000 €

Célèbre roman de chevalerie espagnol, dont la première traduction française, établie par François de Vernasse, fut publiée

en quatre parties entre 1550 et 1583.

P

RÉCIEUX

EXEMPLAIRE CONSTITUÉ AINSI

PAR UN AMATEUR DU DÉBUT DU

XVIII

e

SIÈCLE

.

Charnières frottées.