251 LELLERON (Bernard). Recueuil [sic] des Vers qui ont esté composez pour le Prix mandé du noble Jeu du Jardin
de l'Arquebuze, qui se doit tirer à Provins, le 25 jour d'Aoust.
Provins, Nicolas Menissel, 1686.
In-8, bradel
cartonnage, pièce de titre verte au dos (
Reliure moderne
).
1 500/2 000 €
É
DITION ORIGINALE
,
D
'
UNE GRANDE
RARETÉ
.
Recueil de vers de Bernard Lelleron (ou Lélleron), poète de Provins qui fut avocat au Parlement de Paris, composés à
l'occasion du grand jeu de l'arquebuse qui se tint à Provins en 1686.
La fête des arquebusiers, en usage de la Renaissance jusqu'à la Révolution, réunissait chaque année différentes
compagnies d'arquebusiers de France. Elle donnait lieu à une messe solennelle, des réjouissances et des jeux militaires
dont le tir de l'oiseau était le plus remarquable. Ce dernier consistait à tirer sur un oiseau de bois ou de fer blanc, appelé
aussi
papegaud
ou
papegeai
, placé sur une perche de plus de cinquante pieds de haut. Le chevalier qui réussissait à
l'abattre était proclamé roi de la compagnie et se voyait récompensé de cadeaux et de privilèges pour une année
(cf. Boquet-Liancourt, « Souvenirs de l'arquebuse de Provins » in
Bulletin de la Société d'archéologie, sciences, lettres
et arts de Seine-et-Marne
, vol. 9, 1884, pp 297-305).
À Provins, dont la compagnie fut l'une des plus anciennes de France, ce tir de l'oiseau se déroulait le 25 août,
contrairement à d'autres villes où celui-ci avait lieu à la Pentecôte.
Les poésies que contient l'ouvrage sont des compliments, adressés au roi Louis XIV, aux autorités locales et surtout aux
différentes compagnies d'arquebusiers de France concourantes en 1686 : parmi les plus notables d'entre elles, citons
celles de Reims, Meaux, Soissons, Senlis, Paris, etc.
S
EUL EXEMPLAIRE CONNU
,
SEMBLE
-
T
-
IL
,
DE CET OUVRAGE
. Nos recherches dans les grands catalogues informatisés (CCFr,
Worldcat et KVK) n'ont donné lieu à aucun résultat.
Quelques taches.
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